16 juillet 2015 / 04:07 / dans 2 ans

RPT LEAD 2-Wall Street finit hésitante après les propos de Yellen

* Perte de 0,02% pour le Dow, de 0,07% pour le S&P, de 0,12% pour le Nasdaq

* Le marché pris entre macroéconomie et géopolitique

* Déprime des énergétiques; les banques ont le vent en poupe (Répétition sans changement d‘une dépêche transmise mercredi soir)

par Tanya Agrawal et Chuck Mikolajczak

NEW YORK, 16 juillet (Reuters) - Wall Street a terminé quasiment étale la séance de mercredi, les investisseurs prenant le temps de considérer les dernières déclarations de la présidente de la Réserve fédérale.

D‘un point de vue sectoriel, le recul des valeurs de l‘énergie a compensé les gains des valeurs financières dans les dernières transactions.

Wall Street était également en attente du vote du Parlement grec sur l‘accord conclu lundi entre la Grèce et ses créanciers et le Premier ministre grec Alexis Tsipras peine à convaincre les députés d‘approuver le texte.

“Nous en sommes à un point où on commence à se sentir las”, a dit Keith Bliss (Cuttone & Co). “Nous sommes épuisés par toutes ces histoires, par la Grèce, par le fait d‘observer la Chine si attentivement, par les discussions sur le nucléaire iranien”.

Les évolutions macroéconomiques et géopolitiques ont eu pour effet sinon de stimuler les Treasuries, qui jouissent pour l‘heure de leur statut de valeur refuge.

S‘exprimant devant une commission parlementaire, Janet Yellen a dit que la Fed restait disposée à relever les taux cette année, pour autant que le marché de l‘emploi s‘améliore de façon régulière et que les perturbations à l‘étranger n‘affectent pas gravement l‘économie américaine.

Ces propos renforcent l‘hypothèse d‘une hausse des taux peut-être dès septembre, ce qui a soutenu le dollar ce mercredi. Le billet vert a aussi bénéficié d‘un deuxième mois de hausse des prix à la production aux USA.

Le président de la Fed de San Francisco John Williams a de fait déclaré que l‘hypothèse d‘une hausse des taux en septembre par l‘institut d‘émission était “plausible” et qu‘une deuxième devrait suivre avant la fin de l‘année.

Par ailleurs, le Livre Beige de la Fed constate que l‘activité économique a continué sa croissance aux Etats-Unis de la mi-mai à fin juin, des prix énergétiques en baisse stimulant les dépenses des ménages mais continuant en revanche de peser sur l‘activité manufacturière.

“Une hausse des taux sera de bon aloi pour les actions américaines car il faut à présent à l‘économie quelque chose d‘autre que des taux adaptés à une situation de crise”, a dit Terry Sandven (U.S. Bank Wealth Management).

“Le rythme de remontée des taux d‘intérêt est plus important que son calendrier dans la mesure où les investisseurs restent attentistes, avec un léger biais baissier”.

Autre point d‘intérêt pour le marché: la “saison” des résultats qui est proprement lancée. Les sociétés américaines ont peut-être subi au deuxième trimestre leur plus forte baisse du chiffre d‘affaires en près de six ans, tandis que leur bénéfice aurait diminué de 2,9%, selon des estimations de Thomson Reuters.

“Ce qui est plus important que les résultats du deuxième trimestre, ce sont les prévisions qui seront données pour le second semestre, surtout pour industrielles et les biens de premières nécessité”, a observé Jeremy Zirin (UBS Wealth Management).

Incertitude économique chinoise et dollar fort seront aussi surveillés de près au regard des résultats des sociétés.

L‘indice Dow Jones a perdu 3,41 points (0,02%) à 18.050,17 points. Le Standard & Poor’s 500 a cédé 1,55 point (0,07%) à 2.107,40 points. Le Nasdaq Composite a laissé 5,95 points (0,12%) à 5.098,94.

Aux valeurs, Bank of America a gagné 3,2%, stimulant l‘indice S&P des financières qui a pris 0,74%, alors que celui des énergétiques a cédé 1,62%, plus grosse perte sectorielle de la séance, conséquence en particulier de l‘accord intervenu sur le dossier du nucléaire iranien.

BofA a publié mercredi son bénéfice trimestriel le plus élevé en près de quatre ans, grâce à une amélioration de son activité de prêts immobiliers et à une nouvelle baisse de ses coûts, qui sont tombés à leurs plus bas niveaux depuis la crise financière.

La biotech Celgene a bondi de 7%, en réaction au rachat de Receptos, susceptible de lui apporter une nouvelle thérapie de la sclérose en plaques. Receptos a pris 11%.

Delta Air Lines a gagné 0,76% même si la compagnie aérienne, malgré un bond de son bénéfice trimestriel, est pessimiste pour sa performance commerciale du troisième trimestre en raison de la fermeté du dollar.

Intel et Netflix ont publié leurs trimestriels juste après la clôture. En après-Bourse, Intel gagnait 5,2% et Netflix 10,4%, ce qui laisse présager une bonne séance pour le Nasdaq jeudi.

On compte 1.841 baisses contre 1.223 hausses sur le Nyse et 1.826 baisses pour 998 hausses sur le Nasdaq. Le volume a été de 6,09 milliards de titres, inférieur à la moyenne de 6,66 milliards depuis le début du mois, selon BATS Global Markets. (Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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