15 avril 2015 / 20:39 / dans 3 ans

LEAD 2-Wall Street en hausse avec le pétrole et les résultats

* Le Dow gagne 0,42%, le S&P-500 0,51% et le Nasdaq 0,68%

* Les cours du pétrole en forte hausse

* Les investisseurs soulagés par les résultats d‘entreprise (Actualisé avec changes, Treasuries, précisions)

par Noel Randewich

NEW YORK, 15 avril (Reuters) - La Bourse de New York a terminé en hausse mercredi à la faveur de la progression des valeurs de l‘énergie, portées par le bond des cours du pétrole, et de résultats d‘entreprises moins mauvais que prévu.

L‘indice de l‘énergie a affiché la meilleure performance sectorielle avec un gain de 2,3%.

L‘entreprise parapétrolière Transocean a enregistré la plus forte hausse du S&P-500 (+10,14%).

Les cours du pétrole ont bondi après l‘annonce d‘un accroissement moins fort que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis. Le baril de brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a pris près de 6%, à 56,39 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord est repassé au-dessus des 60 dollars.

L‘indice Dow Jones des 30 grandes valeurs a gagné 75,91 points ou 0,42% à 18.112,61 tandis que le Standard & Poor‘s, plus large, a pris 10,79 points, soit 0,51%, à 2.106,63.

Le Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, a avancé de 33,73 points (+0,68%) à 5.011,02. Il s‘est ainsi rapproché de son record de clôture, 5.048,62 points, touché en 2000 en pleine bulle internet.

Au-delà du secteur de l‘énergie, le titre Intel a été l‘un des principaux moteurs de la hausse du S&P-500, avec un gain de 4,25% à 32,83 dollars. Lors de l‘annonce de ses résultats mardi après la clôture, le géant américain des semi-conducteurs a dit tabler sur un chiffre d‘affaires stable cette année, ce qui a partiellement rassuré les investisseurs craignant encore de mauvaises nouvelles.

De même, la compagnie aérienne Delta Air Lines a publié mercredi un bénéfice au premier trimestre supérieur aux attentes des analystes et son action a gagné 2,6% à 44,20 dollars.

“Les résultats positifs d‘Intel et d‘autres sociétés ont permis aux marchés de pousser un ouf de soulagement étant donné que cela n‘a pas été la catastrophe totale”, souligne Jeff Clark, analyste chez Stansberry Research à Baltimore.

BANK OF AMERICA SANCTIONNÉE

Alors que la saison des résultats débute à peine, les analystes craignaient que les bilans des grandes entreprises américaines souffrent de la vigueur du dollar, celles du secteur de l‘énergie devant en outre subir les conséquences de l‘effondrement des cours du pétrole depuis juin. Les bénéfices au premier trimestre des entreprises du S&P-500 sont ainsi attendus en recul de 2,6% sur un an, selon les données Thomson Reuters.

Mais sur les 36 sociétés du S&P-500 ayant déjà publié leurs résultats trimestriels avant la clôture de mercredi, 81% ont surpassé les attentes de Wall Street, soit davantage que les 63% enregistrés sur un trimestre classique.

Cela a été le cas de Bank of America, qui a publié mercredi un résultat net trimestriel bénéficiaire, mais ses efforts de réduction des coûts ont été jugés insuffisants par certains investisseurs et le titre a été sanctionné avec un recul de 1,14% à 15,64 dollars.

Les banques JPMorgan Chase et Wells Fargo avaient elles aussi annoncé de meilleurs résultats que prévu mardi et, à la veille de la publication de leurs propres chiffres trimestriels, Goldman Sachs et Citigroup ont vu leurs titres gagner respectivement 1,71% et 0,91%.

Le titre Goldman Sachs a ainsi terminé à un plus haut depuis mai 2008, dans des volumes nourris.

Le géant d‘internet Google a pris 0,23%, moins que le Nasdaq sur lequel il est coté, après avoir été formellement accusé par l‘Union européenne d‘infraction aux règles de la concurrence.

Fournisseur de télévision et de vidéos à la demande sur internet, Netflix, qui a fini à 475,46 dollars, progressait fortement dans les transactions après la clôture après avoir fait état d‘une hausse plus forte que prévu du nombre de ses abonnés en raison de sa stratégie de développement international.

Le dollar a reculé face à un panier de devises de référence après la publication d‘indicateurs accueillis avec déception, dont l‘annonce d‘une contraction, la plus forte depuis plus de deux ans et demi, de la production industrielle en mars aux Etats-Unis.

Il est en revanche resté globalement stable face à l‘euro, à 1,0682 dollar, après les propos de Mario Draghi affirmant que la Banque centrale européenne (BCE) n‘avait pas l‘intention de réduire ou d‘abréger son plan d‘achats massifs de titres sur les marchés.

Le rendement à 10 ans des obligations d‘Etat américaines était à 1,88%. (Bertrand Boucey pour le service français)

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