8 avril 2015 / 08:23 / il y a 3 ans

LEAD 2-La Grèce ne sollicite aucune aide auprès de la Russie

(Actualisé après la conférence de presse commune)

MOSCOU, 8 avril (Reuters) - Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, en visite mercredi à Moscou, n‘a pas réclamé d‘aide à la Russie pour faire face aux difficultés financières de son pays, a déclaré Vladimir Poutine.

Le président russe a toutefois précisé lors d‘une conférence de presse que la Russie pourrait allouer des crédits à des projets communs aux deux pays. Athènes rembourserait ces prêts sur les bénéfices issus de ces projets, a-t-il ajouté.

Alexis Tsipras a indiqué pour sa part que la Grèce n‘entendait pas aller de pays en pays pour leur demander de régler un problème européen qui, a-t-il souligné, nécessite une solution européenne.

“La Grèce n‘est pas une mendiante qui va de pays en pays pour leur demander de régler ses problèmes économiques et une crise économique qui ne concerne pas seulement la Grèce mais qui est une crise européenne”, a-t-il dit.

“La Grèce est un pays souverain qui a le droit inaliénable de mener une politique étrangère multidimensionnelle et de chercher à jouer un rôle géopolitique”, a ajouté le chef du gouvernement grec.

“La partie grecque ne nous a demandé aucune aide”, a expliqué de son côté Vladimir Poutine. “Nous avons parlé de coopération dans plusieurs secteurs de l‘économie, notamment de la possibilité de mener ensemble de grands projets énergétiques.”

“Dans le cadre de ces projets, il pourrait se trouver que nous accordions non seulement des crédits aux programmes concernés, et dont nous avons parlé aujourd‘hui, mais que nous décidions aussi de débloquer d‘autres crédits dans un contexte élargi”, a poursuivi le président russe.

Il a évoqué le projet de gazoduc Turkish Stream, qui doit transporter du gaz naturel russe vers l‘Europe, ajoutant toutefois que toute décision sur une participation grecque dépendrait d‘Athènes.

Vladimir Poutine a également déclaré que la Russie pourrait être intéressée par des opérations de privatisation en Grèce si le gouvernement Tsipras décidait d‘en mener.

Il a par ailleurs jugé que Moscou ne pouvait exempter la Grèce de l‘embargo sur certains produits alimentaires décrété par Moscou au niveau européen en représailles aux sanctions décidées l‘an dernier par l‘UE à cause de la crise ukrainienne.

Le ministre russe de l‘Agriculture avait indiqué mardi que la Russie pourrait envisager une levée de son embargo sur les importations de denrées alimentaires occidentales pour la Grèce, la Hongrie et Chypre.

“Nous voulons travailler avec l‘Europe dans son ensemble, sans chercher à profiter des problèmes internes à l‘Union européenne”, a insisté le président russe lors de la conférence de presse. (Denis Pinchuk, Alexander Winning, Vladimir Soldatkin et Renee Maltezou; Pierre Sérisier, Henri-Pierre André et Guy Kerivel pour le service français)

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