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Sociétés

Les marchés surréagissent au débat sur le QE3-Plosser (Fed)

BOSTON, 7 juin (Reuters) - Les investisseurs ont réagi avec exagération ces dernières semaines à la possibilité d’une modération du programme de rachats d’actifs de la Réserve fédérale, a estimé jeudi Charles Plosser, président de la Fed de Philadelphie.

Les marchés actions et obligataires sont en proie à une forte volatilité depuis le 22 mai, quand le président de la Fed Ben Bernanke a déclaré que le programme d’assouplissement quantitatif (QE3) pourrait être revu à la baisse lors d’une des prochaines réunions monétaires de la Fed si l’amélioration des conditions économiques se confirme.

Prié de dire si les marchés avaient surréagi, Charles Plosser - détracteur de longue date du QE3 - a répondu : “Peut-être que oui.”

“Comme on ne sait pas quel sera le résultat, les marchés semblent prendre cela très au sérieux à un degré qui selon moi constitue probablement une erreur.”

Depuis le début mai, le rendement des emprunts américains à 10 ans a augmenté de 0,38 point de pourcentage sur fond de spéculations sur l’arrêt prochain du programme lancé en septembre 2012.

“Il faut prendre garde à ne pas nous laisser influencer par l’opinion des marchés sur ce que le résultat entraînera pour eux”, a souligné Charles Plosser. “Il ne faut pas penser qu’on ne doit pas le faire parce que les marchés réagiraient mal.”

Le patron de la Fed de Philadelphie et les autres “faucons” de la banque centrale sont minoritaires à réclamer un freinage dès maintenant de la politique expansive. La plupart des économistes s’accordent à dire que la Fed ne réduira pas ses rachats d’obligations et de titres hypothécaires avant septembre au plus tôt.

Sans surprise, Charles Plosser s’est de nouveau prononcé pour une réorientation du QE3 dès la prochaine réunion des 18 et 19 juin, en affirmant que cette option est “sur la table” compte tenu du peu d’effet, selon lui, des rachats d’actifs sur l’économie réelle et le taux de chômage.

Le taux de chômage était de 7,5% en avril, contre 8,1% en septembre quand le QE3 a été lancé et un pic de 10% au plus fort de la crise en octobre 2009.

Le chiffre de mai, publié vendredi à 12h30 GMT, est prévu stable à 7,5%. (Aaron Pressman et Svea Herbst-Bayliss, Véronique Tison pour le service français)

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