January 10, 2013 / 3:17 PM / in 7 years

LEAD 2-La Syrie dénonce la "partialité flagrante" de Brahimi

(Avec précision du ministère §3, commentaire russe §10)

BEYROUTH, 10 janvier (Reuters) - La Syrie a dénoncé jeudi la “partialité flagrante” de l’émissaire international Lakhdar Brahimi au lendemain de propos du diplomate critiquant avec fermeté les propositions de sortie de crise du président Bachar al Assad.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères s’est déclaré “très surpris” par les commentaires de Brahimi qui démontrent qu’il “prend parti de manière flagrante pour ceux qui conspirent contre la Syrie et son peuple”.

Le ministère a toutefois ensuite assuré qu’il était toujours disposé à travailler avec l’émissaire.

L’envoyé spécial de l’Onu et de la Ligue arabe a dit mercredi ne pas voir Bachar al Assad faire partie d’un gouvernement de transition que recommande le plan de paix de Genève entériné par les grandes puissances l’an dernier.

“Il ne serait certainement pas membre de ce gouvernement”, a déclaré le diplomate algérien dans une brève interview accordée à Reuters au Caire. Il a également qualifié le discours prononcé dimanche par le président syrien d’”étroit” et de “rigide” et estimé que, pour les Syriens, “une famille au pouvoir pendant 40 ans, c’est un peu trop long”.(voir )

Le quotidien syrien pro-Assad Al Watan écrit jeudi que les propos de Brahimi ne font que révéler sa vraie nature, le qualifiant d’”instrument visant à appliquer la politique de certains pays occidentaux”.

Selon le journal, le diplomate algérien a retiré “le masque de l’impartialité qu’il avait toujours conservé depuis qu’il a remplacé Kofi Annan”, son prédécesseur, en août dernier.

Lakhdar Brahimi doit rencontrer vendredi à Genève les diplomates russe Mikhaïl Bogdanov et américain William Burns.

Cette nouvelle réunion des “trois B” sera consacrée aux moyens de faire appliquer la déclaration de Genève, qui prévoit la constitution d’un gouvernement de transition sans dire si Bachar al Assad doit quitter le pouvoir.

A l’approche de la réunion, Moscou a réitéré son point de vue selon lequel le départ de Bachar al Assad ne doit pas être une condition préalable aux négociations. “Seuls les Syriens eux-mêmes peuvent s’entendre sur un modèle ou sur le futur développement de leur pays”, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch.

Le conflit syrien a fait plus de 60.000 morts depuis mars 2011, selon les Nations unies. (Oliver Holmes; Hélène Duvigneau et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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