December 29, 2012 / 5:48 PM / 7 years ago

Mario Monti fait le jeu de la gauche, estime Silvio Berlusconi

par Catherine Hornby et Antonella Ciancio

MILAN, 29 décembre (Reuters) - Silvio Berlusconi a accusé samedi Mario Monti, son successeur à la tête du gouvernement italien qui briguera un nouveau mandat dans deux mois, de faire le jeu de la gauche.

Le président du Conseil sortant, qui a démissionné le 21 décembre après le vote du budget 2013, avait annoncé la veille son intention de prendre la tête d’une coalition centriste lors des législatives anticipées des 24 et 25 février.

Mario Monti a ainsi mis fin à plusieurs semaines de spéculations et s’est placé au centre d’une course à trois qui le mettra aux prises avec le Parti démocrate (PD, gauche), favori des sondages, et le Parti de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi.

“Cette coalition a été formée pour favoriser la gauche, d’ailleurs l’harmonie de leur programme avec celui de la gauche plaide en ce sens”, a déclaré ce dernier, s’adressant à la presse à la gare de Milan. Dans un entretien accordé à Vista TV, le chef de file du PDL avait auparavant qualifié Mario Monti de “roue de secours” du Parti démocrate.

Le riche homme d’affaires âgé de 76 ans, qui s’est rendu à Milan avec sa nouvelle compagne Fransceca Pascale, de près de 50 ans sa cadette, s’est dit convaincu que les électeurs ne tomberaient pas dans le “piège” destiné selon lui à voler des voix à la droite.

Pier Ferdinando Casini, chef de file de l’Union des démocrates chrétiens et du Centre (UDC) et allié de Mario Monti, a nié toute collusion avec la gauche.

“Notre initiative n’a pas vu le jour avec le soutien du PD. Elle n’a pas été créée avec une alliance prédéterminée (...) Jusqu’au jour du scrutin, l’important est de chercher à atteindre la majorité”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Les sondages promettent au Parti démocrate une majorité confortable à la Chambre des députés, mais le mouvement pourrait devoir s’entendre avec le centre au Sénat.

Son chef de file Pier Luigi Bersani, qui propose de poursuivre les réformes entreprises par Mario Monti en mettant l’accent sur la relance de l’emploi et de la croissance, l’a invité à clarifier ses intentions à l’égard de la gauche.

“Vont-ils se présenter comme une alternative, comme des rivaux ou seront-ils ouverts à une alliance ?”, s’est-il interrogé vendredi. (Jean-Philippe Lefief pour le service français)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below