December 20, 2012 / 11:09 AM / 6 years ago

LEAD 1-Poutine très ferme pour sa première conférence de presse

(Actualisé avec déclarations, économie, santé du chef de l’État)

MOSCOU, 20 décembre (Reuters) - Vladimir Poutine a déclaré jeudi que la loi américaine sanctionnant les Russes accusés de violations des droits de l’homme empoisonnait les relations entre Moscou et Washington.

Il a toutefois exprimé son appui à la proposition de loi interdisant l’adoption d’orphelins russes par des Américains adoptée mercredi par la Douma d’Etat. (voir )

Le président russe a adopté un ton dur lors de la première conférence de presse annuelle depuis son retour à la tête du Kremlin en mai pour un mandat de six ans, après quatre ans à porter le costume de Premier ministre.

Il a dit regretter la loi approuvée par le président Barack Obama la semaine dernière, dite loi Magnitsky, qui refuse aux Russes accusés de violations des droits de l’homme la délivrance de visa et gèle leurs actifs aux États-Unis.

“C’est très mauvais. Ceci, naturellement, empoisonne nos relations”, a-t-il dit.

Vladimir Poutine et Barack Obama ont dit vouloir relancer les relations entre Washington et Moscou, mais la question des droits de l’homme pourrait compromettre ces efforts.

En représailles à la loi Magnitsky, la Douma d’État a adopté mercredi une proposition de loi interdisant l’adoption d’orphelins russes par des Américains. “C’est une réponse émotionnelle (...) mais appropriée”, a déclaré Vladimir Poutine.

Tout en soutenant le projet de loi en cours d’adoption par le Parlement russe, il a montré le souci de limiter le contentieux avec Barack Obama, qui est attendu en Russie au début de l’année 2013.

Sur le plan économique, Vladimir Poutine a annoncé prévoir une croissance de 3,7% cette année, ce qu’il considère comme un “bon résultat” dans le contexte économique morose.

La récession en zone euro a agi comme un frein sur la croissance russe et la faiblesse des récoltes a frappé l’économie au second semestre, poussant l’inflation au-delà des 6%, a-t-il ajouté.

Mettant en avant un faible taux de chômage (5,3-5,4%), “l’un des meilleurs parmi les économies développées”, le président russe a toutefois exprimé des craintes concernant un ralentissement de la croissance de la production industrielle.

Vladimir Poutine a par ailleurs ignoré les questions sur son état de santé, faisant valoir que ce genre d’interrogations servait les intérêts de ses opposants.

Des questions ont émergé sur sa santé depuis qu’il a été vu en train de boiter lors du sommet Asie-Pacifique de septembre et la publication d’informations selon lesquelles il souffrirait de problèmes de dos. (Alexeï Anishchuk et Timothy Heritage, avec Thomas Grove, Gabriela Baczynska et Nastassia Astrasheuskaya,; Agathe Machecourt pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

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