November 14, 2012 / 3:28 PM / 7 years ago

Grèce-Dallara (IFI) pour des objectifs budgétaires assouplis

ATHENES, 14 novembre (Reuters) - Il faut assouplir le calendrier de l’ajustement budgétaire exigé de la Grèce pour permettre à celle-ci de sortir de la crise de la dette, a déclaré mercredi Charles Dallara, le directeur exécutif de l’Institut de la finance internationale (IFI), tout en jugeant difficile d’imposer une décote aux créanciers publics d’Athènes.

“L’Europe et la Grèce doivent se fixer un nouveau cap pour trouver un meilleur équilibre entre l’austérité et la croissance. La Grèce doit désormais d’urgence donner la priorité à la croissance. L’Europe doit faire la même chose”, a-t-il devant une assemblée de professionnels du secteur bancaire à Athènes.

L’IFI a joué un rôle pivot lors des négociations sur la restructuration de la dette publique grecque qui ont abouti en mars à un accord permettant d’effacer une partie des dettes aux créanciers privés.

Les banques, les compagnies d’assurance et les autres investisseurs qui détenaient quelque 206 milliards d’euros d’obligations émises par l’Etat hellénique ont consenti une décote de 53,5% sur la valeur faciale de leurs titres dans le cadre de cet accord PSI (private sector involvment).

Aujourd’hui, le Fonds monétaire international (FMI) presse l’Union européenne de conclure un accord comparable impliquant les créanciers publics d’Athènes, une solution que refusent plusieurs des pays concernés, Allemagne en tête.

Pour Charles Dallara, imposer une décote aux pays de la zone euro qui ont prêté des fonds à la Grèce n’est pas envisageable en ce moment.

“Une décote du secteur public sur le modèle du PSI serait politiquement dangereux en Europe. Ce n’est pas le moment”, a-t-il dit.

Il a plaidé pour une extension du calendrier de réduction du déficit grec.

“Il faut donner de l’air à cette économie. Tant que l’économie grecque n’aura pas renoué avec la croissance, ces doutes persisteront et alimenteront la contagion ailleurs en Europe”, a-t-il estimé. “Sans stabilisation et retour à la croissance, on ne pourra pas résoudre le problème de la soutenabilité de la dette.” (George Georgiopoulos, Marc Angrand pour le service français, édité par)

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