September 23, 2012 / 5:43 PM / 6 years ago

France-Cazeneuve évoque les objectifs de déficit structurel

PARIS, 23 septembre (Reuters) - Le ministre français chargé des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, a évoqué dimanche l’idée de s’attacher à des objectifs de déficit structurel plutôt que nominal, dans le cadre d’une décision au niveau européen.

Interrogées sur ce sujet, plusieurs sources françaises de haut niveau ont toujours répondu, sous condition d’anonymat, que la France n’était pas en position de lancer le débat sur cette idée, qui se traduirait par un assouplissement du rythme de redressement budgétaire.

L’objectif de déficit structurel permet de gommer l’impact de la croissance économique - nulle en France depuis trois trimestres consécutifs - sur les comptes publics. C’est cette notion qui est retenue dans le traité budgétaire européen qui sera présenté le 2 octobre à l’Assemblée nationale française.

“Si nous voulons avoir la possibilité d’utiliser la notion de déficit structurel dans le traité pour faire en sorte que cela permette d’avoir des politiques contracycliques, c’est-à-dire des politiques d’inspiration keynésienne, ça ne se décrète pas derrière les tribunes”, a dit Bernard Cazeneuve sur BFM-TV, sans explicitement faire référence à la France.

“Ça se construit autour de la table des Vingt-Sept et surtout ça se construit avec pragmatisme, avec responsabilité, parce que le premier pays qui - hors le cadre de la discussion à Vingt-Sept - explique qu’il veut, pour lui ou pour les autres, un dispositif desserré, où la cohérence d’ensemble n’est pas respectée, se voit immédiatement attaqué sur les marchés”, a-t-il ajouté.

“Nous ne ferons rien qui puisse donner le sentiment que ce que nous voulons pour la croissance est une manière, pour nous ou pour l’ensemble de l’Union européenne, de s’éloigner de l’obligation dans laquelle nous sommes collectivement de rétablir nos comptes”, a ajouté Bernard Cazeneuve.

Le gouvernement s’est engagé à réduire le déficit public (nominal) de la France de 4,5% du produit intérieur brut fin 2012 à 3% fin 2013, puis de revenir à l’équilibre des comptes fin 2017, pour la première fois depuis 1974, des objectifs qui risquent d’être mis à mal par le ralentissement économique dans la zone euro et en France. (Jean-Baptiste Vey, édité par Benoît Van Overstraeten)

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