February 17, 2012 / 4:48 PM / 8 years ago

LEAD 1-Iran-La société financière Swift prête à appliquer les sanctions

(Précisions, contexte)

BRUXELLES, 17 février (Reuters) - La société Swift, organisme de transactions financières transfrontalières, a annoncé vendredi qu’elle était prête à mettre en oeuvre les sanctions imposées contre les institutions financières iraniennes par les Etats-Unis.

Dans un communiqué, Swift, acronyme anglais de “société pour les télécommunications financières interbancaires mondiales”, ajoute qu’elle est prête à en faire de même lorsque les nouvelles sanctions décidées par l’Union européenne seront arrêtées.

Swift, coopérative contrôlée par certaines des plus grandes banques de la planète et dont le siège est près de Bruxelles, dit avoir informé ses partenaires de sa décision.

Dans un courriel, elle précise “se tenir prête à agir et à suspendre ses services aux institutions financières iraniennes sanctionnées dès qu’elle aura des précisions sur les mesures de l’UE actuellement en préparation”.

La société ajoute par ailleurs suivre de près le cheminement législatif d’un projet de loi adopté par une commission du Sénat américain en vue d’isoler les institutions financières iraniennes.

Swift, dont le rôle est essentiel dans les échanges financiers internationaux, traite en moyenne chaque jour 18 millions d’ordres de paiement entre des banques et d’autres institutions financières dans 210 pays.

Dix-neuf banques et 25 institutions financières en Iran ont échangé environ deux millions de messages en 2010. Parmi elles figurent des banques accusées de financer le programme nucléaire iranien ou le terrorisme - Mellat, Post, Saderat et Sepah.

Swift, fondée en 1973, n’a jamais exclu un pays de son réseau jusqu’ici.

Sous le coup des sanctions financières, l’Iran a commencé à proposer des paiements en or ou des accords de troc - pétrole contre nourriture - pour se procurer des denrées.

Les nouvelles sanctions imposées par les Etats-Unis et l’Union européenne pour punir la poursuite par l’Iran d’activités nucléaires qu’ils jugent suspectes n’interdisent pas la vente de produits alimentaires à l’Iran mais compliquent les transactions financières internationales qui l’accompagnent.

L’effondrement du rial, la monnaie iranienne, face au dollar en conséquence du renforcement des sanctions, a provoqué une flambée du prix de denrées comme le riz, le pain ou la viande qui a doublé ces derniers mois.

Les Occidentaux accusent Téhéran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, des soupçons renforcés par un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) en novembre. L’Iran affirme poursuivre uniquement un programme d’énergie nucléaire civile. (Philip Blenkinsop, Henri-Pierre André et Guy Kerivel pour le service français)

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