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Sociétés

REACTIONS à l'accord sur la Grèce

PARIS, 27 octobre (Reuters) - Principales réactions politiques françaises à l’accord sur la Grèce arraché dans la nuit de mercredi à jeudi à Bruxelles par les dirigeants de la zone euro.

JEAN-FRANCOIS COPÉ, secrétaire général de l’UMP, dans un communiqué:

“Cette nuit, la zone euro a fait un pas décisif vers le sauvetage de la Grèce, de la zone euro et de notre système financier. L’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en tête, ont su faire tous les efforts nécessaires pour apporter une réponse exhaustive, crédible et structurelle aux inquiétudes soulevées en Europe”.

“Aujourd’hui, la zone euro ressort grandie, avec des perspectives d’avenir claires, et les Européens sont rassurés. L’accord trouvé est à la hauteur des attentes des citoyens et des défis futurs de la zone euro”.

FRANCOIS HOLLANDE, candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle de 2012, dans un communiqué:

“Un accord, même au bout de la nuit, était nécessaire, de ce point de vue le pire a été évité”

“Sans indiquer formellement de sommes précises, les partenaires européens ont annoncé la mise en oeuvre d’un fonds de stabilisation renforcé afin de faire face aux difficultés que pourraient rencontrer à l’avenir tel ou tel Etat appartenant à la zone euro. Les modalités de cette intervention sont d’une imprécision regrettable. (...) Surtout l’annonce de la participation de grands Etats extérieurs à l’Europe, dans la mise en oeuvre de ce fonds, est profondément troublante”

“Au total ce Conseil européen ne vient pas mettre un terme à la crise financière, même s’il règle enfin le cas grec ; il n’offre pas à la zone euro la gouvernance économique indispensable, pour lui permettre de relever les défis qui pèsent sur elle en matière de croissance et de solidarité entre les pays qui la composent”

EVA JOLY, candidate écologiste à la présidentielle, dans un communiqué:

“Alors que l’Europe s’enfonce dans une crise durable, les dirigeants européens jouent l’avenir du peuple européen à qui perd gagne. On applique à l’Italie la même recette qu’à la Grèce, alors que nous savons que cela conduit à un échec. La stratégie suicidaire de l’austérité est une impasse qui amène inéluctablement à la récession. Les solutions évoquées par les dirigeants européens ne sont ni à la hauteur pour arrêter la spéculation sur la dette souveraine, ni à la hauteur pour relancer l’Europe.”

JEAN-LUC MÉLENCHON, candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle, dans un communiqué:

“En Europe, le gouvernement conservateur allemand fait la pluie et le beau temps. Ses recettes éculées et frileuses ne correspondent qu’à l’intérêt étroit d’une Allemagne vieillissante et rentière. Nicolas Sarkozy a été incapable de faire avancer la moindre idée ou solution nouvelle plus conforme à l’intérêt de la France et de l’Europe qui veut bouger !”

“Faute d’un contrôle strict des mouvements de capitaux et d’une refonte complète du secteur financier, les banques et les agences de notation vont continuer à harceler les Etats”

JEAN MICHEL BAYLET, président du Parti radical de gauche, dans un communiqué:

“La zone euro est sauvegardée, et la Grèce en reste membre, néanmoins les Européens n’ont toujours pas réglé la question de la gouvernance économique de l’Europe. Au final, les Européens ont traité l’urgence sans régler les problèmes de fond : gouvernance, croissance, rôle et mission de la BCE”.

NICOLAS DUPONT-AIGNAN, président de Debout la République, dans un communiqué:

“L’accord obtenu au forceps entre les dirigeants européens à Bruxelles constitue un véritable tremblement de terre démocratique. (...) Les chefs d’Etat des 17 pays membres de la zone euro semblent désormais prêts à tout pour sauver un système et une monnaie unique qui ne fonctionnent pas, plutôt que de se poser la question de changer ou de faire évoluer le système”.

“Nicolas Sarkozy capitule donc face aux intérêts allemands et va jusqu’à céder ce qu’il reste de fierté et de liberté à notre pays en faisant un pas de plus vers le fédéralisme”

CORINNE LEPAGE, présidente du mouvement Cap 21, dans un communiqué:

“Le déséquilibre franco-allemand est accru alors même que la méthode européenne a été totalement écartée au bénéfice d’une négociation d’Etats. Nicolas Sarkozy porte le poids d’un affaiblissement considérable de notre pays”

“Les causes profondes de la situation actuelle liées aux divergences de politiques économiques, budgétaires et fiscales restent les mêmes”

FRANCOIS BAROIN, ministre de l’Economie, sur RTL:

“L’accord de cette nuit est une réponse ambitieuse, globale et crédible”

Sur la recapitalisation des banques: “Nous serons très attentifs à un point, c’est que la réduction du bilan pour monter leur niveau de protection de fonds propres se fera d’abord et avant tout au détriment de la distribution des dividendes et des bonus”

“Il est probable que ce guichet public éventuellement ouvert dans le dispositif d’application de cet accord ne sera pas utilisé par les banques françaises”

MARINE LE PEN, présidente du Front national, sur i>Télé

“Non seulement nous sommes en faillite, mais on s’apprête à perdre notre souveraineté au bénéfice de pays émergents qui ne viennent pas nous prêter de l’argent par philanthropie, vous l’imaginez bien, et qui vont en réalité maîtriser aujourd’hui notre économie et nous interdire de mettre en place les protections nécessaires pour sauver notre industrie” Pour la synthèse sur l’accord européen, voir

Chine Labbé, édité par Patrick Vignal

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