23 février 2017 / 17:19 / il y a 9 mois

Safran défend son rachat de Zodiac, accuse TCI de dénigrement

PARIS, 23 février (Reuters) - Safran accuse le fonds spéculatif TCI de mener une “campagne publique de dénigrement” en menant la charge contre son projet de rachat de Zodiac Aerospace, dont le groupe défend le bien-fondé.

Le président du conseil d‘administration de Safran, Ross McInnes, a répondu jeudi dans une lettre au courrier que TCI lui avait envoyé le 14 février tout en le diffusant sur internet.

Le fonds britannique, qui s‘est illustré par sa récente fronde contre la direction du constructeur automobile allemand Volkswagen , juge notamment le prix d‘achat de Zodiac proposé à 29,50 euros par action trop élevé, estimant la juste valeur aux environs de 20 euros.

TCI demande aussi une assemblée générale extraordinaire de Safran avant le lancement de l‘OPA sur Zodiac, elle-même prélude à une deuxième phase, la fusion des deux groupes par échange d‘actions.

“La demande d‘un vote des actionnaires de Safran avant le lancement de l‘offre publique est infondée au plan juridique comme selon les principes de bonne gouvernance”, déclare Ross McInnes dans sa lettre à TCI.

Sollicitée sur le sujet, une porte-parole de l‘Autorité des marchés financiers (AMF) s‘est refusée à tout commentaire.

Ross McInnes rejette aussi les critiques de TCI qui doute des capacités de Safran à intégrer des acquisitions.

“En matière de gestion de portefeuille, nous n’avons de leçon à recevoir de personne”, a-t-il dit à Reuters, citant les plus-values, mentionnées par TCI, prévues à la suite des cessions des activités de sécurité et de détection de Safran.

Concernant le risque intrinsèque lié à l‘intégration de Zodiac, le directeur général de Safran Philippe Petitcolin s‘est montré convaincu de la capacité de Safran à redresser la marge opérationnelle courante de sa cible aux environs de 14%, son niveau avant la crise entraînée par des retards de livraisons.

“Même en excluant l‘influence positive du dollar, on devrait les ramener à une rentabilité au minimum égale à celle qu‘ils ont connue sous deux ans”, a-t-il précisé à Reuters. (Cyril Altmeyer et Tim Hepher, édité par Dominique Rodriguez)

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