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Sociétés

GESTION-Le rebond de la "value" soumis à plusieurs conditions-Mirabaud

PARIS, 12 novembre (Reuters) - La rotation sectorielle qui paraît s’amorcer sur les marchés d’actions au profit des titres décotés de qualité (“value”) et au détriment des valeurs de croissance ne pourra se poursuivre qu’à plusieurs conditions, dit-on chez Mirabaud.

La tendance de la “value” à surperformer sur le long terme est remise en cause depuis près de dix ans par les performances des titres de croissance, tirées par les géants américains de la technologie comme Apple, Alphabet et Amazon , rappelle John Plassard, spécialiste en investissement pour Mirabaud, dans une note publiée jeudi.

Une rotation au profit de la “value” s’est amorcée depuis l’annonce lundi par Pfizer de résultats très encourageants pour le candidat vaccin contre le COVID-19 qu’il développe avec l’allemand BionNTech.

Les valeurs technologiques ont reculé au profit de secteurs plus cycliques qui avaient été délaissés depuis le début de la crise sanitaire, comme les valeurs industrielles ou les banques.

“Cependant, ce type de rebond a vu le jour à plusieurs reprises ces derniers mois sans pour autant se confirmer”, écrit John Plassard.

La “value” a été frappée de plein fouet ces dernières années par la rotation sectorielle massive vers les entreprises de croissance, un mouvement soutenu par les politiques monétaires extrêmement accommodantes des grandes banques centrales, explique-t-il.

Mal à l’aise dans un environnement de taux bas, la “value” ne pourra poursuivre son rebond qu’à la condition que la confiance du consommateur continue de s’améliorer et que de nouveaux progrès vers l’introduction d’un vaccin contre le COVID-19 soient réalisés, écrit John Plassard.

La rotation sectorielle qui s’amorce a également besoin, pour se poursuivre, d’un accord entre démocrates et républicains à Washington sur un soutien budgétaire supplémentaire à l’économie américaine ainsi de la poursuite de la hausse des rendements des obligations d’Etat, ajoute-t-il.

“Enfin, enterrer aujourd’hui les valeurs technologiques serait une grave erreur que nous ne ferons pas”, écrit John Plassard. “C’est simplement l’attention des investisseurs qui s’en est détournée.” (Patrick Vignal, édité par Marc Angrand)

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