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Sociétés

Le gouvernement néerlandais rejette un plan de restructuration de KLM

AMSTERDAM, 30 octobre (Reuters) - Le gouvernement des Pays-Bas a rejeté vendredi un plan de restructuration présenté par la branche néerlandaise d’Air France-KLM, en raison d’un soutien jugé insuffisant des salariés à un gel des rémunérations en pleine pandémie de coronavirus.

Deux sources proches des négociations ont déclaré que la réponse du gouvernement avait été motivée par le refus des syndicats d’accepter un gel des salaires jusqu’en 2025.

Le ministère des Finances et KLM n’ont pas immédiatement répondu à une demande de commentaires. Selon le journal néerlandais De Telegraaf, premier à rapporter la nouvelle, les syndicats et la compagnie aérienne se sont réunis vendredi pour entamer des pourparlers d’urgence.

La société mère Air France-KLM a fait état le même jour d’une perte d’exploitation de 1,05 milliard d’euros au troisième trimestre, et anticipe une dégradation de la situation face à la résurgence de l’épidémie et les nouvelles restrictions de voyage qui en découlent en Europe, dont le reconfinement en France.

L’Etat néerlandais avait accordé à KLM un soutien de 3,4 milliards d’euros, sous forme de prêts et de garanties de prêts, mais le déblocage des fonds est conditionné à la mise en œuvre d’un plan de réduction des coûts présenté par KLM le 1er octobre.

Ce plan prévoit une réduction de 15% des coûts et de 20% des effectifs ainsi qu’une diminution de moitié de ses émissions de dioxyde de carbone d’ici 2030.

KLM a déclaré vendredi que compte tenu de la deuxième vague de coronavirus en Europe, elle devait maintenant envisager un “redimensionnement”, sans toutefois préciser s’il s’agirait d’une réduction de la flotte ou de suppressions d’emplois. (Version française Elena Smirnova, édité par Jean-Michel Bélot)

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