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Économie

Les doutes sur le vaccin anti-COVID devraient peser à Wall Street

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en ordre dispersé et les Bourses européennes se replient mardi à mi-séance dans un climat alourdi par les annonces décevantes de Johnson & Johnson sur son vaccin expérimental contre le COVID-19.

Les Bourses européennes se replient mardi à mi-séance. À Paris, le CAC 40 perd 0,28% vers 11h20 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,48% et à Londres, le FTSE abandonne 0,37%. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,1% pour le S&P-500, de 0,4% pour le Dow Jones et en hausse d’environ 1% pour le Nasdaq. À Paris, le CAC 40 perd 0,28% à 4.965,31 vers 11h20 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,48% et à Londres, le FTSE abandonne 0,37%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,09%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,15% et le Stoxx 600 perd 0,17%.

Le laboratoire Johnson & Johnson a annoncé lundi une “pause” des essais cliniques de son candidat vaccin contre le COVID-19 à cause d’une maladie non expliquée contractée par l’un des participants.

La mise en oeuvre d’un vaccin est considérée comme essentielle pour le rebond de l’économie alors que le nombre de nouveaux cas d’infection continue d’augmenter, contraignant plusieurs pays à réintroduire des mesures pour limiter la propagation du virus.

Par ailleurs, les informations sur l’avancement des projets américains de ventes d’armes à Taiwan a suscité des protestations de Pékin et l’absence de progrès dans les discussions entre Londres et Bruxelles sur le Brexit alimentent la prudence.

Du côté des indicateurs, l’indice ZEW du sentiment des investisseurs en Allemagne s’est dégradé bien plus que prévu en octobre, à 56,1 contre 77,4 en septembre.

Ces éléments conjugués l’emportent pour l’instant sur les espoirs de relance aux Etats-Unis et les bonnes nouvelles macroéconomiques en provenance de Chine, où les exportations ont progressé de 9,9% sur un an en septembre.

Les investisseurs attendent à 12h30 GMT la présentation des nouvelles prévisions du Fonds monétaire international (FMI).

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Une nouvelle saison de résultats trimestriels des entreprises américaines commence, les banques de Wall Street ouvrant traditionnellement le bal avec les publications ce mardi de Citigroup et JPMorgan Chaseavant Goldman Sachs et Wells Fargo mercredi.

Dans les échanges avant l’ouverture des marchés américains, Johnson & Johnson, qui publie ses résultats du troisième trimestre, est indiqué en repli de 1,5% à cause de l’interruption de son essai clinique sur un vaccin contre le COVID-19.

Le Nasdaq devrait être soutenu notamment par Apple, qui prend 2% en avant-Bourse, alors que la firme de Cupertino devrait présenter à partir de 17h00 GMT plusieurs modèles de son nouvel iPhone.

VALEURS EN EUROPE

Le repli des actions européennes touche plus particulièrement les secteurs cycliques des banques (-1,54%), de l’assurance (-1,13%) et celui du transport et du tourisme (-1,06%).

A Paris, la plus forte baisse du CAC 40 est pour Crédit agricole (-2,85%). Airbus recule de 2,71% à la suite d’un abaissement de recommandation de JPMorgan à “sous-performance”.

Unibail-Rodamco-Westfield (+3,70%) prend la tête du classement après l’annonce d’un accord sur la vente d’un immeuble de bureaux pour 620 millions d’euros dans le cadre d’un vaste plan pour renforcer son bilan.

TAUX

Les rendements obligataires de référence de la zone euro sont pratiquement stables, à -0,544% pour le Bund allemand à dix ans, tandis que les titres américains à dix ans recule de près de 1,5 point de base à 0,7571%.

Leurs équivalents italien et grec ont touché de nouveaux plus bas historiques après la confirmation de l’inflation négative en Allemagne en septembre, qui ne peut que renforcer les anticipations de nouvelles mesures de soutien de la Banque centrale européenne (BCE) d’ici la fin de l’année.

CHANGES

L’aversion pour le risque contribue à la hausse, modérée, du dollar, qui prend 0,14% face à un panier de devises internationales.

L’euro se déprécie pour la deuxième séance consécutive face au dollar et se traite autour de 1,1791 (-0,19%).

La livre sterling recule avec le regain d’inquiétude lié au Brexit et après les chiffres mensuels de l’emploi au Royaume-Uni, qui montrent une hausse du taux de chômage à 4,5%, plus haut que prévu.,

PÉTROLE

Les solides données sur la Chine font monter les cours du pétrole en dépit des inquiétudes concernant la baisse de la demande et la reprise de la production en Norvège, dans le golfe du Mexique et en Libye.

Le Brent gagne 1,58% à 42,38 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) s’octroie près de 2% à 40,17 dollars.

Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault

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