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Économie

Consolidation pour les actions après la sortie d'hôpital de Trump

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en légère baisse et les Bourses européennes hésitent à mi-séance mardi mais les actions restent proches de leurs plus hauts de deux semaines après la sortie de Donald Trump de l’hôpital et dans l’attente ‘un nouveau plan de soutien à l’économie américaine.

Wall Street est attendue en légère baisse et les Bourses européennes hésitent à mi-séance mardi. À Paris, le CAC 40 gagne 0,27% vers 11h00 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 0,09% alors qu'à Francfort, le Dax avance de 0,08%. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street proche de l’équilibre pour le Dow Jones et le Standard & Poor’s mais en repli de 0,3% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 gagne 0,27% à 4.884,84 points vers 11h00 GMT après avoir cédé jusqu’à 0,44%. A Londres, le FTSE 100 cède 0,09% alors qu’à Francfort, le Dax avance de 0,08%.

L’indice EuroStoxx 50 est en hausse de 0,03% tandis que le FTSEurofirst 300 abandonne 0,11% et le Stoxx 600 0,08%.

Donald Trump a regagné la Maison blanche en fin de journée lundi après trois jours d’hospitalisation, un retour soigneusement mis en scène puisqu’il a retiré son masque devant les photographes avant d’appeler les Américains à ne pas avoir peur du COVID-19.

La campagne pour l’élection du 3 novembre devrait donc reprendre son cours, tandis que les investisseurs continuent de suivre les tractations entre républicains et démocrates sur un éventuel nouveau plan de soutien aux entreprises et aux ménages.

Ce dossier reste au premier plan des préoccupations des investisseurs car, comme le note le BlackRock Investment Institute, “le sentiment d’urgence ne fait que s’accroître face à des partis aux positions qui demeurent très opposées et à une fenêtre législative en passe de se refermer”.

Côté européen, l’indicateur majeur du jour est plutôt rassurant puisqu’en Allemagne, les commandes à l’industrie ont augmenté de 4,5% en août, une hausse plus forte que prévu.

Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a néanmoins évoqué une nouvelle fois le risque de voir une deuxième vague de la pandémie freiner la reprise. Elle doit de nouveau s’exprimer dans l’après-midi, tout comme Jerome Powell, son homologue de la Réserve fédérale.

VALEURS EN EUROPE

La plus forte hausse sectorielle en Europe est pour le compartiment bancaire, dont l’indice Stoxx gagne 2,16%, amplifiant le rebond entamé la semaine dernière après le plus bas historique du 25 septembre, grâce entre autres à une note favorable de Barclays.

A l’opposé, le secteur technologique souffre des informations de Reuters, selon lesquelles un rapport de la Chambre des représentants américaine sur les “Big Tech” qui doit être publié cette semaine évoque indirectement la possibilité de démantèlements pour favoriser la concurrence.

Lanterne rouge du Stoxx 600, le spécialiste suisse des périphériques informatiques Logitech chute de 5,84% après les informations de Bloomberg selon lesquelles Apple a cessé de vendre des produits concurrents des siens.

A Paris, Suez gagne 3,57% après le feu vert d’Engie (+1,87%) à l’offre de Veolia (+0,92%) sur l’essentiel de sa participation malgré l’opposition de l’Etat actionnaire minoritaire.

A Francfort, Puma abandonne 2,46% après la vente de 5,9% de son capital par Kering (-0,43%).

TAUX

Les rendements obligataires de référence se stabilisent après avoir atteint des plus hauts de plusieurs semaines, un mouvement alimenté par le regain général d’appétit pour le risque et, sur le marché américain, par l’anticipation d’une victoire de Joe Biden à la présidentielle de novembre qui conduirait à un creusement du déficit budgétaire.

Le rendement des Treasuries à dix ans s’affiche ainsi à 0,7651% après être monté lundi à 0,783%, son plus haut niveau depuis le 28 août.

Le dix ans allemand, lui, revient à -0,511% après un pic en début de séance à -0,495%, son plus haut niveau depuis le 25 septembre.

CHANGES

Le retour de Donald Trump à la Maison blanche et l’espoir d’un nouveau plan de relance aux Etats-Unis continuent de défavoriser le dollar aux yeux des cambistes, tout comme l’écart croissant au profit de Joe Biden, le candidat démocrate, dans les sondages sur les intentions de vote pour la présidentielle du 3 novembre.

L’indice mesurant les fluctuations du billet vert face à un panier de référence cède 0,07% et l’euro se stabilise autour de 1,1775 dollar.

PÉTROLE

Les cours du brut restent orientés à la hausse au lendemain d’un bond de plus de 5%, l’arrivée annoncée d’une nouvelle tempête tropicale, Delta, dans le golfe du Mexique prenant le relais des nouvelles rassurantes sur la santé de Donald Trump et sur les discussions en vue d’un nouveau plan de relance.

Le Brent gagne 1,09% à 41,74 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,07% à 39,64 dollars.

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