for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up
Économie

British Airways, Ryanair et easyJet dénoncent la quarantaine imposée en Grande-Bretagne

Les compagnies aériennes British Airways, Ryanair et easyJet ont adressé une lettre commune au gouvernement britannique, dont Reuters a obtenu une copie, pour protester contre les règles de quarantaine "totalement injustifiées et disproportionnées" qui seront imposées à partir de lundi à la plupart des passagers arrivant en Grande-Bretagne à bord d'un vol international. /Photo prise le 31 mars 2020/REUTERS/Toby Melville

LONDRES (Reuters) - Les compagnies aériennes British Airways, Ryanair et easyJet ont adressé une lettre commune au gouvernement britannique, dont Reuters a obtenu une copie, pour protester contre les règles de quarantaine “totalement injustifiées et disproportionnées” qui seront imposées à partir de lundi à la plupart des passagers arrivant en Grande-Bretagne à bord d’un vol international.

Ces compagnies affirment que cette mesure freinera la reprise du transport aérien après la quasi-paralysie provoquée par les confinements imposés à travers le monde par la pandémie liée au nouveau coronavirus.

A partir du 8 juin, toute personne arrivant en Grande-Bretagne devra respecter un isolement de 14 jours et préciser son lieu de résidence durant cette période.

Dans leur “lettre de protocole préalable à une action”, ce qui signifie qu’elle pourrait ouvrir la voie à une procédure judiciaire, British Airways, Ryanair et easyJet reprochent au gouvernement de ne pas avoir apporté de justification à cette mesure.

“L’effet est d’instaurer une restriction totalement injustifiée et disproportionnée sur les personnes entrant en Angleterre (et discutablement le Royaume-Uni) et signifiera inévitablement qu’il y aura une très faible augmentation du nombre de personnes quittant et entrant dans le pays”, est-il écrit dans cette lettre.

Le gouvernement a précisé que cette quarantaine serait appliquée dans toute la Grande-Bretagne mais que sa mise en oeuvre, et les sanctions associées, dépendraient des exécutifs autonomes.

Willie Walsh, le directeur général d’IAG, maison-mère de British Airways, a déclaré que le secteur aérien n’avait pas été consulté avant la création de cette mesure et qu’un recours juridique était à l’étude.

Kylie MacLellan; version française Bertrand Boucey

for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up