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Vers un chômage partiel de longue durée pour les secteurs en difficulté

Le dispositif de chômage partiel mis en place en France pour éviter les licenciements au plus fort de la crise liée au coronavirus ne va pas "durer très longtemps" mais un système destiné à soutenir les entreprises confrontées à des difficultés durables sera mis en place au 1er juillet, a déclaré vendredi la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé

PARIS (Reuters) - Le dispositif de chômage partiel mis en place en France pour éviter les licenciements au plus fort de la crise liée au coronavirus ne va pas “durer très longtemps” mais un système destiné à soutenir les entreprises confrontées à des difficultés durables sera mis en place au 1er juillet, a déclaré vendredi la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Dans sa forme actuelle, ce dispositif mis en place en mars et qui a bénéficié à près de 13 millions de salariés depuis, permet à l’Etat et l’Unedic de rembourser aux entreprises les rémunérations qu’elles versent à leurs salariés placés en chômage partiel. Il a déjà été modulé au 1er juin et les entreprises participent désormais à hauteur de 15%.

“Le système actuel ne va pas perdurer très longtemps”, a déclaré Muriel Pénicaud sur RTL.

Mais “on va créer un système d’activité partielle de longue durée” pour soutenir des entreprises dont les perspectives de reprise d’activité sont plus tardives, par exemple dans “le tourisme, l’aéronautique, l’automobile et parfois des entreprises même dans des secteurs qui vont mieux”, a expliqué la ministre.

Les modalités de ce projet seront définies dans le cadre de discussions avec les partenaires sociaux qui doivent s’ouvrir mi-juin et porter sur une série de sujets, dont la réforme de l’assurance-chômage, l’emploi des jeunes ou encore la formation.

A travers cette nouvelle formule, l’Etat viendrait “compenser une partie de la perte de pouvoir d’achat” des salariés d’une entreprise au sein de laquelle aurait été conclu un accord collectif sur la réduction du temps de travail liée à la baisse d’activité. Mais “il y aura forcément des contreparties négociées” en termes de maintien de l’emploi.

“Si par exemple il y a 20% d’activité en moins, au lieu de licencier 20% des salariés, tout le monde reste”, a-t-elle précisé en notant que l’objectif est de “passer le cap en évitant le maximum de plans sociaux”.

Selon la ministre, pour l’instant le nombre de plans sociaux en France est comparable à celui de l’année dernière “mais il y en a beaucoup qui se préparent, c’est pour ça que nous voulons sortir ce nouveau dispositif pour le 1er juillet, pour que ce soit une alternative” qui permette d’éviter “un tsunami de licenciements”.

Myriam Rivet, édité par Blandine Hénault

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