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Sociétés

GESTION-La "croissance de qualité" à privilégier-Unigestion

PARIS, 19 mai (Reuters) - La stabilisation des marchés malgré les incertitudes liées à la crise du coronavirus permet aux investisseurs de prendre du risque de manière sélective en privilégiant les actifs de qualité au sein des valeurs de croissance, dit-on chez Unigestion.

“L’un de nos principaux points de vue à court terme est une préférence pour les actions de “croissance de qualité””, écrit Salman Baig, gérant de portefeuille pour la société, dans une note publiée mardi.

Ces valeurs, qui présentent à la fois des comptes et un bilan solides, ne sont pas seulement les technologiques qui brillent sur le Nasdaq, selon Unigestion, qui pointe également les bonnes performances de l’indice SMI de la Bourse de Zurich.

“Pour nous, les actions de qualité sont celles qui ont à la fois un compte de résultat et un bilan solides”, écrit Salman Baig.

“Compte tenu de l’énorme incertitude qui entoure la crise, nous pensons que ces entreprises de qualité devraient disposer d’un coussin de sécurité suffisamment solide, tant sur le plan des bénéfices que du financement, pour traverser la tempête actuelle et sortir de l’autre côté, prêtes à pleinement profiter de la reprise.”

Ces valeurs offrent des opportunités, ce qui ne signifie pas que les investisseurs doivent se précipiter dessus sans discernement, prévient Unigestion.

“Selon nous, ce n’est pas le moment d’augmenter de manière significative les actifs de croissance dans les portefeuilles”, lit-on dans la note. “La volatilité des marchés reste élevée, et il y a trop d’inconnues sur le rythme, l’étendue et l’ampleur de la reprise économique.”

La tendance n’en est pas moins à la stabilisation, en raison de l’effet des mesures de soutien mises en place par les banques centrales et les gouvernements et aussi parce que les données macroéconomiques, si elles restent mauvaises, ne se dégradent plus, selon Salman Baig.

Une certaine prudence s’impose toutefois, insiste-t-il.

“L’incertitude reste élevée à mesure que les économies en voie de réouverture sont confrontées à la probabilité d’une deuxième vague de COVID-19, et nous ne pensons pas que ce soit le moment de rétablir le risque en bloc”, écrit-il.

Patrick Vignal, édité par Jean-Michel Bélot

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