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Économie

Une séance prudente s'annonce à Wall Street, les perspectives inquiètent

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en léger repli jeudi tandis les Bourses européennes reculent nettement à mi-séance face aux risques d’un ralentissement économique durable dans le sillage de l’épidémie de coronavirus. Les futures sur indices new-yorkais suggèrent une baisse de 0,2% pour le Dow Jones et le S&P-500 et une ouverture proche de l’équilibre pour le Nasdaq. À Paris, le CAC 40 perd 1,89% à 4.263,06 points vers 11h10 GMT, un plus bas depuis le 3 avril. À Francfort, le Dax cède 1,79% et à Londres, le FTSE lâche 2,48%.

Les Bourses européennes reculent nettement à mi-séance. À Paris, le CAC 40 perd 1,89% vers 11h10 GMT, un plus bas depuis le 3 avril. À Francfort, le Dax cède 1,79% et à Londres, le FTSE lâche 2,48%. /Photo d'archives/ REUTERS/Stefan Wermuth

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 1,86%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 1,91% et le Stoxx 600 abandonne 1,84%.

La tendance en Europe continue d’être minée par les déclarations du président de la Réserve fédérale américaine, qui a dit mercredi s’attendre à une lente reprise de l’économie américaine tout en écartant le recours à des taux d’intérêts négatifs.

“La réticence de divers membres du FOMC (Federal Open Market Committee) à considérer les taux négatifs ne devrait pas être une surprise, étant donné leur caractère ruineux pour le système bancaire européen et l’économie en général”, a déclaré Michael Hewson chez CMC Markets.

“Le fait que certaines personnes parlent encore de leur mise en oeuvre aux États-Unis témoigne d’un manque d’imagination ainsi que de la rareté de la pensée de la profession économique en ce qui concerne les problèmes auxquels est confrontée l’économie mondiale”.

Les craintes d’une potentielle deuxième vague d’infections ne faiblissent pas. D’après l’Organisation mondiale de la santé, ce nouveau coronavirus pourrait même ne jamais disparaître et devenir endémique, comme le virus responsable du sida.

Sur la plan macroéconomique, le marché prendra connaissance comme chaque jeudi du chiffre hebdomadaire des inscriptions au chômage aux Etats-Unis (12h30 GMT). Les investisseurs ne devraient pas être surpris par l’ampleur des demandes d’allocations, qui diminuent progressivement depuis le record de 6,867 millions atteint lors de la semaine au 28 mars mais reste considérable. Le consensus Reuters table sur 2,5 millions de demandes la semaine dernière. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

VALEURS EN EUROPE

Tous les secteurs européens sont en baisse. L’indice Stoxx de l’automobile reculant de 3,43%, celui de l’assurance de 3,25% et celui des transports et loisirs de 2,61%.

Aux valeurs individuelles, PSA (-5,44%) et Fiat Chrysler Automobiles (-3,08%) sont dans le rouge après avoir renoncé tous deux à verser un dividende ordinaire au titre des résultats 2019, une décision qu’ils justifient par l’impact de la crise du COVID-19.

Dernier du CAC 40, l’action Bouygues cède 5,93%, le groupe diversifié ayant fortement creusé ses pertes au premier trimestre, conséquence de l’épidémie de coronavirus sur son activité.

En hausse, l’opérateur boursier Euronext gagne 2,38% après des résultats en hausse et supérieurs aux attentes et EDF prend 3,92% après une baisse de son chiffre d’affaires trimestriel jugée “marginale” par JPMorgan.

CHANGES

Le dollar est proche d’un plus haut de trois semaines, soutenu par son statut de valeur refuge et par le rejet mercredi par Jerome Powell de l’éventualité d’un recours de la Fed à des taux d’intérêt négatifs.

La monnaie américaine a brièvement accéléré ses gains face lorsque Donald Trump a déclaré jeudi qu’il soutenait un dollar fort, au lendemain des annonces du président de la Fed.

Le président américain appelait encore mardi la Réserve fédérale à abaisser ses taux en territoire négatif, estimant que les Etats-Unis étaient lésés par la politique monétaire de la banque centrale en comparaison à d’autres pays où les taux sont inférieurs à zéro.

Le dollar gagne 0,17% contre un panier de devises internationales. L’euro perd 0,31%, sous 1,08 dollar.

TAUX

Les rendements obligataires de référence poursuivent leur baisse, un mouvement alimenté par le regain d’aversion au risque.

Celui du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, cède près de deux points de base à -0,547% et son équivalent américain plus de trois points à 0,6089%.

PÉTROLE

La baisse surprise des stocks de brut américain la semaine dernière, une première en 15 semaines, favorise la nette hausse du marché. Le baril de Brent gagne 4,11% à 30,39 dollars et celui du brut léger américain prend 4,59% à 26,45 dollars.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a revu en outre en légère hausse ses prévisions de demande mondiale de pétrole pour cette année, une timide amélioration qui ne remet pas en cause le scénario d’une baisse sans précédent des besoins mondiaux en brut.

édité par Patrick Vignal

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