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Sociétés

Coronavirus-Contraction historique de l'économie française au T1, de -5,8%-Insee

PARIS, 30 avril (Reuters) - L’économie française a sans surprise connu un trou d’air d’une ampleur inédite au premier trimestre, affichant une contraction de 5,8% sous l’effet de la quasi-paralysie de l’activité découlant de l’instauration du confinement le 17 mars, selon les premiers résultats publiés jeudi par l’Insee.

Après un quatrième trimestre 2019 déjà pénalisé par les grèves dans les transports et marqué par un recul de 0,1% du produit intérieur brut (PIB), le début de l’année 2020 voit le PIB enregistrer une baisse sans précédent depuis le début de cette série statistique en 1949, souligne l’Insee.

A titre de comparaison, ce net recul, principalement lié à l’arrêt des activités “non essentielles” dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de nouveau coronavirus, est plus important que celui enregistré au moment de la crise financière (–1,6% au premier trimestre 2009) ou au moment de Mai-68 (–5,3% au deuxième trimestre 1968).

L’Insee précise cependant que cette première estimation, en dépit de l’adaptation de sa méthodologie du fait d’un contexte inédit “reste fragile et est davantage susceptible d’être révisée” dans ses prochains publications.

Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une contraction de 3,5% du produit intérieur brut (PIB) de la France au cours des trois premiers mois de l’année.

Dans une prévision publiée au début du mois, la Banque de France avait quant à elle estimé que la contraction du PIB atteindrait environ 6% au premier trimestre.

Avec une contribution négative à l’évolution du PIB de -6,6 points, le coup d’arrêt de la demande intérieure finale, moteur traditionnel de la croissance française, est le principal responsable du plongeon du PIB en début d’année.

La contribution de la variation des stocks des entreprises, très volatile, a été de +0,9 point après -0,5 point au trimestre précédent, tandis que celle du commerce extérieur s’est établie à -0,2 point après +0,1 point.

Dans le détail, les dépenses de consommation des ménages ont chuté de 6,1% et l’investissement global a plongé encore davantage, avec une baisse de 11,8%.

Les exportations ont également connu un recul marqué (-6,5%), tout comme les importations (-5,9%).

Statistiques détaillées sur le site de l’Insee :

bit.ly/2YiCfZH (Myriam Rivet, édité par)

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