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Sociétés

LEAD 1-Coronavirus-Accord européen peu probable jeudi sur le financement de la reprise-sources

(Actualisé tout le long avec précisions)

BRUXELLES, 21 avril (Reuters) - Les chefs d’Etat et de gouvernement européens ne devraient pas parvenir à une décision définitive sur le financement de la relance de l’économie de l’Union malmenée par la crise sanitaire actuelle, à l’occasion du Conseil européen par visioconférence de jeudi, ont déclaré mardi à Reuters des diplomates et responsables européens.

Lors de discussions préliminaires lundi avec les représentants des Vingt-Sept, la Commission européenne a estimé que la pandémie pourrait pénaliser l’économie européenne à hauteur d’un dixième du revenu national brut (RNB) des Etats membres, c’est-à-dire la richesse cumulée qu’ils produisent chaque année.

L’exécutif européen a déclaré aux représentants des Etats membres souhaiter financer un nouveau fonds de relance par le biais de marges de flexibilité accrues dans le prochain budget pluriannuel du bloc, ont précisé ces sources, qui avaient soit participé à ces discussions à huis clos, soit été informées de la teneur de la réunion.

Alors que le budget européen en cours de discussion couvre la période 2021-2027, la Commission pourrait demander aux Etats-membres d’augmenter leurs garanties au budget de l’UE, ce qui lui permettrait d’emprunter davantage.

Les pays de la zone euro sont convenus le 9 avril d’un ensemble de mesures d’urgence représentant un peu plus de 500 milliards d’euros, mais des divergences persistent sur le financement d’un futur plan de relance, notamment sur l’éventualité d’une forme de mutualisation de la dette.

Angela Merkel a indiqué lundi que l’Allemagne était prête à financer la relance grâce à un budget européen plus important et à l’émission d’une dette commune via la Commission.

Reste à déterminer si les fonds supplémentaires prendront la forme de subventions, qui n’auraient pas à être remboursées par les Etats membres, ou de prêts qui devraient l’être, ce qui fait encore débat, selon les mêmes sources.

Alors que la solidarité européenne est une nouvelle fois mise à l’épreuve en ce qui concerne les modalités de financement de la riposte face à l’épidémie de coronavirus, plusieurs Etats membres souhaitent que ce fonds de relance post-épidémie soit assorti d’une échéance précise, a-t-on précisé.

Le commissaire européen à l’Economie, Paolo Gentiloni, a jugé qu’environ 1.500 milliards d’euros au total, en intégrant les 500 milliards d’aide d’urgence, pourraient être nécessaires pour surmonter la crise. Thierry Breton, son collègue du Marché intérieur, a quant à lui estimé mardi sur l’antenne de BFM TV qu’il faudrait “sans doute une enveloppe de 1.600 milliards d’euros”.

L’Espagne devrait proposer la création d’un fonds de 1.500 milliards d’euros alimenté par de la dette perpétuelle. (Gabriela Baczynska et Francesco Guarascio, version française Myriam Rivet et Jean-Philippe Lefief, édité par Jean-Michel Bélot)

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