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Économie

Clôture positive en Europe, portée par un vent d'optimisme

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse vendredi et Wall Street pourrait faire de même, portées par les espoirs quant au redémarrage de l’économie américaine et par des données encourageantes sur un traitement potentiel du coronavirus.

Les Bourses européennes ont terminé en hausse vendredi. À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 3,42%. Le Footsie britannique a gagné 2,41% et le Dax allemand a pris 3,15%. /Photo d'archives/REUTERS/Luke MacGregor

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 3,42% à 4.499,01 points. Le Footsie britannique a gagné 2,41% et le Dax allemand a pris 3,15%.

L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 2,41%, le FTSEurofirst 300 de 2,23% et le Stoxx 600 de 2,38%.

Malgré cette belle progression, le Stoxx a pris seulement 0,26% sur la semaine quand le CAC 40 a cédé 0,17%.

Le président américain Donald Trump a dévoilé une série de directives qui doivent permettre aux Etats américains de sortir par étapes du confinement dans les prochaines semaines tout en évitant une seconde vague de contamination.

Autre facteur de la hausse des marchés, la publication d’une information de presse selon laquelle le laboratoire américain Gilead Sciences a enregistré des données partielles encourageantes sur son traitement potentiel remdesivir des formes sévères du COVID-19, la maladie causée par le coronavirus.

Ces deux éléments ont permis de reléguer au second plan la contraction historique mais sans surprise de l’économie chinoise au premier trimestre. Le produit intérieur brut a chuté de 6,8% en rythme annuel après une croissance de 6% au quatrième trimestre 2019.

WALL STREET

Au moment de la clôture européenne, Wall Street était dans le vert mais avait réduit ses gains de la matinée.

Le Dow Jones gagnait 1,72% après avoir pris jusqu’à 2,6%. Le Nasdaq prenait 0,21% et le Standard & Poor’s 500 1,59%.

Boeing bondissait de 11,75%, de très loin la plus forte progression du Dow, après avoir annoncé la reprise de la production de ses avions dans l’Etat de Washington la semaine prochaine.

Le laboratoire Gilead Sciences gagnait plus de 7% mais avait pris jusqu’à 12% en début de séance.

Contre la tendance, l’action Apple (-1,77%) est délaissée après une dégradation de Goldman Sachs à vendre. Les analystes de la banque anticipent une baisse de 36% de la demande d’iPhone au troisième trimestre et une reprise plus lente que prévu jusqu’au début de l’an prochain.

VALEURS EN EUROPE

L’annonce de Boeing permet à son rival européen Airbus de gagner 6,77% et l’équipementier aéronautique Safran 7,28%. A Londres, le motoriste Rolls-Royce, fournisseur majeur de Boeing, a pris 8,22%.

Le secteur des transports et des loisirs a signé de loin la plus forte hausse, son indice Stoxx gagnant 6,08%.

L’action Nokia (+1,17%) poursuit la hausse entamée la veille après un article de presse selon lequel le groupe finlandais d’équipements de réseaux a mandaté une banque d’investissement pour se défendre contre une tentative d’offre d’achat hostile.

LVMH s’est adjugé 4,43% malgré l’annonce jeudi soir d’une chute de 17% à données comparables de son chiffre d’affaires sur les trois premiers mois de l’année et L’Oréal a gagné 1,27% après avoir dit anticiper une reprise rapide des ventes de cosmétiques une fois levées les mesures de confinement.

TAUX

Sur le marché obligataire, le rendement du Bund à dix ans a fini quasiment inchangé, autour de -0,48% et son équivalent américain évolue aussi sans changement à 0,609%.

L’appétit des investisseurs pour la dette italienne s’est confirmé au lendemain des déclarations d’Emmanuel Macron en faveur de l’émission d’obligations communes à la zone euro (“conorabonds”). Le rendement du BTP à dix ans a perdu presque cinq points à 1,811%.

“La France apporte maintenant son soutien apparemment au regroupement [de la dette] (...) ce qui pourrait accélérer le mouvement lors de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne le 23 avril”, a déclaré Rainer Guntermann chez Commerzbank.

CHANGES

S’il porte les actions mondiales, l’appétit pour le risque est en revanche défavorable au dollar, qui baisse de 0,3% face un panier de devises internationales. L’euro (+0,42%) remonte à 1,088 dollar.,

PÉTROLE

Les cours du pétrole évoluent dans le désordre, hésitant entre la perspective du déconfinement aux Etats-Unis et la contraction inédite depuis au moins 1992 de l’économie en Chine, premier consommateur de brut.

Le baril de brut léger américain chute de 8,81% à 18,12 dollars, après être tombé en séance à un plus bas de plus de 18 ans à 17,31. Celui de Brent de mer du Nord gagne lui 1,55% à 28,25 dollars.,

MÉTAUX

Le cuivre s’achemine vers son plus gros gain hebdomadaire depuis février 2019, les investisseurs retenant des statistiques parues en Chine dans la matinée la baisse moins forte qu’attendue de la production industrielle en mars en rythme annuel (-1,1%).

Laetitia Volga, édité par Jean-Michel Bélot

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