April 7, 2020 / 4:03 PM / 3 months ago

Coronavirus-Quatre syndicats de PSA signeront l'accord de crise

PARIS, 7 avril (Reuters) - Quatre des cinq principaux syndicats de PSA se sont déclarés mardi prêts à signer l’accord dit “social solidaire” qui doit aider le constructeur pendant les sept prochains mois à faire face à la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus.

Après consultation de leur base, Force ouvrière, la CFE-CGC, la CFDT et la CFTC ont décidé de parapher l’accord qui restera en vigueur jusqu’au 31 octobre prochain. La CGT a indiqué de son côté qu’elle ne signerait pas le texte.

Dans un tract, le syndicat dénonce un “hold-up sur les congés payés d’été” des salariés, estimant que le groupe devrait faire plutôt appel aux intérimaires, et regrette que les actionnaires ne participent pas à l’effort collectif en renonçant à tout ou partie de leur dividende.

Contrairement à d’autres grands groupes du secteur, PSA a maintenu sa proposition de verser 1,1 milliard d’euros de dividendes à ses actionnaires, qui devront se prononcer le 25 juin prochain en assemblée générale sur ce point.

L’accord de crise entrera en vigueur dès sa signature officielle, qui pourrait intervenir mercredi.

Il comporte un volet sur des mesures sanitaires renforcées afin de garantir la sécurité des sites industriels lorsque le travail reprendra. Toutes les usines européennes d’assemblage de véhicules et les activités commerciales de PSA sont à l’arrêt depuis le 16 mars.

“Cette démarche adaptée à la diversité des environnements de travail de chacun des sites de PSA en France permet de préparer les conditions garantissant la préservation de la santé des salariés”, peut-on lire dans l’accord que Reuters a pu consulter.

Plusieurs syndicats ne veulent pas entendre parler d’un redémarrage des usines avant que le pays n’ait passé le pic de l’épidémie ou qu’il ne soit entré dans la phase du déconfinement.

L’accord prévoit aussi un dispositif de solidarité permettant de compléter la rémunération des salariés en chômage partiel grâce au prélèvement de jours de congés chez ceux qui bénéficient d’un maintien de leur salaire, ainsi qu’à une contribution volontaire du groupe.

PSA pourra également adapter son calendrier de travail “aux évolutions difficilement prévisibles du marché automobile”, avec une liberté sur chaque site dans la programmation des congés, notamment pendant la période estivale.

Conformément aux ordonnances du gouvernement, le constructeur pourra imposer la prise de six jours de congés pendant la période d’activité partielle à compter de la signature de l’accord.

Chaque usine pourra aussi limiter exceptionnellement la prise de congés pendant l’été, habituellement une période de basses-eaux dans la production de véhicules.

Les sites d’assemblage disposeront ainsi d’une souplesse pour rattraper le retard accumulé depuis la mi-mars, à condition que la demande pour les voitures qu’ils produisent soit au rendez-vous et que chaque salarié bénéficie d’au moins deux semaines de vacances - 12 jours ouvrables consécutifs - entre le 1er juillet et le 31 août. (Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)

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