March 24, 2020 / 9:09 AM / 15 days ago

Europe/PMI-Chute brutale de l'activité du secteur privé en mars

(Actualisé avec GB)

24 mars (Reuters) - Principaux résultats provisoires des enquêtes Markit auprès des directeurs d’achat en Europe publiés mardi:

* L’ACTIVITÉ DE LA ZONE EURO S’EFFONDRE SOUS LES COUPS DU CORONAVIRUS

LONDRES - L’activité économique dans la zone euro s’est effondrée en mars en raison des mesures de confinement destinées à lutter contre l’épidémie de coronavirus, montrent les premiers résultats de l’enquête mensuelle réalisée par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice composite calculé par IHS Markit, qui combine secteur manufacturier et services, a touché un plus bas record à 31,4 dans sa version préliminaire, contre 51,6 en février.

Il s’agit, de loin, de la plus forte baisse de cet indice depuis qu’il est mesuré en 1998 et elle est plus forte encore qu’attendu par les économistes interrogés par Reuters puisque la médiane de leurs estimations le donnait à 38,8.

“L’activité des entreprises dans l’ensemble de la zone euro s’est effondrée dans des proportions nettement supérieures à celles enregistrées au plus fort de la crise financière mondiale”, commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.

La chute est particulièrement spectaculaire dans les services avec un indice tombé à 28,4 après 52,6 en février et contre un consensus de 39,0.

L’indice manufacturier a souffert lui aussi mais nettement moins que prévu avec un recul à 44,8 après 49,2 en février, contre un consensus de 39,0.

* ALLEMAGNE-L’ACTIVITÉ PLONGE, NOTAMMENT DANS LES SERVICES

BERLIN - La pandémie de coronavirus a fait tomber l’activité du secteur privé en Allemagne à son plus bas niveau depuis la crise financière de 2009, avec une contraction record observée en mars dans le secteur des services.

L’indice PMI composite allemand calculé par IHS Markit est tombée à 37,2 en première estimation ce mois-ci contre 50,7 en février.

La chute de l’indice est encore plus prononcée que ce que prévoyait le consensus des analystes interrogés par Reuters, qui tablaient en moyenne sur 40,6. Leurs estimations variaient entre 47 et 31, ce qui reflétait les incertitudes élevées entourant l’impact de l’épidémie de coronavirus sur l’activité.

“L’effondrement sans précédent du PMI souligne à quel point l’Allemagne se dirige vers une récession, et même vers une récession brutale”, a déclaré Phil Smith, économiste chez IHS Markit.

Les chiffres du mois de mars suggèrent que la première économie de la zone euro pourrait se contracter d’environ 2% au premier trimestre par rapport au précédent, a-t-il ajouté.

“Et l’intensification des mesures visant à contenir l’épidémie de virus signifie que nous devrions nous préparer à ce que le ralentissement s’intensifie encore au deuxième trimestre”, a-t-il poursuivi.

Le gouvernement allemand s’attend à ce que l’économie se contracte d’environ 5% cette année car les mesures visant à contenir la propagation du virus gèlent l’activité des entreprises dans tout le pays.

Berlin a approuvé lundi un paquet de mesures d’un montant de 750 milliards d’euros pour soutenir l’économie et l’Allemagne prévoit de s’endetter pour la première fois depuis 2013.

Le secteur des services a été particulièrement touché par les mesures sanitaires prises par le gouvernement: l’indice PMI “flash” pour ce secteur a chuté à 34,5 en mars contre 52,5 en février. Il s’agit de la baisse la plus importante en près de 23 ans de collecte de données et elle dépasse de loin tout ce qui a été observé, même au plus fort de la crise financière mondiale.

“Le ralentissement de l’industrie manufacturière s’est également aggravé et la situation est bien pire que ce que le PMI suggère”, a déclaré Phil Smith.

L’indice PMI pour le secteur manufacturier est tombé à 45,7 selon les premiers résultats contre 48 en février.

“Les données sous-jacentes de la production manufacturière et des nouvelles commandes sont parmi les pires observées au cours de la dernière décennie, bien qu’elles ne soient pas aussi mauvaises que celles du secteur des services.”

* CONTRACTION SANS PRÉCÉDENT POUR LE SECTEUR PRIVÉ FRANÇAIS

PARIS - L’activité du secteur privé en France a touché un plus bas record en mars, la deuxième économie de la zone euro subissant de plein fouet l’effet des mesures de confinement imposées par la pandémie de coronavirus.

L’indice composite, qui combine secteur manufacturier et services, ressort à 30,2 dans sa version préliminaire contre 50,2 en février, montrent les résultats de l’enquête réalisée par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

Il s’enfonce ainsi profondément en zone de contraction (en dessous de 50) et se montre nettement inférieur aux prévisions des analystes interrogés par Reuters, qui attendaient un indice à 39,8 selon le consensus moyen.

Cet indice, qui est mesuré depuis 22 ans, n’a jamais été aussi bas.

Les services sont particulièrement touchés avec un indice à 29,0, là aussi un record, contre un consensus de 42,0 et après 52,5 en février.

Le secteur manufacturier (42,9 contre un consensus de 42,0, après 49,8 en février) a mieux résisté mais recule nettement lui aussi.

“Le mois de mars a vu un déclin record pour l’activité des services, le secteur manufacturier enregistrant pour sa part son repli le plus marqué depuis la crise financière mondiale”, commente Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.

“Pris ensemble, ces déclins suggèrent que le produit intérieur brut (PIB) s’effondre à un rythme annualisé approchant deux chiffres.”

* GB-LE CORONAVIRUS FAIT CHUTER L’ACTIVITÉ

LONDRES - Le secteur privé britannique a connu ces dernières semaines son repli le plus marqué jamais enregistré, la pandémie de coronavirus ayant porté un coup de d’arrêt à l’activité des entreprises, selon les indices provisoires publiés mardi par IHS Markit.

L’indice PMI “flash” composite revient à 37,1, son plus bas niveau depuis le lancement de l’enquête en janvier 1998, contre 53,0 en février et 45,1 pour le consensus.

L’indice des services a chuté à 35,7, là aussi un plus bas record, après 53,2 le mois précédent.

“La croissance s’est limitée à quelques segments de l’économie comme l’agroalimentaire, les produits pharmaceutiques et les soins de santé. Ailleurs, la demande s’est effondrée alors qu’un nombre croissant de ménages et d’entreprises, aussi bien en Royaume-Uni qu’à l’étranger, se cloisonnent”, a déclaré Chris Williamson, économiste en chef chez IHS Markit.

L’activité manufacturière a mieux résisté que prévu avec un indice reculant à 48,0 en mars contre 45,0 anticipé en moyenne par les économistes et 51,7 en février.

Le sous-indice de la production manufacturière est tombé au plus bas depuis juillet 2012, pendant la crise de la dette de la zone euro.

Ces chiffres font craindre une contraction de l’économie à un rythme trimestriel de 1,5% à 2,0%.

“Cette baisse sera probablement la partie émergée de l’iceberg et sera éclipsée par ce que nous verrons au deuxième trimestre”, a ajouté Chris Williamson.

Au pire de la récession de 2008-2009, l’économie britannique avait reculé de 2,1% sur un seul trimestre.

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