January 12, 2020 / 1:43 PM / 6 days ago

PSA/FCA-La famille Peugeot compte accroître sa participation-presse

PARIS, 12 janvier (Reuters) - La famille Peugeot, qui détiendra 6,2% du groupe issu du projet de fusion entre PSA et Fiat Chrysler, a l’intention d’exercer dès que possible son option pour acquérir 2,5% supplémentaires, confirme-t-elle dans un entretien publié dimanche par L’Est Républicain.

Prié de dire si l’exercice de cette option est un “objectif majeur”, Jean-Philippe Peugeot, PDG d’Etablissements Peugeot Frères (EPF), répond par l’affirmative.

“Pour obtenir cette possibilité, la négociation a été complexe. Elle n’était pas gagnée d’avance. Au départ, on parlait d’un standstill, mais on a obtenu une dérogation. Dès qu’on aura la certitude que la fusion ira à son terme, ma famille donnera des signaux favorables”, poursuit-il.

Interrogé par Reuters sur cette annonce, un porte-parole de PSA l’a jugée “conforme à ce qui a été indiqué” lors de l’annonce de la signature du protocole d’accord.

FCA n’a pas souhaité faire de commentaire.

Jean-Philippe Peugeot juge par ailleurs que l’Etat français, présent au capital via Bpifrance, n’a pas vocation à y rester.

“Ma famille le remercie d’avoir été au rendez-vous, en 2013-2014, lorsque PSA était en difficulté, mais il n’a pas vocation, je pense, à être éternellement présent. Il va sans doute rester dans le capital le temps de s’assurer que l’emploi sera durablement préservé”, explique-t-il.

Il juge en revanche peu probable un désengagement total de l’actionnaire chinois Dongfeng, qui a décidé la vente de 30,7 millions de ses actions PSA au constructeur automobile, faisant tomber sa participation dans le nouvel ensemble sous les 5%.

“Partiellement, peut-être ; totalement, je n’y crois pas du tout”, explique-t-il. “Certes, les performances commerciales de PSA en Chine ne sont pas à la hauteur de nos espérances, mais pour Dongfeng, c’est un épiphénomène au regard de la très longue histoire de la Chine”.

Jean-Philippe Peugeot dit en outre faire confiance à Carlos Tavares, président du directoire de PSA, pour respecter sa promesse de ne pas fermer d’usine. (Jean-Philippe Lefief, avec Gilles Guillaume et Leigh Thomas à Paris et Giulio Piovaccari à Milan, édité par Gwénaëlle Barzic)

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