December 6, 2019 / 6:01 AM / 4 months ago

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 06H00 GMT (06/12)

FRANCE

FORTE MOBILISATION CONTRE LE PROJET DE RÉFORME DES RETRAITES

PARIS - Des centaines de milliers de personnes ont manifesté et fait grève jeudi en France au premier jour d’une vaste mobilisation contre le projet de réforme des retraites, que le gouvernement se dit prêt à négocier dans ses modalités, pas ses principes.

Selon la CGT, fer de lance de la contestation et premier syndicat de la SNCF, les quelque 250 rassemblements et défilés ont réuni 1,4 à 1,5 million personnes en France, dont 250.000 à Paris. Le ministère de l’Intérieur a pour sa part compté 806.000 manifestants, dont 65.000 dans la capitale.

Des incidents ont perturbé le déroulement de la manifestation dans la capitale, où quelque 500 “ultras”, selon la préfecture de police, s’en sont pris aux forces de l’ordre et ont incendié et détérioré du mobilier urbain.

Des tensions sont également survenues à Nantes, Rennes, Bordeaux et Toulouse, mais dans une moindre mesure. et

Les perturbations ont été importantes dans tout le pays, particulièrement dans les transports et l’Education nationale. Le mouvement de grève a été reconduit à la SNCF et à la RATP.

La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a assuré qu’il restait “des marges de négociation avec les organisations syndicales” sur le projet de système de retraite unique par points.

Le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye livrera les conclusions de ses discussions avec les partenaires sociaux “le 9 ou le 10 décembre”, notamment sur le mode de transition des régimes spéciaux vers le système unique.

Il appartiendra ensuite au Premier ministre, Edouard Philippe, de dévoiler les grandes lignes du projet de loi “vraisemblablement en milieu de semaine prochaine”, dit-on à l’Elysée, pour un examen au Parlement début 2020.

L’exécutif, confronté à une agrégation des mécontentements, affiche sa fermeté sur l’objectif d’un système universel de retraites par points supprimant les régimes spéciaux, mais se ménage une marge de négociation, sur l’entrée en vigueur de la réforme particulièrement, mais aussi la pénibilité et les droits familiaux. et

VOIR AUSSI

ENCADRE Les secteurs affectés par les grèves

REPORTAGE Dans le cortège parisien, une kyrielle de mécontentements sociaux

REPORTAGE A Toulouse, les lacrymogènes noient la fin de la manifestation

LE POINT sur les grèves

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NUCLÉAIRE-LA FRANCE APPELLE L’IRAN À RESPECTER LA TOTALITÉ DE SES OBLIGATIONS

VIENNE - La France a jugé jeudi que les activités de l’Iran dans le domaine des missiles balistiques n’étaient pas conformes à ses obligations fixées par le Conseil de sécurité des Nations unies dans la résolution endossant l’accord de 2015 sur son programme nucléaire.

“Nous avons exprimé à de nombreuses reprises notre forte préoccupation au sujet des activités balistiques de l’Iran qui (...) constituent une menace pour la sécurité régionale et internationale”, a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères. “Nous appelons à nouveau l’Iran à respecter l’ensemble de ses obligations”, a-t-elle ajouté.

La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, les trois signataires européens (E3) de l’accord de 2015, ont adressé au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, leurs “informations et analyses sur les activités balistiques de l’Iran non conformes à la résolution 2231”, a-t-elle précisé.

Le ministre iranien des Affaires étrangères s’est indigné de cette initiative, exhortant Londres, Paris et Berlin à ne pas plier face aux “intimidations américaines”.

“L’Iran est déterminé à poursuivre résolument ses activités liées aux missiles balistiques et aux lanceurs spatiaux”, dit quant à lui l’ambassadeur iranien à l’Onu, Majid Takhte Ravanchi, dans une lettre adressée à Antonio Guterres.

La commission conjointe des parties prenantes de l’accord de 2015 doit se réunir vendredi à Vienne, en Autriche.

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USA-LA PROCÉDURE DE DESTITUTION FRANCHIT UNE NOUVELLE ÉTAPE

WASHINGTON - Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, a demandé jeudi que soit formellement rédigé l’acte d’accusation contre le président américain Donald Trump, soupçonné d’avoir fait pression sur l’Ukraine pour servir ses intérêts politiques.

C’est une étape supplémentaire dans une procédure de destitution (“impeachment”) au long cours qui risque de se heurter à la majorité républicaine au Sénat.

Les démocrates, majoritaires à la Chambre, accusent le président américain d’avoir cherché à conditionner l’octroi d’une aide militaire à l’Ukraine et une visite à la Maison blanche du président ukrainien, Volodimir Zelenski, à l’ouverture d’une enquête sur les activités en Ukraine du fils de Joe Biden, son potentiel adversaire démocrate l’an prochain.

Si l’impeachment franchit l’obstacle de la Chambre - la majorité simple suffit pour cela -, un procès de déroulera alors au Sénat, où les Républicains sont majoritaires et où la majorité qualifiée des deux tiers est nécessaire.

Le président américain rejette les accusations à son encontre et accuse en retour les démocrates ne pas avoir digéré le résultat de l’élection présidentielle de 2016.

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Trump demande à la Cour suprême de protéger le secret de ses finances

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PLUS DE 3.000 AGRESSIONS SEXUELLES SIGNALÉES À UBER AUX USA EN 2018

Uber a déclaré avoir reçu plus de 3.000 signalements d’agressions sexuelles en lien avec les trajets effectués aux Etats-Unis en 2018, dans un rapport publié jeudi destiné à rassurer le public sur l’importance que le service de VTC accorde à la sécurité de ses utilisateurs et chauffeurs.

Dans ce qui est son premier rapport biennal sur la sécurité aux Etats-Unis, l’entreprise indique que les chauffeurs représentent moins de la moitié des personnes incriminées pour des faits d’agression sexuelle.

Uber, qui dit vouloir faire preuve de transparence, a précisé que 99,9% des 2,3 milliards de trajets effectués en 2017 et 2018 aux Etats-Unis se sont déroulés sans aucun incident.

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PREMIÈRE VISITE D’ANGELA MERKEL AU MÉMORIAL D’AUSCHWITZ

VARSOVIE - Angela Merkel se rend vendredi au mémorial d’Auschwitz pour la première fois depuis son arrivée à la chancellerie allemande, il y a 14 ans, et effectuera à cette occasion un don de 60 millions d’euros pour la conservation du site, a déclaré le musée.

La chancelière allemande n’a pas hésité par le passé à reconnaître la responsabilité de l’Allemagne dans les atrocités commises durant la Seconde Guerre mondiale. Sa visite du camp d’extermination d’Auschwitz lui permet toutefois de s’inscrire avant la fin de son mandat dans la lignée de ses prédécesseurs, qui se sont tous rendus sur le site en Pologne.

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ACCORD EUROPÉEN SUR LA DÉFINITION DE LA FINANCE VERTE

PARIS - L’Union européenne est parvenue jeudi à un accord sur de nouvelles règles encadrant les produits financiers dits “verts” ou “durables”, promettant une petite révolution sur ce marché de 200 milliards de dollars.

En vertu de cet accord, qui doit encore recevoir le feu vert de la Commission, les émetteurs de produits financiers devront rendre publique la part exacte de leurs investissements compatibles avec les exigences écologiques avant d’obtenir le label convoité.

Les négociations, longues de plusieurs mois, ont achoppé notamment sur le statut - écolo-compatible ou non - du gaz naturel et de l’énergie nucléaire.

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L’UE S’ACCORDE SUR UNE LIGNE DURE FACE AU LIBRA DE FACEBOOK

BRUXELLES - Les cryptomonnaies privées comme le Libra de Facebook ne devraient pas être autorisées à l’intérieur de l’Union européenne tant que les risques qu’elles sont susceptibles de poser n’auront pas été clairement réglés, ont décidé jeudi les ministres des Finances de l’UE.

Dans un communiqué, les ministres européens des Finances annoncent également la mise à l’étude de règles européennes pour encadrer ces nouvelles monnaies. Ils soutiennent aussi les travaux de la Banque centrale européenne (BCE) en vue de la création d’une monnaie numérique publique.

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SAUDI ARAMCO-LE PRIX D’INTRODUCTION EN BOURSE EN HAUT DE LA FOURCHETTE

DUBAI - Le prix d’introduction en bourse de Saudi Aramco a été fixé à 32 riyals, soit le haut de la fourchette, a annoncé jeudi la compagnie pétrolière, qui bat ainsi le record établi par le géant chinois de l’e-commerce Alibaba, qui a levé 25 milliards de dollars (22,6 milliards d’euros) lors de son entrée à la Bourse de New York en 2014.

L’Arabie saoudite, qui a mis en vente 1,5% du capital de la compagnie publique, a surtout compté sur les investisseurs nationaux et régionaux, les investisseurs ailleurs dans le monde s’étant montrés peu enthousiastes, même à une valorisation ramenée à 1.700 milliards de dollars (1.532 milliards d’euros).

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