November 27, 2019 / 3:07 PM / 17 days ago

GESTION 2020-JPMorgan croit plus à la consommation qu'au soutien budgétaire

PARIS, 27 novembre (Reuters) - Il est peu probable que la politique budgétaire parvienne à prendre le relais de la politique monétaire en 2020 mais les investisseurs peuvent miser sur la solidité de la consommation aux Etats-Unis, estime JPMorgan Asset Management.

Pour la filiale de gestion d’actifs du groupe bancaire américain, la perspective d’avancées partielles sur le commerce entre les Etats-Unis et la Chine pourrait soutenir la confiance des entreprises et la croissance au cours des prochains mois.

En revanche, l’hypothèse selon laquelle les politiques budgétaires pourraient prendre le relais des politiques monétaires ne la convainc pas.

“Je ne pense pas qu’on puisse réellement placer beaucoup d’espoir dans des politiques budgétaires beaucoup plus accommodantes en 2020”, a déclaré Vincent Juvyns, stratégiste de JPMorgan AM, lors d’une présentation mercredi.

Ce pronostic vaut aussi bien pour les Etats-Unis que pour l’Europe, ajoute-t-il, malgré l’impact favorable des taux d’intérêt négatifs sur les finances publiques de plusieurs Etats (de l’ordre de 1,5 point de produit intérieur brut pour la France par exemple).

Quant à la Chine, elle n’a fait pas autant de relance budgétaire qu’on l’escomptait cette année et elle doit prendre garde “à éviter de laisser la machine économique s’emballer comme ce fut le cas après 2010”, poursuit-il.

Concernant les politiques monétaires, Vincent Juvyns ne voit pas les taux reculer davantage en Europe mais n’exclut pas une reprise de la baisse des taux de la Réserve fédérale même si la vigueur de la consommation assure un soutien solide à la croissance aux Etats-Unis.

LA CONSOMMATION EN SOUTIEN AUX USA

“Le consommateur américain n’a jamais été dans une aussi bonne situation. Cela va sans doute ralentir mais pas s’arrêter”, dit-il.

“Le vrai ‘game changer’, ce sera si le consommateur commence à avoir de gros soucis”, ajoute-t-il. “On aura des déconvenues à un moment ou à un autre - on est en fin de cycle - mais on pourra compter sur la consommation pour soutenir l’ensemble de l’édifice américain.”

JPMorgan AM, qui avait adopté pour 2019 une position de sous-pondération des actions par rapport au cash et aux obligations - “une erreur, évidemment, au vu des performances de cette année”, reconnaît le stratège - est logiquement revenue à une position légèrement surpondérée sur cette classe d’actifs, en privilégiant les marchés américains et chinois.

“Dans un contexte où les seules certitudes qu’on a sont une croissance faible, une inflation relativement faible et des taux durablement bas, la recherche de rendement sera le souci principal des investisseurs en 2020, dit Vincent Juvyns. Or les actions, dans un portefeuille diversifié, représentent aujourd’hui l’essentiel du rendement. Donc le rendement du dividende est plus important que jamais.”

Il ne faut évidemment pas compter sur des performances boursières à deux chiffres comme en 2019, précise-t-il. Effets de base et décélération économique obligent, la croissance bénéficiaire aux Etats-Unis pourrait revenir à 4% à 5% l’an prochain, alors qu’en Europe, “si on fait du surplace, ce sera déjà une victoire”.

LE POINT sur les perspectives de marché 2020 des gérants et analystes

Marc Angrand, édité par Patrick Vignal

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