November 6, 2019 / 12:37 PM / 6 days ago

GESTION-Bonne séquence en vue pour le "high yield", selon EDRAM

PARIS, 6 novembre (Reuters) - Le crédit à haut rendement (“high yield”) devrait continuer à offrir de la performance aux investisseurs dans les prochains mois mais il pourrait ensuite traverser une période plus compliquée, dit-on chez Edmond de Rothschild Asset Management (EDRAM).

L’année 2019 qui s’achève aura été porteuse pour la dette d’entreprise classée en catégorie spéculative par les agences de notation, comme pour la plupart des classes d’actifs, a souligné mercredi Alain Krief, responsable de l’obligataire pour la société de gestion, lors d’un point de presse à Paris.

“Les investisseurs sont plutôt prudents et méfiants dans un environnement de fin de cycle mais les chiffres macroéconomiques restent largement dans le vert, même si certains sont passés dans le rouge”, a-t-il dit. “Il n’y a pas de risque de récession imminente et cela reste intéressant de se positionner sur le crédit, notamment sur le high yield.”

Le segment le plus risqué du marché du crédit peut séduire les investisseurs car il est l’un des rares à offrir du rendement dans un environnement de taux bas, voire négatifs.

Le “high yield” européen, qui affiche une performance de 8,2% depuis le début de l’année, pourrait réaliser un score de 4% à 5% sur le premier trimestre 2020, selon Alain Krief.

“On pourrait avoir une très bonne séquence sur le high yield”, a-t-il dit en pointant un climat favorable avec l’espoir d’un accord sur le commerce et le recul du risque d’un divorce brutal entre Londres et Bruxelles.

Le taux de défaut, baromètre à surveiller en priorité sur ce marché volatil, reste faible, notamment parce que les taux très bas permettent aux entreprises de se refinancer à bon compte, a-t-il ajouté.

Alain Krief préconise en outre des stratégies de niche avec notamment deux catégories de titres intéressantes selon lui: la dette subordonnée émise par les sociétés financières et les “corporate hybrides”.

Ces dernières sont des titres subordonnés émis par des sociétés non-financières qui combinent les caractéristiques des obligations et celles des actions, avec le versement d’un coupon fixe mais des maturités très longues, voire pas de date d’échéance.

Si le premier trimestre 2020 devrait encore sourire au “high yield”, la suite pourrait être moins favorable, a prévenu Alain Krief.

“Ensuite, on pourrait revoir des nuages si certains chiffres économiques n’étaient pas au rendez-vous”, a-t-il dit.

Patrick Vignal, édité par Marc Angrand

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