October 28, 2019 / 5:31 PM / 23 days ago

Draghi exhorte les gouvernements à prendre le relais

FRANCFORT, 28 octobre (Reuters) - L’Europe doit franchir un nouveau cap sur la voie de son intégration et se doter des institutions nécessaires à la stabilisation de son économie au moment où la politique monétaire perd de sa puissance, a déclaré lundi Mario Draghi, le président sortant de la Banque centrale européenne (BCE).

“Il apparaît clairement que l’heure est à davantage d’Europe, et non à moins d’Europe”, a-t-il dit lors d’une cérémonie d’adieux, quelques jours à peine avant le terme de ses huit années à la tête de la BCE et de la passation de pouvoirs à Christine Lagarde, fixée vendredi prochain.

S’exprimant face à une assistance incluant la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron, Mario Draghi a plaidé en faveur d’un budget commun pour que l’UE puisse disposer d’une capacité centralisée de nature à stabiliser l’union monétaire.

Les ministres européens des Finances se sont accordés ce mois-ci sur un petit budget pour la zone euro, mais on est encore loin de ce qu’espéraient les responsables de la BCE.

“Aujourd’hui, nous sommes dans une situation où les taux d’intérêt bas ne produisent plus le même degré d’impulsion que par le passé parce que le taux de retour sur investissement dans l’économie a chuté”, a poursuivi Draghi.

“La politique monétaire peut encore atteindre ses objectifs, mais elle ne peut pas le faire plus rapidement et avec moins d’effets indésirables si dans le même temps les politiques budgétaires ne sont pas alignées sur elle”, a-t-il dit.

S’exprimant lors du même événement, Emmanuel Macron a salué le travail accompli par Mario Draghi - “Vous avez sauvé l’Europe du naufrage, assuré et fortifié la protection de l’Europe et de ses citoyens”, lui a-t-il dit.

Il a ajouté qu’il appartenait désormais aux chefs d’Etat et de gouvernement de reprendre à leur compte le fameux “tout ce qui sera nécessaire” (“whatever it takes”), formule clef utilisée par Draghi en 2012 pour définir la politique monétaire de la BCE et dont nombre pensent aujourd’hui qu’elle a sauvé la zone euro.

Car Mario Draghi quitte la Banque centrale européenne avec l’image d’un homme ayant sauvé la zone euro de l’effondrement, laissant à Christine Lagarde le soin de ramener le calme au sein d’une institution divisée et de fixer le cap dans des eaux agitées. (Francesco Canepa et Frank Siebelt, avec Patrick Vignal à Paris Henri-Pierre André pour le service français, édité par Nicolas Delame)

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