July 19, 2019 / 9:31 AM / 3 months ago

GB/Indicateurs-Le déficit budgétaire s'est encore creusé en juin

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LONDRES, 19 juillet (Reuters) - Principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois:

* DÉFICIT BUDGÉTAIRE DE £7,15 MILLIARDS EN JUIN (CONSENSUS: £3,9 MILLIARDS)

19 juillet - Le déficit budgétaire s’est creusé sur les trois premiers mois de l’exercice fiscal en cours du fait d’une hausse des charges d’intérêt et de dépenses plus élevées que prévu, ce qui devrait limiter la marge de manoeuvre du prochain Premier ministre s’il doit amortir un éventuel choc économique lié au Brexit.

Sur le seul mois de juin, le déficit a atteint 7,152 milliards de livres (7,956 milliards d’euros), a annoncé l’Office national de la statistique (ONS) vendredi, contre 3,3 milliards en juin 2018 et au-dessus de toutes les prévisions d’économistes recueillies par Reuters, le consensus le donnant à 3,9 milliards.

Sur les trois mois de l’exercice 2019-2020, entamé le 1er avril, le déficit est supérieur de 33% à celui de la période comparable de l’exercice précédent, à 17,9 milliards de livres.

En mars, l’Office for Budget Responsibility (OBR), organisme indépendant qui détermine le cadre macroéconomique du budget, avait révisé à la hausse son estimation du déficit 2019-2020 à 24,0 milliards de livres contre 23,5 milliards précédemment, un montant qui équivaut à 1,3% du produit intérieur brut (PIB).

L’OBR a toutefois prévenu jeudi que le déficit pourrait atteindre 30 milliards de livres sur l’exercice 2020-2021 en cas de sortie sans accord du Royaume-Uni de l’Union européenne, qui entraînerait une récession.

Les deux prétendants à la succession de la Première ministre Theresa May, le favori Boris Johnson et son rival Jeremy Hunt, n’ont ni l’un ni l’autre exclu le scénario d’une sortie sans accord.

L’OBR a qualifié les promesses de réduction d’impôt et de nouvelles dépenses faites par les deux candidats à la direction du Parti conservateur de “coûteuses” et mis en garde contre un affaiblissement de la discipline budgétaire après plusieurs années de redressement des comptes publics.

L’actuel ministre des Finances, Philip Hammond, ne devrait pas être reconduit et aucun des deux candidats n’a repris à son compte son engagement de maintenir le déficit budgétaire en dessous de 2% du PIB et de réduire le ratio d’endettement.

Le dette nette représentait 83,1% du PIB à fin juin, selon les données publiées par l’ONS.

Tableau :

* REBOND DE 1,0% DES VENTES AU DÉTAIL EN JUIN

18 juillet - Les ventes au détail au Royaume-Uni ont rebondi en juin, contrairement aux attentes, montrent les statistiques officielles publiées jeudi, qui pourraient relancer l’espoir que l’économie échappe à la récession au deuxième trimestre.

Les ventes au détail ont affiché une hausse de 1,0% en juin en volume, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient une baisse de 0,3%, après un repli de 0,5% en mai.

Par rapport à juin 2018, elles ont été en progression de 3,8% le mois dernier, là aussi meilleures que prévu.

De nombreux économistes pensent que l’économie britannique est face à un risque de récession au deuxième trimestre, contrecoup du boom provoqué par l’accumulation de stocks qui a eu lieu avant l’échéance fixée initialement en mars pour le Brexit. Cette reprise des ventes pourrait limiter ce risque.

Tableau:

* L’INFLATION RESTE À 2%, BAISSE POUR LES PRIX PRODUCTEURS

19 juin - L’inflation au niveau des prix à la consommation est restée stable en juin au Royaume-Uni mais elle a reculé au niveau des coûts de fabrication pour la première fois depuis trois ans, montrent des données publiées mercredi par l’Office national de la statistique (ONS).

Les prix à la consommation ont augmenté de 2,0% en rythme annuel en juin, comme en mai, un rythme conforme aux attentes des économistes interrogés par Reuters et qui correspond à l’objectif de la Banque d’Angleterre (BoE).

Hors énergie, alimentation, alcool et tabac, la hausse des prix est ressortie à 1,8% sur un an, comme prévu par les économistes, contre 1,7% le mois précédent.

Dans le secteur manufacturier, les coûts des matières premières, en bonne partie importées, ont baissé de 0,3% en juin sur un an, leur première baisse depuis trois ans, après une hausse de 1,4% en mai (révisé de 1,3%).

Les économistes attendaient en moyenne une hausse de 0,5% de ces coûts.

Les industriels ont baissé leurs prix en conséquence de 0,1% sur le mois pour une hausse de 1,6% sur un an (consensus +1,7%), soit le taux le plus bas depuis septembre 2016.

Les statistiques de l’ONS montrent aussi que les prix immobiliers à Londres ont chuté de 4,4% en juin en variation annuelle, leur plus forte baisse depuis août 2009. Dans l’ensemble du pays la croissance des prix immobiliers a ralenti à 1,2%, égalant le plus bas de six ans touché en février.

Tableau des prix à la consommation

Tableau des prix producteurs

* CROISSANCE SALARIALE ANNUELLE +3,6% SUR 3 MOIS À FIN MAI

16 juillet - Les salaires britanniques, primes non comprises, ont augmenté au rythme le plus soutenu depuis près de 11 ans sur la période mars-mai mais le marché de l’emploi donne des signes d’affaiblissement.

Ces salaires de base ont augmenté de 3,6% annuellement, plus que le consensus Reuters qui donnait une hausse de 3,5%.

Primes incluses, les rémunérations ont augmenté de 3,4% après un gain de 3,2% et un consensus donnant +3,1%.

La Banque d’Angleterre (BoE) a dit s’attendre à une croissance des salaires de 3% en fin d’année. Elle pense qu’elle pourrait de ce fait devoir remonter les taux d’intérêt pour autant que la Grande-Bretagne puisse éviter un Brexit sans accord.

Le taux de chômage est resté comme prévu à 3,8% sur la période mars-mai, au plus bas depuis la période de trois mois à fin janvier 1975. Le nombre de personnes sans emploi a baissé de 51.000 à un peu moins de 1,3 million.

Mais la croissance du nombre d’emplois a été limitée à 28.000, la plus faible depuis la période de trois mois à fin avril 2018. Le nombre d’offres d’emploi est tombé lui au plus bas depuis plus d’un an.

Tableau:

* LE DÉFICIT COMMERCIAL AU PLUS BAS DEPUIS SEPTEMBRE 2018

10 juillet - Le déficit commercial britannique a décru plus fortement que prévu en mai pour tomber à son plus bas niveau depuis huit mois, et même depuis 2014 pour les seuls échanges de biens avec les pays de l’Union européenne, selon les données publiées mercredi par l’Office national de la statistique (ONS).

Le déficit des échanges de marchandises est ressorti à 11,524 milliards de livres (12,822 milliards d’euros), au plus bas depuis septembre 2018, contre 12,761 milliards (révisé) en avril.

Les économistes prévoyaient en moyenne une dégradation à 12,55 milliards de livres par rapport au chiffre de 12,113 milliards annoncé en première estimation pour avril.

En volume, les exportations ont progressé de 3,3% en mai alors que les importations ont reculé de 2,9%.

Le déficit des échanges de biens avec l’UE a diminué à 6,619 milliards de livres, au plus bas depuis septembre 2014, contre 7,506 milliards en avril.

En intégrant les services, dont la balance a été positive de 9,2 milliards de livres, le déficit commercial total du Royaume-Uni est ressorti à 2,324 milliards de livres en mai, là aussi un plus bas depuis septembre 2018, contre 3,716 milliards le mois précédent.

Tableau

* Le PIB estimé en hausse de 0,3% en mai, plus que prévu

10 juillet (Reuters) - L’économie britannique a enregistré une croissance plus forte que prévu en mai, grâce à un rebond de la production automobile après des fermetures de site le mois précédent, selon des données publiées mercredi par l’ONS.

Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,3% après une contraction de 0,4% le mois précédent. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse limitée à 0,1%.

“L’économie a renoué avec la croissance au mois de mai à la suite de la baisse observée en avril. Cela est dû principalement au redressement partiel de la production automobile”, a déclaré Rob Kent-Smith, statisticien à l’ONS.

Les constructeurs automobiles présents au Royaume-Uni ont pour la plupart avancé à avril leurs fermetures d’usines estivales pour maintenance, anticipant des perturbations immédiatement après le Brexit, dont la date initialement prévue était le 29 mars mais qui a depuis été repoussé au 31 octobre.

La Banque d’Angleterre, qui s’alarme autant des tensions commerciales internationales que des incertitudes autour du Brexit, a prédit le mois dernier une stagnation du PIB au deuxième trimestre après la croissance de 0,5% enregistrée sur les trois premiers mois de l’année.

Publiées la semaine dernière, les enquêtes d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat des secteurs manufacturier et des services ont donné à penser que l’activité dans la cinquième économie mondiale a fortement ralenti en juin et peut-être même accusé une contraction.

La statistique de mercredi laisse toutefois espérer une légère croissance. Par rapport à mai 2018, le PIB a augmenté de 1,5%, dépassant là aussi le consensus qui était à +1,3%.

Tableau

Les indicateurs publiés en juin

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