July 18, 2019 / 8:40 PM / 2 months ago

POINT MARCHÉS-Wall Street finit en légère hausse, espoirs sur les taux (actualisé)

(Nouvelle actualisation avec la mise au point de la Fed de New York)

* Le Dow grappille 0,01%, le S&P gagne 0,36% et le Nasdaq 0,27%

* Williams (Fed) prône une action préventive rapide sur les taux

* La Fed de New York minimise ensuite la portée de ses propos

* Netflix chute après ses résultats, Philip Morris et IBM en vue

* Microsoft bat le consensus et grimpe en après-Bourse

18 juillet (Reuters) - La Bourse de New York a fini en légère hausse jeudi, retrouvant de couleurs en fin de séance après les déclarations d’un des principaux responsables de la Réserve fédérale qui ont ravivé les espoirs d’une baisse de taux d’un demi-point à la fin du mois.

L’indice Dow Jones est repassé dans le vert pratiquement à la cloche, gagnant sur le fil 3,12 points ou 0,01% à 27.222,97.

Le S&P-500 a avancé de 10,69 points, soit 0,36%, à 2.995,11 points et le Nasdaq Composite a gagné 22,04 points (0,27%) à 8.207,24.

John Williams, le président de la Fed de New York, a prôné une action préventive forte sur les taux d’intérêt compte tenu du bas niveau de l’inflation, relançant ainsi les spéculations sur une baisse de taux de 50 points de base le 31 juillet à l’issue de la réunion de deux jours du comité de politique monétaire (Fomc) de la Fed.

Dernièrement, des statistiques économiques meilleures que prévu avaient plutôt favorisé le scénario d’un assouplissement limité à 25 points de base.

D’après le baromètre FedWatch de CME Group, la possibilité d’une baisse de taux de 50 pdb est remontée à 71% dans la foulée des déclarations de Williams alors qu’elle était à 34% mercredi soir.

Après la clôture, la Fed de New York a toutefois publié une rare mise au point pour dire que son président s’exprimait d’un point de vue académique et que son discours “ne concernait pas de possibles décisions de politique monétaire qui seront prises à la prochaine réunion du FOMC”.

Avant l’agitation de fin de séance, le marché avait consolidé dans le calme, ne trouvant toujours pas d’inspiration dans les publications de résultats du deuxième trimestre et surtout pas dans ceux de Netflix.

“Les résultats sont plutôt conformes aux attentes mais les entreprises se montrent prudentes pour les trimestres futurs, et cela empêche le S&P 500 de revenir au-dessus des 3.000 points”, explique John Augustine, directeur des investissements chez Huntington Private Bank à Columbus (Ohio).

Les bénéfices des sociétés du S&P 500 sont désormais prévus en hausse de 0,6% sur un an, d’après les estimations des analystes compilées par IBES Refinitiv, alors qu’ils étaient auparavant attendus en légère baisse.

Quelque 6,68 milliards d’actions ont changé de mains, à comparer à une moyenne de 6,67 milliards sur les 20 dernières séances pleines.

VALEURS

Plus forte baisse du S&P 500, Netflix a plongé de 10,27% à 325,21 dollars, revenant à ses niveaux de la fin janvier. Le pionnier du streaming vidéo a gagné presque deux fois moins d’abonnés payants que prévu au deuxième trimestre, et en a même perdu aux Etats-Unis pour la première fois en huit ans.

L’indice des services de communication a cédé 0,89% dans son sillage, la plus forte baisse des 11 grands indices sectoriels S&P 500 dont sept ont fini en hausse.

Morgan Stanley a gagné à l’inverse 1,51% après des résultats de bonne facture, permettant au sous-indice du secteur bancaire de regagner 0,94% après trois séances de baisse.

En tête du S&P 500, le géant du tabac Philip Morris a bondi de 8,22% après avoir relevé sa prévision de bénéfice annuel. Union Pacific (+5,89%), IBM (+4,59%, meilleure performance du Dow Jones) et eBay (+1,90%) ont aussi été recherchés après leurs publications.

Microsoft a cédé 0,11% dans l’attente de ses résultats, à la clôture, qui se sont révélés supérieurs aux attentes. Le titre prenait plus de 1% dans les transactions électroniques hors séance.

LES INDICATEURS DU JOUR

Les inscriptions au chômage ont légèrement augmenté de 8.000 à 216.000 aux Etats-Unis la semaine dernière, un chiffre conforme aux attentes qui ne remet pas en cause la vigueur du marché du travail.

L’indice de l’activité manufacturière de la Fed de Philadelphie a pour sa part rebondi bien plus nettement qu’attendu en juillet, à 21,8, au plus haut depuis juillet 2018, contre 0,3 en juin et 5,0 attendu.

La statistique a eu peu d’impact, d’autant que l’indice des indicateurs avancés a baissé de 0,3% en juin au lieu d’une progression de +0,1% attendue en moyenne par les économistes.

LA SÉANCE EN EUROPE

Les Bourses européennes ont encore légèrement baissé jeudi dans un climat de prudence en ce début de saison de résultats d’entreprises trimestriels et à l’approche de grands rendez-vous de politique monétaire, avec les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine toujours en toile de fond.

À Paris, le CAC 40 a perdu 0,38% à 5.550,55 points. Le Footsie britannique a cédé 0,56% et le Dax allemand a reculé de 0,92%, pénalisé par la chute du géant technologique SAP (-5,61%) après des prévisions jugées décevantes.

L’indice EuroStoxx 50 a abandonné 0,54%, le FTSEurofirst 300 0,19% et le Stoxx 600 0,22%.

TAUX

Les déclarations de John Williams ont fait chuter les rendements obligataires, notamment ceux des obligations à deux ans, les plus sensibles à l’évolution des taux de la Fed, qui sont passés en quelques minutes de 1,81% à 1,78%.

Le rendement des Treasuries à 10 ans reculait en fin de séance à 2,038% contre 2,061% mercredi soir.

CHANGES

Le marché des changes, somnolent jusque-là, a aussi réagi avec l’indice dollar qui a cédé 0,52% à 96,713, sous sa moyenne mobile à 200 jours (96,806) - un signal technique négatif.

L’euro notamment a repris 0,44% à 1,1275 dollar mais il retombait de 0,33% à 1,1242 après la mise au point de la Fed de New York.

MÉTAUX PRÉCIEUX

L’or a gagné plus de 1% à 1.443.25 dollars l’once sur le marché au comptant, un plus haut depuis mai 2013, et l’argent a atteint un plus haut d’un an à 16,31 dollars l’once.

PÉTROLE

Les cours du pétrole ont terminé en nette baisse sur le Nymex en réaction au retour à la normale pour la production du Golfe du Mexique après le passage de l’ouragan Barry la semaine dernière. Le gouvernement a indiqué que les niveaux de production étaient revenus à 81% de leur niveau habituel.

Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a perdu 2,61% à 55,30 dollars et le Brent de mer du Nord 2,72% à 61,93.

Après la clôture, le président américain Donald Trump a annoncé la destruction en vol d’un drone iranien qui, a-t-il dit, menaçait le bâtiment de guerre USS Boxer dans le détroit d’Ormuz.

A SUIVRE VENDREDI : (avec Evan Sully à New York, Véronique Tison pour le service français)

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