July 4, 2019 / 1:09 PM / in 2 months

GESTION-Les marchés sont exagérément pessimistes-BNY Mellon

PARIS, 4 juillet (Reuters) - L’environnement des marchés financiers s’est certes dégradé mais il n’a rien de catastrophique et ne justifie en rien le pessimisme reflété par la chute des rendements obligataires, dit-on chez BNY Mellon Investment Management.

Dans son scénario central pour le reste de l’année, la branche de gestion d’actifs de la banque américaine voit la Réserve fédérale maintenir ses taux d’intérêt, la Chine et les Etats-Unis parvenir à un accord commercial et la croissance ralentir sans disparaître.

“La situation n’est pas idéale, il y a des risques qui augmentent mais, fondamentalement, ça va, on peut rester investi sur les actifs risqués”, a déclaré jeudi Shamik Dhar, chef économiste de BNY Mellon IM, lors d’une conférence à Paris.

Des risques pèsent sur ce scénario central relativement optimiste, dont la probabilité est estimée à 50%, au premier rang desquels les frictions commerciales, le Brexit, l’Italie et les tensions géopolitiques entre Washington et Téhéran ainsi qu’entre Pékin et Hong Kong, a-t-il dit.

Dans le pire des scénarios élaborés par BNY Mellon IM, dont la probabilité est tout de même de 20%, un choc extérieur provoque une perte de confiance sur les marchés entraînant une prophétie autoréalisatrice débouchant sur une crise d’abord financière puis économique.

Du côté de la politique monétaire, Shamik Dhar n’exclut pas une baisse des taux aux Etats-Unis avant la fin de l’année mais a du mal à comprendre ceux qui en anticipent au moins trois.

“Le marché obligataire n’a jamais été très bon pour prédire les baisses de taux”, a-t-il dit. “Il a l’air de penser qu’une récession est au coin de la rue mais ce n’est pas notre avis.”

Le marché d’actions est certainement plus pertinent lorsqu’il anticipe des révisions à la baisses des bénéfices des entreprises du S&P 500 américain et du Stoxx 600 européen , selon l’économiste de BNY Mellon IM.

“Il y aura certainement une baisse des bénéfices mais pas à des niveaux de récession”, a-t-il précisé.

Du côté de la conjoncture, le ralentissement du secteur manufacturier observé un peu partout dans le monde devrait se prolonger au second semestre avant une stabilisation puis un redémarrage en 2020, selon Shamik Dhar.

“Globalement, il y a bien un ralentissement mais ça n’a rien à voir avec 2008”, a-t-il dit.

Patrick Vignal, édité par Marc Angrand

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