July 2, 2019 / 1:21 PM / 3 months ago

UE-Nouvelle proposition pour débloquer le jeu des nominations

BRUXELLES, 2 juillet (Reuters) - Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a proposé mardi aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE de choisir Ursula von der Leyen comme prochaine présidente de la Commission dans le cadre d’un nouveau compromis visant à débloquer les négociations enlisées depuis dimanche à Bruxelles.

Cette proposition est le fruit d’un accord entre Emmanuel Macron, à l’origine de cette idée, et Angela Merkel, ont déclaré plusieurs sources. Une des sources a précisé qu’elle s’accompagnait de celle de nommer la Française Christine Lagarde à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE).

La chancelière allemande est “très positive” sur l’idée de voir la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) succéder à Mario Draghi, a ajouté cette source.

La ministre allemande de la Défense a plusieurs atouts pour espérer succéder à Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission.

Membre de la CDU (Union chrétienne-démocrate) et proche alliée d’Angela Merkel, sa nomination satisferait la volonté du Parti populaire européen (PPE) de conserver ce poste.

La colère de dirigeants liés au PPE face à la précédente proposition, selon laquelle le socialiste néerlandais Frans Timmermans aurait accédé à la présidence, avait bloqué les négociations depuis dimanche après-midi.

Pour être choisi, un candidat à la présidence de la Commission doit être soutenu par au moins 72% des 28 Etats membres, qui doivent représenter au moins 65% de la population de l’UE. Il doit ensuite recueillir la majorité au Parlement européen pour être élu président de la Commission.

La nomination d’Ursula von der Leyen simplifierait en outre la recherche d’une parité femmes-hommes, défendue par plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement, d’autant plus si elle s’accompagnait de celle de Christine Lagarde à la BCE.

Selon une autre source, les socialistes européens ont donné leur accord à ce plan, à condition d’obtenir des postes importants dans ceux qui restent à pourvoir.

Des diplomates européens faisaient état de nombreuses possibilités testées mardi pour les deux autres grands postes dépendant directement du Conseil - la présidence du Conseil et le Haut représentant pour les affaires étrangères - ainsi que pour la présidence du Parlement qui dépend des seuls députés.

Pour consolider leur autorité, les chefs d’Etat et de gouvernement espèrent pouvoir s’accorder avant l’élection du président du Parlement, qui aura lieu mercredi, qu’ils aient ou non bouclé leurs négociations.

“Il est hors de question de modifier” l’ordre du jour, a affirmé mardi le porte-parole du Parlement.

Le Parlement a en revanche repoussé de quelques heures, jusqu’à 22h00 ce mardi, la date limite pour déposer les dossiers de candidature en vue du premier tour de scrutin. (avec Andreas Rinke, Peter Maushagen, Alexandra Regida, Richard Lough, Gabriela Baczynska, Alissa de Carbonnel, et Francesco Guarascio à Strasbourg, édité par Yves Clarisse)

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