June 26, 2019 / 6:11 PM / 3 months ago

Tereos juge sa stratégie soutenue par une majorité du conseil

PARIS, 26 juin (Reuters) - Les membres de Tereos ont élu mercredi un conseil de surveillance composé en majorité de partisans de la stratégie définie par l’équipe sortante, a déclaré la coopérative sucrière française, secouée par une crise de gouvernance.

François Leroux, le président sortant du conseil de surveillance, et Gérard Clay, l’un des trois membres dissidents de cette instance, n’ont cependant pas été réélus lors de l’assemblée générale qui s’est tenue mercredi, a dit un porte-parole du groupe.

Une partie des membres de la coopérative française, connue pour ses marques La Perruche et Beghin Say, s’inquiète des pertes essuyées par le groupe depuis deux ans et souhaite un changement stratégique. Les dissidents accusent la direction de vouloir cacher les difficultés financières du groupe, qui est déjà fortement endetté, ce que ce Tereos a toujours démenti.

Lors de l’AG de mercredi, 181 conseillers régionaux devaient renouveler le conseil de surveillance. Le résultat du vote était incertain mais pour Tereos, il a montré un soutien net à la stratégie actuelle.

“Les conseillers de région ont élu leur conseil de surveillance dont la majorité des membres, 17 sur 24, soutient la stratégie décidée par le précédent conseil et mise en oeuvre par le directoire”, a déclaré Tereos dans un communiqué.

François Leroux, qui avait fermement défendu la stratégie du groupe lors de nombreuses réunions avec les membres de la coopérative, s’était montré confiant avant le vote. Il n’est cependant pas parvenu à emporter l’adhésion des conseillers régionaux pour rester membre du conseil de surveillance, a déclaré un porte-parole de Tereos.

Le dissident Gérard Clay n’y est pas parvenu non plus.

Un nouveau président du conseil devra donc être élu.

Deuxième producteur mondial de sucre, Tereos a publié le 12 juin une perte nette décuplée à 242 millions d’euros sur l’exercice 2018/2019, toujours pénalisé par l’effondrement des cours du sucre.

La dette nette du groupe a atteint 2,50 milliards d’euros, contre 2,35 milliards à la fin mars 2018.

L’industrie sucrière européenne souffre de la baisse des cours due principalement à une augmentation de l’offre liée à la fin, en 2017, des quotas instaurés dans l’Union européenne. (Sybille de La Hamaide et Gus Trompiz Claude Chendjou pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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