June 25, 2019 / 5:03 AM / 5 months ago

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 05H00 GMT (25/06)

L’IRAN VOIT DANS LES SANCTIONS US LA FIN DU CANAL DIPLOMATIQUE

DUBAI/WASHINGTON - La décision des Etats-Unis d’imposer des sanctions au guide suprême de la révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, et à d’autres hauts représentants de l’Iran ferme définitivement le canal diplomatique entre Téhéran et Washington, a déclaré mardi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

Donald Trump a signé lundi un décret infligeant de nouvelles sanctions à l’Iran, notamment à l’ayatollah Ali Khamenei. “Les sanctions (...) empêcheront le guide suprême, ses services et son entourage d’accéder à des ressources financières et à des soutiens essentiels”, a-t-il assuré.

Le président américain a dit dans un premier temps avoir agi en représailles à la destruction d’un drone de l’US Navy par l’armée iranienne jeudi, avant de déclarer que les nouvelles sanctions auraient été imposées de toute façon.

“Imposer des sanctions inutiles contre le guide suprême de l’Iran et le commandant de la diplomatie iranienne (le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, ndlr) constitue la fermeture définitive du canal diplomatique”, a écrit mardi sur Twitter le porte-parole de la diplomatie iranienne.

“L’administration désespérée de Trump détruit les mécanismes internationaux en placer pour préserver la paix et la sécurité mondiales”, a ajouté Abbas Mousavi.

A DUBAI, un responsable du département d’Etat américain a annoncé lundi pendant une visite de Mike Pompeo que les Etats-Unis avaient entrepris de former une coalition avec leurs alliés pour assurer la sécurité de la navigation dans le golfe arabo-persique.

Les Etats membres apporteront une contribution matérielle et financière à ce programme baptisé “Sentinelle”, a-t-il précisé.

VOIR AUSSI: Les exportations de brut iranien tombent à 300.000 BPJ

—-

PROCHE-ORIENT

LES USA PRÉSENTENT LE VOLET ÉCONOMIQUE DE LEUR PLAN DE PAIX

MANAMA/JERUSALEM - La première phase du plan de paix pour le Proche-Orient établi par Washington est lancée mardi à Bahreïn avec une présentation du volet économique qui vise 50 milliards de dollars d’investissements sur dix ans pour les Palestiniens, lesquels ont dénoncé la primauté de l’aspect économique sur le politique et seront absents.

Cet “atelier”, selon le terme employé par le concepteur du projet, Jared Kushner, permettra au gendre et conseiller du président américain Donald Trump de présenter les investissements espérés dans les territoires palestiniens, notamment pour permettre la construction d’un “corridor” reliant la Cisjordanie à la bande de Gaza, selon des responsables américains et des documents consultés par Reuters.

Aucun représentant de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ou de l’Autorité palestinienne ne prendra part à la conférence de Manama, alors que les Palestiniens refusent tout dialogue avec Washington depuis que Donald Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre 2017.

La Maison blanche a dit avoir renoncé à inviter une délégation gouvernementale israélienne en raison de l’absence de représentants de l’Autorité palestinienne.

L’attitude de l’Arabie saoudite et des pays du Golfe sera observée de près, notamment leur volonté d’effectuer ou non des dons pour un projet qui suscite le rejet ou l’exaspération dans le monde arabe.

Dans deux entretiens accordés à Reuters, Jared Kushner a déclaré qu’il considérait son projet comme capable de changer la donne au Proche-Orient, contrairement à l’avis de nombreux experts de la région.

—-

TRUMP PAS PRÉOCCUPÉ PAR L’ISSUE DE L’ENTREVUE AVEC XI-REPRÉSENTANT US

WASHINGTON - Donald Trump considère l’entretien qu’il doit avoir en fin de semaine avec le président chinois Xi Jinping comme une chance de connaître la position de Pékin sur le conflit commercial sino-américain, a déclaré lundi un haut représentant de l’administration américaine.

Le président américain est “à l’aise” avec toutes les issues possibles aux discussions qu’il mènera avec Xi Jinping lors du sommet du G20 au Japon, a indiqué ce représentant.

Il s’agira de la première rencontre entre les deux dirigeants depuis novembre dernier, et donc la première depuis que les négociations commerciales sino-américaines sont tombées dans l’impasse début mai lorsque Washington a accusé Pékin d’être revenu sur ses engagements.

Le ministre adjoint chinois du Commerce a déclaré lundi que les deux camps menaient des discussions commerciales en amont de la rencontre prévue entre Xi et Trump.

—- LE MEXIQUE A DÉPLOYÉ 15.000 SOLDATS À LA FRONTIÈRE AVEC LES USA

MEXICO - Le Mexique a déployé près de 15.000 soldats et membres de la Garde nationale dans le nord du pays afin de lutter contre les flux de migrants clandestins qui se rendent à la frontière avec les Etats-Unis, a déclaré lundi le commandant de l’armée mexicaine.

Dans le cadre d’un accord conclu début juin avec Washington, Mexico dispose de 45 jours pour démontrer l’efficacité de mesures prises pour stopper les “caravanes” de migrants venus d’Amérique centrale, sous peine de voir le président américain Donald Trump mettre à exécution sa menace de taxer tous les produits importés du Mexique.

—-

ASSEMBLÉE DU CONSEIL DE L’EUROPE: FEU VERT POUR LE RETOUR DES RUSSES

STRASBOURG - La voie est libre pour un retour des Russes au sein de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) après le vote par celle-ci, mardi à Strasbourg, d’une modification de son règlement au terme d’une séance marathon qui a opposé les partisans de la fermeté à ceux du dialogue avec Moscou.

La possibilité de sanctionner un parlementaire d’une privation de ses droits de vote, de parole ou de représentation dans les organes de l’Assemblée, a été supprimée par 118 voix contre 62 et 10 abstentions après un débat de neuf heures qui s’est conclu dans la nuit de lundi à mardi.

C’était une exigence des parlementaires russes qui pratiquaient la politique de la chaise vide à Strasbourg depuis que leurs droits de vote avaient été suspendus, en avril 2014, après l’annexion de la Crimée. Ils pourraient revenir au sein de l’APCE dès ce mardi, après cinq années d’absence.

—- FRANCE-EMBELLIE POUR MACRON ET PHILIPPE DANS LE BAROMÈTRE ODOXA

PARIS - Les élections européennes ont eu un effet bénéfique sur la popularité d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe, qui gagnent respectivement six et trois points dans le baromètre politique Odoxa de juin pour France Inter, la presse régionale et l’Express publié mardi.

Avec 36% de bonnes opinions, le chef de l’Etat est à son plus haut niveau en un an et réalise sa plus forte progression mensuelle depuis son arrivée à l’Elysée. Les Français sont toutefois 64% à désapprouver son action.

Le Premier ministre Edouard Philippe est à 37% de popularité, dans le sillage de son discours de politique générale du 12 juin.

—-

MACRON PLACE MARSEILLE AU COEUR DE SES PRÉOCCUPATIONS

MARSEILLE - “La France ne peut pas réussir si Marseille ne réussit pas” : Emmanuel Macron a fait lundi de la deuxième ville de France une priorité, à neuf mois des élections municipales de mars 2020 pour lesquelles la République en marche se montre ambitieuse.

“Ce qui m’importe, c’est que les projets les plus ambitieux pour Marseille sortent, puis après les responsables politiques prendront leurs responsabilités et les partis désigneront des candidats. Ce n’est pas le rôle du président de la République”, a déclaré le chef de l’Etat, en marge du Sommet des deux rives consacré à la coopération en Méditerranée.

—-

LE BREVET DES COLLÈGES REPORTÉ POUR CAUSE DE CANICULE

PARIS - Le gouvernement a décidé de reporter au début de la semaine prochaine les épreuves du brevet des collèges prévues jeudi et vendredi en France métropolitaine en raison de la canicule, a annoncé lundi le ministre de l’Education nationale.

Les élèves de troisième passeront leur examen lundi et mardi prochains. Le programme est inchangé dans les départements d’Outre-mer.

Alors que des températures supérieures à 40°C sont annoncées pour la fin de la semaine dans une grande partie du pays, le ministre a détaillé une série de conseils à destination des élèves, de leurs parents, des professeurs et des chefs d’établissement, allant de la limitation des activités sportives à la distribution d’eau en passant par la présence d’un thermomètre dans chaque salle de classe.

—- LE DG DE NISSAN SOUFFLE LE FROID SUR LES RELATIONS AVEC RENAULT

YOKOHAMA, Japon - Nissan pourrait être contraint de revoir sa structure capitalistique, a déclaré mardi son directeur général Hiroto Saikawa, soulignant que l’alliance entre le constructeur japonais et Renault était basée sur une relation gagnant-gagnant qui pourrait vite se briser si cela venait à changer.

Cette déclaration, effectuée à Yokohama lors de la première assemblée annuelle des actionnaires de Nissan depuis le scandale Carlos Ghosn, suggère qu’un apaisement des tensions entre les deux partenaires n’est pas à l’ordre du jour.

Elle intervient quelques jours à peine après la fin d’une querelle publique autour de la représentation de Renault dans les puissants comités du conseil d’administration de Nissan.

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below