June 22, 2019 / 2:02 AM / 5 months ago

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 02H00 GMT (22/06)

IRAN

TRUMP DIT AVOIR RENONCÉ À DES FRAPPES “DISPROPORTIONNÉES”

WASHINGTON/DUBAI - Donald Trump a confirmé vendredi que l’armée américaine était prête à riposter à la destruction en vol d’un drone de l’US Navy par l’Iran mais a ajouté qu’il avait ordonné d’interrompre ces frappes “dix minutes” avant leur déclenchement.

“Nous étions prêts à riposter la nuit dernière sur trois sites différents lorsque j’ai demandé combien de personnes mourraient. ‘Cent cinquante, monsieur’, m’a répondu un général. Dix minutes avant la frappe, je l’ai stoppée, pas proportionnée à la destruction d’un drone sans équipage”, a écrit le président américain dans une série de tweets.

Il a ajouté qu’il n’était “pas pressé”. “Notre armée (...) est de loin la meilleure du monde. Les effets des sanctions (ndlr, contre l’Iran) se font sentir, de nouvelles ont été ajoutées hier soir”, a-t-il dit.

L’annulation in extremis de cette opération militaire avait été révélée par le New York Times.

Trump, a-t-on appris de sources gouvernementales iraniennes, a parallèlement fait parvenir dans la nuit de jeudi à vendredi un message aux autorités iraniennes pour les informer de l’imminence de cette attaque tout en leur faisant part de sa volonté de dialogue.

Dans un entretien à la chaîne ABC News vendredi, le président américain s’est dit prêt à parler sans condition préalable à l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution iranienne, ou au président iranien Hassan Rohani.

L’ARMÉE US S’APPRÊTE À ÉVACUER D’IRAK DES CENTAINES DE CONTRACTUELS - SOURCES

TIKRIT, Irak - L’armée américaine s’apprête à évacuer d’une base militaire en Irak près de 400 employés de Lockheed Martin et Sallyport Global travaillant comme contractuels pour le Pentagone, en raison de “menaces potentielles”, a-t-on appris vendredi de trois sources militaires irakiennes.

La base est celle de Balad, à 80 km au nord de Bagdad. Ce vaste complexe militaire a été touché la semaine dernière par trois tirs de mortier, qui n’ont pas été revendiqués.

Selon des responsables locaux, des milices chiites soutenues par l’Iran sont à l’origine de l’incident de Bassorah. L’Iran n’a fait aucun commentaire.

Ces incidents s’inscrivent dans un contexte de tensions aiguës entre les Etats-Unis et l’Iran.

DES COMPAGNIES ÉVITENT PARTIELLEMENT L’ESPACE AÉRIEN IRANIEN

Certaines compagnies aériennes mondiales ont décidé vendredi d’éviter l’espace aérien contrôlé par l’Iran au-dessus du détroit d’Ormuz et le golfe d’Oman à la suite de la suspension du survol de la zone décrétée par la direction de l’aviation civile des Etats-Unis pour tous les transporteurs américains.

Air France fait savoir que ses avions, qui ne survolent habituellement pas le détroit d’Ormuz, ne sont pas concernés.

—-

NEUF JOURS POUR TROUVER LE PRÉSIDENT DE LA COMMISSION

BRUXELLES - Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne tenteront de s’accorder le 30 juin sur le nom du prochain président de la Commission européenne après avoir échoué à le faire lors d’un Conseil jeudi et vendredi à Bruxelles.

Emmanuel Macron, qui tente depuis des semaines de faire échec à la candidature de Manfred Weber, a déclaré que le conservateur allemand, le socialiste Frans Timmermans et la libérale Margrethe Vestager, candidats de leurs familles politiques respectives, étaient éliminés de la course.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a testé ces trois noms auprès des dirigeants européens jeudi soir et aucun n’a recueilli de majorité.

“La conclusion légitime est qu’il a demandé que d’autres noms soient proposés. La réponse est oui”, a dit le président français, interrogé sur le caractère définitif du rejet de ces trois personnalités, lors d’une conférence de presse vendredi.

La chancelière allemande, Angela Merkel, important soutien de Manfred Weber, candidat du Parti populaire européen (PPE), la première force au Parlement de Strasbourg, a insisté sur la nécessité de choisir le prochain président de la Commission en bonne intelligence avec le Parlement.

PRIORITÉ DONNÉE AU FINANCEMENT DU BUDGET DE LA ZONE EURO

BRUXELLES - Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) doivent régler en priorité la question des sources de financement du futur budget de la zone euro, ont déclaré vendredi les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE).

Mario Centeno, le président de l’Eurogroupe, a informé le Conseil européen des résultats acquis par les ministres depuis que leur a été confié en décembre la tâche de travailler à un budget de la zone euro et à un mécanisme de garantie des dépôts, entre autres réformes.

L’Eurogroupe devait plancher sur le financement du budget, sur son usage et sa gestion, les chefs d’Etat et de gouvernement gardant la haute main sur son montant. Mais les progrès sont lents en raison de divergences d’opinion multiples. La France et les pays méditerranéens veulent un budget ample financé par des impôts spécifiques et pouvant jouer un rôle stabilisateur en cas de choc économique.

—-

BORIS JOHNSON ET JEREMY HUNT, DERNIERS PRÉTENDANTS

LONDRES - Boris Johnson, fervent partisan du Brexit, et Jeremy Hunt, qui avait mené campagne pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, sont les deux derniers prétendants encore en lice pour succéder à Theresa May à la tête du Parti conservateur et du gouvernement britannique.

L’ancien ministre des Affaires étrangères, grand favori de cette “primaire”, et celui qui lui a succédé au Foreign Office ont été retenus à l’issue du cinquième et dernier tour de scrutin organisé au sein du groupe parlementaire conservateur.

La parole est désormais aux quelque 160.000 adhérents du parti, qui vont se prononcer par un vote postal. Le résultat devrait être connu dans la semaine du 22 juillet.

—-

ESPAGNE

“LA MEUTE” DE PAMPELUNE CONDAMNÉE POUR VIOL EN RÉUNION

MADRID - Le Tribunal suprême espagnol a jugé vendredi en dernière instance que les cinq hommes condamnés pour abus sexuels sur une jeune Madrilène lors des fêtes de la San Fermin à Pampelune en juillet 2016 s’étaient rendus coupables de viol en réunion.

Refermant le dernier chapitre d’une affaire qui secoue la société civile espagnole, l’instance suprême de la justice les a condamnés à quinze de prison.

En première instance, en avril 2018, puis en appel devant une cour régionale, en décembre dernier, la qualification de viol en réunion n’avait pas été retenue contre les cinq accusés, suscitant, en plein mouvement #MeToo, une vague de contestation dans la société civile espagnole et des appels à changer la loi.

—-

CHRISTIAN JACOB CANDIDAT À LA PRÉSIDENCE DES RÉPUBLICAINS

PARIS - Le député Christian Jacob, chiraquien historique, annonce vendredi dans Le Figaro sa candidature à la présidence des Républicains, une décision attendue, dans le sillage de la déroute de la droite aux élections européennes du 26 mai.

Président du groupe LR à l’Assemblée nationale, Christian Jacob, 59 ans, est une figure plutôt consensuelle à droite, qui a l’avantage de n’avoir aucune ambition présidentielle connue.

“Oui, je suis candidat pour bâtir un projet d’alternance. Depuis sept ans, nous avons perdu deux présidentielles, dont une où nous n’avons pas été présents au deuxième tour. Nous avons également perdu deux législatives et subi un échec des plus cinglants aux élections européennes”, déclare l’élu de Seine-et-Marne dans une interview diffusée sur le site du Figaro.

—-

LES SYNDICATS DE GENERAL ELECTRIC REFUSENT LE PLAN SOCIAL

STRASBOURG - Les syndicats de General Electric ont empêché pour la deuxième fois vendredi la tenue à Belfort d’une réunion avec la direction qui aurait dû ouvrir les négociations sur le plan de suppression d’un millier d’emploi dans la branche des turbines à gaz.

Comme lundi, plusieurs centaines de salariés se sont rassemblés dans le bâtiment où devait avoir lieu la réunion qui a été annulée, a-t-on appris de source syndicale.

“On est tout à fait ouverts à la discussion mais pas dans le cadre du plan social”, a déclaré à Reuters Philippe Petitcolin, secrétaire du comité social et économique et porte-parole de l’intersyndicale qui réunit la CFE-CGC, la CGT et Sud.

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below