June 20, 2019 / 2:30 PM / 6 months ago

Les dirigeants européens hostiles à tout nouveau délai pour le Brexit-Varadkar

BRUXELLES, 20 juin (Reuters) - Les dirigeants de l’Union européenne perdent patience et n’autoriseront pas un nouveau délai pour le Brexit, fixé au plus tard le 31 octobre prochain, pas plus qu’une modification de l’accord de divorce entre Londres et l’UE, a déclaré jeudi le Premier ministre irlandais Leo Varadkar.

“Si en ce qui me concerne j’ai une patience sans limite, franchement ce n’est pas le cas de certains de mes collègues face au Royaume-Uni. Il y a une hostilité énorme envers toute idée de nouveau report” du Brexit, a-t-il dit.

Une autre extension du délai, a-t-il ajouté, ne serait éventuellement envisageable, de toute façon, qu’en cas d’élections législatives anticipées ou de nouveau référendum en Grande-Bretagne.

“Ce qui n’est pas envisageable, c’est un nouveau délai pour d’autres négociations ou d’autres votes indicatifs. Le temps pour ça est passé depuis longtemps”, a poursuivi Leo Varadkar avant l’ouverture du Conseil européen à Bruxelles.

Il a souligné que les dirigeants européens étaient décidés à s’en tenir à une ligne claire et à ne pas rouvrir les négociations sur l’accord de retrait.

Si Boris Johnson prend la tête du gouvernement britannique, “il devra s’entendre avec nous sur l’accord que nous avons conclu avec Theresa May”, a renchéri pour sa part le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel.

Lors d’un débat lundi, Boris Johnson a déclaré que la question de la frontière irlandaise pourrait être résolue durant une période de transition, le temps que les relations futures entre Londres et l’UE soient fixées.

Leo Varadkar a rejeté cette idée. “Il n’y a pas d’accord de retrait sans ‘backstop’ et il n’y pas de période de mise en oeuvre sans un accord de retrait”, a-t-il insisté.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a également souligné que le “backstop”, la “clause de sauvegarde” destinée à éviter le retour à une frontière physique en Irlande, devait rester dans l’accord et ne pas être considéré comme une mesure provisoire, afin de ne pas remettre en cause l’accord de paix de 1998. (Philip Blenkinsop, Daphne Psaledakis et Alissa De Carbonnel; Guy Kerivel pour le service français)

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