June 6, 2019 / 9:02 AM / 2 months ago

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 09H00 GMT (06/06)

“JOUR J”: MAY ET MACRON RENDENT HOMMAGES AUX BRITANNIQUES TUÉS SUR LES PLAGES NORMANDES

VER-SUR-MER, Calvados - A la veille de sa démission formelle, la Première ministre britannique Theresa May a rendu jeudi un vibrant hommage, en présence d’Emmanuel Macron, aux soldats britanniques tués lors de la “bataille de Normandie” à l’occasion du 75e anniversaire du Débarquement du 6 juin 1944.

Treize jours après avoir annoncé qu’elle quitterait son poste faute d’avoir pu faire ratifier l’accord sur le Brexit négocié avec les Européens, Theresa May s’est rendue en début de matinée à Ver-sur-Mer (Calvados) pour la pose de la première pierre d’un mémorial britannique.

Construit face à la Manche, surplombant “Gold Beach”, ce monument, qui devrait être terminé pour le 6 juin 2020, sera dédié aux 22.000 soldats sous commandement britannique morts lors de la bataille de Normandie, du 6 juin au 29 août 1944.

Emmanuel Macron a estimé que le monument serait un “puissant symbole des liens singuliers” entre Paris et Londres “que rien n’effacera”, alors que le Royaume-Uni s’éloigne de l’Union européenne.

Cette cérémonie, qui s’est déroulée sous un large soleil, est la première d’une journée de commémorations marquée par une cérémonie franco-américaine à Colleville-sur-Mer en présence du président américain Donald Trump.

Plus de 30.000 personnes, dont quelque 500 anciens combattants, sont attendues sur sept sites français de Normandie pour cette séquence diplomatico-mémorielle qui s’est ouverte mercredi par une cérémonie à Portsmouth, en Angleterre, en présence notamment de la reine Elizabeth et du prince Charles.

VOIR AUSSI

GRAPHIQUE Le débarquement du 6 juin 1944 tmsnrt.rs/2QNyDZS

—-

FIAT CHRYSLER RETIRE SON OFFRE DE FUSION AVEC RENAULT

PARIS - Fiat Chrysler a annoncé mercredi soir contre toute attente le retrait immédiat de son offre de fusion à 30 milliards d’euros avec Renault, accusant les conditions politiques en France d’avoir compromis un projet qui aurait donné naissance au troisième constructeur automobile mondial.

FCA a pris cette décision après que l’Etat français a demandé que le conseil d’administration de Renault dispose d’un délai additionnel de cinq jours pour se prononcer, afin d’obtenir le soutien de son partenaire japonais Nissan.

L’Etat français, principal actionnaire de Renault avec 15% du capital, a cherché notamment à obtenir des garanties sur l’emploi en France et le versement de dividendes aux actionnaires du groupe français, ont déclaré des sources informées des discussions.

Dans un communiqué diffusé jeudi matin, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a pris acte de cette décision, affirmant que l’Etat s’était montré dès le départ ouvert à cette offre, même s’il avait fixé ses conditions.

Gérard Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, a pour sa part estimé que les discussions pourraient reprendre à l’avenir avec FCA, si les conditions étaient réunies.

L’échec de ce projet pèse dans les premiers échanges en Bourse sur les titres Renault et FCA, le premier perdant 8% à Paris et le second 3% à Milan, après avoir gagné respectivement 12% et 2% depuis son officialisation le 27 mai dernier.

—-

PAS DE PROGRÈS SUFFISANTS DANS LES NÉGOCIATIONS USA-MEXIQUE

WASHINGTON - Donald Trump a déclaré mercredi soir sur Twitter que des progrès ont été effectués lors des discussions entre représentants américains et mexicains à Washington, mais qu’aucun accord n’a été conclu pour empêcher la mise en place de tarifs douaniers sur les importations de produits mexicains.

Le président américain, qui reproche à Mexico de ne pas lutter suffisamment contre les flux de migrants d’Amérique centrale se rendant à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, a indiqué que les pourparlers se poursuivraient jeudi. En l’absence de Trump, actuellement en Europe, le vice-président Mike Pence et le secrétaire d’Etat Mike Pompeo ont dit à la délégation mexicaine qu’il était nécessaire que des mesures plus efficaces soient prises face aux migrants clandestins.

Si Mexico a prôné le dialogue avec Washington, il se prépare aussi à la perspective d’un “no deal” et des produits américains pourraient être visés par des mesures de rétorsion, a annoncé un représentant mexicain.

—-

DANEMARK: LA GAUCHE VICTORIEUSE DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

COPENHAGUE - Le centre gauche emmené par le Parti social-démocrate dirigé par Mette Frederiksen sera majoritaire au Folketing, le parlement danois, montrent les résultats définitifs des élections législatives communiqués dans la nuit de mercredi à jeudi.

Le Danemark devient ainsi le troisième pays nordique, après la Suède et la Finlande, à choisir un gouvernement de gauche en moins d’un an.

L’alliance de centre gauche est créditée de 96 sièges contre 79 pour le parti libéral du Premier ministre sortant Lars Lokke Rasmussen, sur les 179 que compte l’assemblée, selon les résultats définitifs.

—-

LES PROCUREURS MAINTIENNENT LEUR ACCUSATION CONTRE LE CARDINAL AUSTRALIEN GEORGE PELL

MELBOURNE - Au second jour du procès en appel du cardinal australien George Pell, ancien conseiller du pape François et ex-trésorier du Vatican, l’accusation a déclaré jeudi que sa condamnation à six ans de réclusion pour abus sexuels sur mineurs devait être confirmée.

George Pell, qui aura 78 ans samedi, a été condamné en mars pour des faits remontant à la fin des années 1990. Il est le plus haut responsable catholique à avoir été jugé coupable de faits de pédophilie et encourait une peine pouvant aller jusqu’à 50 ans d’emprisonnement.

Il a été reconnu coupable d’abus sexuels commis à la fin des années 1990 sur deux enfants de choeur alors âgés de 13 ans à la cathédrale St. Patrick de Melbourne, dont il était alors archevêque.

“Le plaignant était un témoin très convaincant. Il n’était à l’évidence pas un menteur, pas un affabulateur. Il était un témoin de la vérité”, a plaidé Christopher Boyce, avocat de la Couronne.

—-

FRANCE: VALÉRIE PÉCRESSE QUITTE LR

PARIS - Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, a annoncé mercredi soir son départ des Républicains, trois jours après la démission de Laurent Wauquiez, plongeant le parti de droite un peu plus dans l’incertitude.

L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, citée comme l’une candidates possibles à la présidence de LR, a estimé sur France 2 que la nécessaire refondation de la droite, “menacée d’extinction” après la déroute des élections européennes (8,48%), ne pouvait se faire “à l’intérieur du parti”.

Valérie Pécresse, dont les velléités d’émancipation n’étaient pas un mystère, a expliqué vouloir se consacrer à son mouvement Libres!, lancé en septembre 2017 au sein des Républicains. Avec pour objectif les régionales de 2021 et la présidentielle de 2022.

—-

GÉRARD COLLOMB DÉNONCE UNE MANOEUVRE POLITICIENNE

LYON - Le maire de Lyon, Gérard Collomb, voit dans la double perquisition qui l’a visé mercredi, dans une affaire d’emploi fictif supposé concernant son ancienne compagne, une manoeuvre politicienne déclenchée à un peu moins de dix mois des élections municipales.

Dans un communiqué diffusé dans la nuit, l’ancien ministre de l’Intérieur s’étonne “du fait qu’un rapport provisoire de la chambre régionale des comptes d’Auvergne-Rhône-Alpes, pas encore publié et n’ayant pas reçu la réponse de l’administration, ait pu ‘échouer’ sur le bureau du Parquet national financier et servir de base au déclenchement d’une enquête judiciaire.”

Il dit s’interroger sur “la période choisie, après la campagne des européennes et juste avant l’ouverture des municipales”.

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below