June 5, 2019 / 7:06 PM / 5 months ago

LEAD 2-La gauche majoritaire aux législatives danoises

(Actualisé avec dépouilllement)

COPENHAGUE, 5 juin (Reuters) - Le centre gauche emmené par le Parti social-démocrate dirigé par Mette Frederiksen sera majoritaire au Folketing, le parlement danois, montrent mercredi des résultats presque définitifs.

Le Danemark devient ainsi le troisième pays nordique, après la Suède et la Finlande, à choisir un gouvernement de gauche en moins d’un an.

L’alliance de centre gauche est créditée de 96 sièges contre 79 pour le parti libéral du Premier ministre sortant Lars Lokke Rasmussen, sur les 179 que compte l’assemblée, selon des décomptes diffusés par la télévision publique DR qui s’appuie sur 94% de bulletins dépouillés.

Le Parti du peuple danois, une formation nationaliste, a quant à elle essuyé une rude défaite, perdant plus de la moitié de ses électeurs par rapport au scutin de 2015.

Les deux camps s’affrontent sur la question de l’Etat providence et des dépenses publiques, alors que la pression démographique s’accroît sur le généreux système danois de protection sociale.

Mette Frederiksen, qui dirige une alliance d’opposition de centre gauche, a cherché à rassurer des électeurs soucieux de raviver le “modèle danois” après des années d’austérité. Elle a promis d’augmenter les dépenses sociales et de prendre des mesures pour limiter l’immigration.

Les réformes économiques menées depuis le début des années 2000 ont visé à encourager les Danois à travailler plus longtemps, alors que les allocations chômage étaient réduites. La croissance danoise s’est maintenue au-dessus de la moyenne européenne et les finances publiques ont été stabilisées.

Les mesures prises pour réduire le déficit public ont eu des conséquences sur le niveau de vie de la population qui dénonce de plus en plus l’austérité.

“Il est évident que nous devons recommencer à dépenser plus”, a déclaré Mette Frederiksen la semaine dernière à Reuters.

“L’ARGENT NE TOMBE PAS DU CIEL”

“J’aime notre modèle social, je le soutiens et j’en suis un enfant (...) mais l’argent destiné à le financer ne tombe pas du ciel”, a souligné pour sa part Rasmussen devant des syndicalistes de la métallurgie.

Rasmussen, 55 ans, est Premier ministre depuis 2015. Il avait déjà dirigé le gouvernement entre 2009 et 2011. Malgré les sondages défavorables, il espèrait créer la surprise, comme cela a été le cas lors des élections européennes du 26 mai.

Il proposait de créer une coalition avec les sociaux-démocrates afin de contrer l’influence des petits partis extrémistes, une idée que repoussait Mette Frederiksen. “Je ne pense pas que ce soit sérieux” d’envisager une telle alliance, a-t-elle dit mercredi en allant déposer son bulletin de vote.

Mette Frederiksen a approuvé le durcissement de la législation sur les réfugiés et les immigrés décidé par le gouvernement de Rasmussen, qui avait besoin du soutien de DF. (Jacob Gronholt-Pedersen, Stine Jacobsen et Andreas Mortensen; Guy Kerivel pour le service français)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below