June 3, 2019 / 5:04 AM / 5 months ago

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 05H00 GMT (03/06)

LAURENT WAUQUIEZ QUITTE LA PRÉSIDENCE DES RÉPUBLICAINS

PARIS - Laurent Wauquiez a démissionné dimanche de la présidence des Républicains après le revers du parti aux élections européennes de dimanche dernier.

“Les victoires sont collectives, les défaites sont solitaires, c’est comme ça. Il faut que je prenne mes responsabilités”, a déclaré Laurent Wauquiez sur TF1. “Ma décision ce soir, c’est une décision qui est mûrement réfléchie. J’ai décidé de prendre du recul. Je me retire de mes fonctions de président des Républicains.”

La liste conduite par le jeune philosophe conservateur François-Xavier Bellamy n’a obtenu que 8,48% des suffrages exprimés, score historiquement bas pour ce parti qui a souvent été au pouvoir jusqu’en 2012.

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BREXIT: TRUMP INVITE LONDRES À ROMPRE LES NÉGOCIATIONS EN CAS DE DÉSACCORD AVEC BRUXELLES

LONDRES - Donald Trump a déclaré que le Royaume-Uni devait refuser de payer la facture du divorce avec l’Union européenne, qui devrait s’élever à un montant compris entre 40 à 45 milliards d’euros, et quitter la table des négociations sur le Brexit si Bruxelles ne répondait pas aux attentes de Londres.

Dans un entretien publié par le Sunday Times à la veille de sa visite de trois jours au Royaume-Uni, le président américain juge que le futur Premier ministre britannique serait bien avisé d’envoyer Nigel Farage, fervent partisan du Brexit dont le parti a terminé en tête des élections européennes au Royaume-Uni, négocier à Bruxelles.

“Ils doivent en finir. Il faut qu’ils bouclent l’accord”, a-t-il dit, soulignant la nécessité pour le Royaume-Uni de quitter le bloc cette année. Si les négociateurs britanniques n’obtiennent pas ce qu’ils veulent, a poursuivi Trump, “à leur place je quitterais” la table des négociations.

AVANT-PAPIER Brexit, Chine et Huawei au menu de la visite de Trump en Grande-Bretagne

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COMMERCE-PÉKIN IMPUTE À WASHINGTON L’IMPASSE DANS LES NÉGOCIATIONS

PEKIN - La Chine a accusé dimanche les Etats-Unis d’être responsables de l’impasse dans leurs négociations commerciales, reprochant à Washington d’être revenu à trois reprises sur ses engagements et signalant que les pressions qu’il exerce sur Pékin ne permettraient pas d’aboutir à un accord commercial.

Dans un “livre blanc” détaillant la position du gouvernement chinois sur les négociations commerciales sino-américaines, Pékin écrit que le relèvement des droits de douane décidé par les Etats-Unis - auquel la Chine a répliqué avec des mesures de rétorsion - ne résoudra pas leur conflit commercial.

Pékin, qui répète qu’il ne cédera pas sur des “questions de principe”, souligne dans le document sa faculté à maintenir le développement économique de la Chine et dit voir des perspectives “extrêmement optimistes” pour l’économie du pays.

Le ministre adjoint du Commerce, s’exprimant lors d’une conférence de presse en marge de la publication du livre blanc, a dit par ailleurs ne pas disposer d’information sur une possible entrevue entre le président Xi Jinping et son homologue américain Donald Trump lors du sommet du G20 au Japon. Trump avait annoncé le mois dernier que les deux dirigeants s’y rencontreraient.

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USA 2020-SANDERS ENTRE EN CAMPAGNE EN FUSTIGEANT TRUMP

SAN FRANCISCO - Bernie Sanders a pris dimanche un départ tonitruant dans la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine de 2020 en dressant le portrait d’un Donald Trump “raciste, sexiste, homophobe et bigot”.

Le sénateur du Vermont s’exprimait au terme d’une convention démocrate organisée à San Francisco, où 14 des 24 candidats du parti étaient présents.

“Ensemble, nous allons vaincre un président qui a l’administration la plus corrompue de l’histoire (...), un président qui ignore tout des vraies valeurs américaines”, a-t-il poursuivi.

Bernie Sanders a été ovationné par les 5.000 militants rassemblés pour l’occasion, tout comme la sénatrice Elizabeth Warren, membre elle aussi de l’aile gauche du parti.

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KIM YONG-CHOL APERÇU DIMANCHE AUX CÔTÉS DU DIRIGEANT NORD-CORÉEN-KCNA

SEOUL - Kim Yong-chol, un diplomate de haut rang qui fut le principal émissaire de la Corée du Nord dans les négociations sur la dénucléarisation, accompagnait dimanche le dirigeant Kim Jong-un lors d’une représentation artistique, rapporte l’agence de presse officielle KCNA.

Le quotidien sud-coréen Chosun Ilbo affirmait vendredi que Kim Yong-chol, l’interlocuteur privilégié du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo avant le sommet de Hanoï en février entre Kim Jong-un et Donald Trump, avait été évincé et contraint d’effectuer des travaux forcés à l’écart de la capitale Pyongyang.

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ALGÉRIE-LA COUR CONSTITUTIONNELLE REPORTE LA PRÉSIDENTIELLE

ALGER - L’Algérie ne sera pas en mesure d’organiser le scrutin présidentiel le 4 juillet prochain, comme c’était prévu, a jugé dimanche le Conseil constitutionnel, prolongeant de fait l’intérim exercé par Abdelkader Bensalah.

Il a remplacé le président démissionnaire Abdelaziz Bouteflika et devait assurer l’intérim à la tête du pays pour une durée de 90 jours, jusqu’à la tenue de l’élection présidentielle.

Abdelaziz Bouteflika a démissionné en avril, après avoir passé vingt ans à la tête du pays, cédant aux pressions de l’armée après des semaines de manifestations de rue en faveur du changement. Les contestataires poursuivent néanmoins leur mouvement en réclamant le départ de l’élite qui dirige le pays depuis l’indépendance en 1962.

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DEUX FRANÇAIS DE L’EI CONDAMNÉS À MORT EN IRAK

BAGDAD - La justice irakienne a condamné à mort dimanche deux Français reconnus coupables d’avoir rejoint le groupe Etat islamique (EI), a annoncé le ministère public.

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BELFORT RESTERA UN SITE MAJEUR, PROMET GENERAL ELECTRIC

PARIS - Belfort, où General Electric envisage de supprimer un millier d’emplois, restera un site majeur du groupe américain, promet le directeur général de GE France, Hugh Bailey, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche.

Le conglomérat a annoncé l’ouverture à la mi-juin de négociations sur ces suppressions d’emplois. Ce plan était attendu depuis plusieurs mois, le marché de l’énergie et notamment des turbines à gaz traversant une période difficile à l’échelle mondiale.

“Belfort ne fermera pas. Il restera le premier site industriel de GE Power en Europe. Nous y avons des compétences d’excellence”, déclare Hugh Bailey. “Belfort restera un site majeur de GE. Mais pour cela, nous devons nous adapter.”

Les syndicats de GE en France ont contesté mercredi le plan social envisagé dans l’activité turbines à gaz, y voyant une volonté de délocalisation.

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HUGUES RENSON CANDIDAT À LA MAIRIE DE PARIS

PARIS - Hugues Renson, vice-président de l’Assemblée nationale et membre de La République en marche (LaRem), a annoncé dimanche qu’il briguerait la mairie de Paris lors des élections municipales de 2020.

Il ajoute ainsi son nom à la longue liste des candidats à l’investiture du parti présidentiel, parmi lesquels figurent l’ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, le mathématicien Cédric Villani, le député Mounir Mahjoubi ou encore l’adjointe au maire du IVe arrondissement Anne Lebreton.

“Je me suis tenu, pendant ces dernières semaines, à un calendrier respectueux des échéances, en consacrant toute mon énergie à la campagne européenne”, a-t-il déclaré dans une interview accordée au Figaro.

“Après le temps indispensable de la réflexion, vient celui de la décision: oui, je suis candidat pour devenir le prochain maire de Paris, de toutes les Parisiennes et Parisiens.”

Le député de la 13e circonscription de Paris, conseiller de Jacques Chirac de 2004 à 2012, juge que la situation dans la capitale “se dégrade en matière de propreté, de pollution, de sécurité” et que “Paris devient financièrement inaccessible”.

Le “premier défi”, selon lui, est donc de “réinventer la démocratie locale pour retrouver de l’efficacité dans les politiques du quotidien”.

“Je crois qu’il est temps de passer d’une gestion fictive par arrondissement à une gestion effective et plus démocratique par quartiers, en transférant des pouvoirs de décision aux conseils de quartier”, dit-il.

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FRANCE-OPÉRATION SÉDUCTION DE L’EXÉCUTIF VERS LES MAIRES LR

PARIS - Le ministre chargé des collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, a appelé dimanche les maires de droite à quitter Les Républicains (LR) s’ils souhaitaient être des “remparts utiles et efficaces” contre l’extrême droite aux élections municipales de 2020. Le groupe de la majorité présidentielle, qui estime avoir été “conforté” par les élections européennes du 26 mai, entame une offensive envers les élus de droites pour grossir ses rangs en vue des prochaines élections.

La République en marche (LaRem) profite ainsi de la fragilité des Républicains (LR), qui se cherchent une nouvelle ligne de conduite après la déroute des élections européennes en essayant à tout prix d’éviter une guerre des chefs.

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