May 29, 2019 / 2:01 AM / 6 months ago

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (29/05)

POUR LA PRÉSIDENCE DE LA COMMISSION EUROPÉENNE

BRUXELLES - Les négociations sur les postes européens les plus importants, qui seront tous à pourvoir dans les prochains mois, ont commencé mardi lors d’un Conseil européen informel à Bruxelles, mettant en lumière une divergence entre Angela Merkel et Emmanuel Macron sur la présidence de la Commission européenne.

La chancelière a une nouvelle fois soutenu la candidature du conservateur allemand Manfred Weber, tête de liste du Parti populaire européen (PPE), qui reste la première force au Parlement de Strasbourg après les élections achevées dimanche.

Le président français a cité trois autres noms et insisté sur la force et le charisme que devra posséder le successeur de Jean-Claude Juncker - qui quittera ses fonctions le 31 octobre -, qualités que Paris peine à discerner chez Manfred Weber.

Emmanuel Macron a atteint un premier objectif : que le Conseil confirme que le principe du “Spitzenkandidat”, qui veut que le candidat du groupe arrivé en tête aux élections devienne président de la Commission, ne s’applique pas de façon automatique, une décision confirmée par le président du Conseil européen Donald Tusk.

Il a invité les dirigeants et le Parlement à trouver des compromis. “Si les uns et les autres restent aux noms où ils sont, nous aurons un blocage”, a dit Emmanuel Macron aux journalistes. “La clé est que les gens qui seront aux postes les plus sensibles partagent le projet, qu’ils soient les plus charismatiques, inventifs, compétents possible.”

Plus tôt, le président français avait cité trois candidats ayant selon lui l’expérience et la crédibilité requises pour la présidence de la Commission : la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager, le négociateur en chef pour le Brexit Michel Barnier et l’ancien diplomate néerlandais Frans Timmermans.

Angela Merkel a exprimé le souhait que les dirigeants européens s’entendent sur le nom du prochain président de la Commission européenne d’ici au sommet européen des 20 et 21 juin prochains.

Donald Tusk a dit souhaiter que les négociations entre les Etats et au sein du Parlement européen permettent d’assurer un équilibre hommes-femmes, géographique et d’affiliation politique.

LE POINT sur les élections européennes

RÉSULTATS pays par pays

TABLEAU des estimations du Parlement européen

GRAPHIQUE Les élections européennes tmsnrt.rs/2W2QWzv

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L’UE POURRAIT IMPOSER UNE AMENDE DE €3 MDS À L’ITALIE

ROME - La Commission européenne pourrait imposer une amende de trois milliards d’euros à l’Italie pour non respect des règles communautaires en matière d’endettement et de déficit budgétaire structurel, a dit mardi le vice-président du Conseil, Matteo Salvini.

Le chef de la Ligue (extrême droite), arrivée largement en tête aux élections européennes de dimanche, a ajouté qu’il promettait d’utiliser “toute (son) énergie” pour lutter contre ce qu’il a qualifié de règles budgétaires européennes dépassées.

Deux responsables de la zone euro ont indiqué lundi à Reuters que la Commission européenne devrait lancer le 5 juin des mesures disciplinaires contre l’Italie.

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SYRIE-LE DRIAN ÉVOQUE UN “INDICE” SUR UN RECOURS AUX ARMES CHIMIQUES À IDLIB

PARIS - Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a évoqué mardi un “indice” confirmant l’hypothèse d’un recours récent à l’arme chimique à Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie.

“Nous avons un indice de l’usage de l’arme chimique dans la zone d’Idlib mais pour l’instant pas de vérification”, a déclaré Jean-Yves Le Drian devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

“Nous sommes prudents parce que nous considérons que l’usage de l’arme chimique doit être avéré et doit être létal pour que nous puissions à ce moment-là réagir”, a ajouté le chef de la diplomatie, en rappelant la “ligne rouge” évoquée à ce sujet par le président Emmanuel Macron.

Le département d’Etat américain a dit la semaine dernière avoir recueilli des informations confirmant l’hypothèse d’un recours à des armes chimiques dans le nord-ouest syrien, théâtre d’une offensive des forces gouvernementales et de leur allié russe depuis la fin avril.

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PARIS TENTE D’ÉVITER LA PEINE DE MORT À SES RESSORTISSANTS EN IRAK

PARIS - Paris s’efforce d’éviter la peine capitale à ses quatre ressortissants que la justice irakienne a condamnés à mort pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a déclaré mardi le chef de la diplomatie française.

Jean-Yves Le Drian a répété sur France Inter la position de la France, qui est opposée à la peine de mort mais considère parallèlement que c’est à l’Irak de juger les Français soupçonnés d’avoir rejoint les rangs djihadistes.

La question s’est posée après la condamnation, dimanche et lundi, de quatre Français, qui ont encore la possibilité de faire appel de leur jugement.

“Nous multiplions les démarches pour éviter la peine de mort à ces quatre Français”, a dit Jean-Yves le Drian.

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CASTANER CERTAIN DE TENIR L’AUTEUR DE L’ATTENTAT DE LYON

PARIS - Le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, s’est déclaré certain, mardi, que la police tenait l’auteur de l’attentat de vendredi à Lyon en la personne d’un étudiant en informatique de 24 ans de nationalité algérienne, arrêté lundi.

Jusqu’ici inconnu de la police et de la justice, le jeune homme est soupçonné d’avoir déposé vendredi après-midi un colis piégé contenant des boulons, des vis et des billes en métal devant une boulangerie, non loin de la gare de Lyon-Perrache.

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LA RÉFORME DE LA FONCTION PUBLIQUE ADOPTÉE À L’ASSEMBLÉE

PARIS - Les députés français ont adopté mardi par 351 voix contre 156, majorité contre opposition, le projet de loi de la transformation publique, chantier décrié par les syndicats qui prévoit notamment un recours accru aux contractuels.

“Les agents de la fonction publique contribuent au quotidien (...) à la cohésion sociale et territoriale de notre pays. Or, depuis de nombreuses années trop de normes et de lourdeurs entravent leur action”, a déclaré le député La République en marche et responsable du texte Guillaume Gouffier-Cha.

Outre le recours aux contractuels, le projet de loi prévoit une réorganisation des instances de représentation du personnel, une plus grande mobilité des agents et des mesures pour accompagner ceux dont les postes seraient supprimés.

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GE VEUT SUPPRIMER PLUS DE 1.000 EMPLOIS EN FRANCE

STRASBOURG - L’entreprise américaine General Electric a confirmé mardi envisager un plan de suppression d’un millier d’emplois en France, principalement dans sa branche turbines à gaz implantée dans le Territoire de Belfort.

GE a confirmé dans un courriel transmis à Reuters avoir présenté mardi aux représentants du personnel des projets de réorganisation “en vue d’une consultation qui commencera à partir de la mi-juin et (qui) pourrait conduire à la suppression d’un maximum de 1.044 (postes) en France”.

Selon Karim Matoug, délégué central de la CGT, la division turbine à gaz perdrait 792 emplois sur 1.800 à Belfort et Bourogne tandis que 252 postes seraient supprimés dans les services administratifs hérités des activités énergie d’Alstom rachetées il y a trois ans par General Electric.

Depuis Bruxelles, Emmanuel Macron a assuré que le gouvernement était mobilisé après cette annonce de GE et qu’il s’assurerait que les engagements pris en 2015 seraient tenus.

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UN FONGICIDE JUGÉ “PRÉOCCUPANT” BIENTÔT RETIRÉ DU MARCHÉ

PARIS - L’agence sanitaire Anses a annoncé mardi sa décision de retirer les autorisations de mise sur le marché en France de tous les produits à base d’époxiconazole, un fongicide largement utilisé dans l’agriculture, compte tenu d’un niveau de danger jugé “préoccupant” pour l’homme et pour l’environnement.

L’Anses estime notamment que “l’époxiconazole est un perturbateur endocrinien pour l’être humain”.

Selon elle, quelque 200 tonnes d’époxiconazole sont commercialisées chaque année en France. Environ 50% des surfaces céréalières et 70% des surfaces de betteraves sont traitées par cette substance active, qui est utilisée en traitement des parties aériennes des végétaux contre les champignons.

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LA LOI FRANÇAISE S’APPLIQUE À LA SUCCESSION HALLYDAY, DIT LA JUSTICE

PARIS - La succession du chanteur Johnny Hallyday, mort le 5 décembre 2017, doit être réglée selon la loi française et non américaine, a tranché mardi le tribunal de Nanterre, donnant ainsi raison à ses aînés, Laura Smet et David Hallyday, et infligeant une défaite à sa veuve Laeticia, dont l’avocat va faire appel.

La résidence habituelle du rocker était bien en France, a jugé le tribunal, qui se déclare donc “compétent pour statuer sur l’ensemble de la succession de Jean-Philippe Smet” - le vrai nom de Johnny Hallyday. Il invite cependant les parties “à envisager le recours à un mode alternatif de règlement des différends” pour le partage d’un héritage parfois estimé à quelque 100 millions d’euros.

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