April 3, 2019 / 12:37 PM / 6 months ago

GM, Ford et Toyota étudient des règles pour les voitures autonomes

3 avril (Reuters) - General Motors, Ford Motor et Toyota Motor ont annoncé mercredi la création d’un consortium destiné à réfléchir sur les normes de sécurité pour les véhicules autonomes, qui pourraient permettre à terme aux autorités d’élaborer des règles en la matière aux Etats-Unis.

Dans un communiqué, les trois constructeurs automobiles déclarent vouloir s’associer avec SAE International, une organisation internationale spécialisée dans l’ingénierie des voitures, dans le but d’établir des “principes directeurs pour la sécurité des véhicules autonomes afin d’aider à créer des normes”.

Le consortium s’est également engagé à créer un environnement susceptible de permettre de faire des tests en toute sécurité afin de favoriser le développement et le déploiement de ce type de véhicules.

Aux Etats-Unis, les autorités de régulation tentent en vain d’élaborer des règles pour ce nouveau secteur, tandis qu’ailleurs les véhicules sans conducteur font l’objet d’une attention accrue.

L’an dernier, un projet de loi aux Etats-Unis visant à accélérer l’adoption des véhicules autonomes a été abandonné, faute de consensus parmi les parlementaires sur la voie à suivre, mais il pourrait revenir cette année.

Le consortium créé par les constructeurs automobiles, baptisé Automated Vehicle Safety Consortium, commencera par définir les priorités, en mettant l’accent sur le partage de données, l’interaction entre véhicules avec d’autres usagers de la route et des recommandations en vue de tests sécurisés.

Randy Visintainer, directeur des technologies dans la division véhicules autonomes de Ford, a déclaré que l’objectif était de travailler avec les entreprises et le gouvernement “afin d’accélérer le développement de normes pouvant déboucher sur la création de règles”.

Les règles actuelles de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’autorité américaine de la sécurité routière, interdisent le déploiement d’un véhicule autonome sans présence humaine à bord.

Les systèmes de pilotage automatique suscitent une méfiance grandissante.

Un accident mortel en 2018 impliquant un véhicule autonome exploité par Uber Technologies et deux accidents mortels impliquant des 737 MAX de Boeing fortement automatisés, ont relancé notamment le débat sur la capacité des autorités de régulation à évaluer la sécurité des systèmes où l’intelligence artificielle se substitue au jugement humain. (Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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