April 3, 2019 / 8:12 AM / 2 months ago

Europe/PMI-Zone euro - Le secteur privé à nouveau privé d'entrain

(Actualisé avec la Grande-Bretagne)

PARIS/BERLIN/LONDRES, 3 avril (Reuters) - Principaux résultats définitifs des enquêtes Markit auprès des directeurs d’achat du secteur des services en Europe:

* ZONE EURO - L’INDICE COMPOSITE SE RAPPROCHE DE LA BARRE DES 50

LONDRES - L’activité dans le secteur privé est restée morose le mois dernier, selon les enquêtes PMI auprès des directeurs d’achats, ce qui suggère que la dégradation observée dans le secteur manufacturier se propage à celui des services.

L’indice PMI IHS Markit composite est ressorti à 51,6 en mars dans sa version définitive contre 51,9 en février.

Il est supérieur à l’estimation flash qui le donnait à 51,3 le mois dernier mais il se rapproche de plus en plus de la barre de 50 qui sépare une croissance d’une contraction de l’activité.

“Le PMI définitif pour le mois de mars confirme la faiblesse de la fin du premier trimestre, avec une croissance de l’activité refluant vers un des taux les plus léthargiques observés depuis 2014”, indique Chris Williamson, économiste en chef chez IHS Markit.

Cet indice PMI est cohérent avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro de 0,2% au premier trimestre, ajoute-t-il, soit en deçà de la prévision de 0,3% établie par Reuters dans une enquête le mois dernier.

Le secteur industriel en zone euro a connu en mars son pire mois depuis près de six ans, ont montré les indices PMI publiés lundi, et si l’activité des services a rebondi le mois dernier, elle reste faible.

L’indice PMI des services s’est inscrit à 53,3 en mars contre 52,8 en février, au-delà de l’estimation flash de 52,7.

“Le secteur des services est parvenu à maintenir un niveau de croissance relativement robuste mais il a aussi perdu en dynamisme ces derniers mois. Cela ne devrait pas surprendre étant donné que l’histoire nous apprend qu’une croissance solide des services dépend habituellement d’une économie manufacturière en bonne santé”, observe Chris Williamson.

L’indice mesurant le carnet de commandes du secteur des services est tombé à 49,4 en mars contre 51,0 le mois précédent, ce qui indique que les entreprises opèrent avec des capacités non utilisées.

L’indice mesurant la production à venir est redescendu à 60,4 contre 60,6.

* ALLEMAGNE - PERFORMANCES CONTRASTÉES ENTRE LE SECONDAIRE ET LE TERTIAIRE

BERLIN - La fermeté du secteur des services en mars n’a pas suffi à compenser la faiblesse du secteur manufacturier de la première économie européenne.

L’indice PMI Markit des directeurs d’achats des services a progressé à 55,4 en mars, au plus haut depuis septembre 2018, contre 55,3 en février, grâce à une forte demande intérieure, les clients étrangers se montrant eux plus circonspects.

L’indice composite, qui regroupe les secteurs secondaire et tertiaire, a lui fléchi à 51,4 contre 52,8, au plus bas depuis juin 2013.

Cette faiblesse se traduit par la plus forte contraction de la production de biens depuis près de sept ans.

“Le rapport suggère que la demande intérieure est restée résiliente face aux vents contraires extérieurs”, commente Phil Smith, économiste de Markit. “Les entreprises de services ont enregistré la plus forte hausse des nouveaux contrats depuis six mois en dépit d’une contraction de ces mêmes contrats en provenance de l’extérieur”.

La croissance a été notable dans les télécoms, les locations et la finance mais un tassement d’activité a été observé dans la santé et les transports notamment.

La croissance de l’emploi a amené une hausse des salaires dans le secteur tertiaire, que les entreprises ont pu répercuter dans les prix de vente. L’inflation des coûts de production a été la plus forte en mars depuis que la statistique existe, soit 1997.

* FRANCE-L’ACTIVITÉ DES SERVICES EST REPARTIE À LA BAISSE EN MARS

PARIS - L’activité dans le secteur des services s’est de nouveau repliée en mars après son timide rebond de février, sous l’effet d’une baisse des nouveaux contrats, en particulier à l’export, selon la version définitive de l’indice IHS Markit publiée mercredi.

L’indice PMI des services s’est établi à 49,1 le mois dernier, un niveau légèrement supérieur à la première estimation de 48,7 publiée le 22 mars mais il est inférieur de près d’un point à sa valeur de 50,2 de février.

Il repasse ainsi sous le seuil de 50, qui distingue croissance et contraction de l’activité, pour la troisième fois en quatre mois, après une éphémère incursion en zone de croissance pendant le mois de février.

L’indice composite, qui associe des éléments de l’indice des services et de celui du secteur manufacturier - dont l’activité s’est également légèrement contractée en mars - s’est quant à lui établi à 48,9, à peine supérieur à son estimation “flash” de 48,7 et en retrait par rapport à sa valeur de 50,4 en février.

Il revient lui aussi en zone de contraction dans laquelle il évolue depuis le mois de décembre - à l’exception d’une brève période de croissance en février - dans un contexte notamment marqué par le mouvement des “Gilets jaunes”.

Le retournement à la baisse dans les services résulte notamment d’une accentuation de la diminution du volume des nouveaux contrats, orientés à la baisse pour le quatrième mois d’affilée.

Une évolution alimentée par un recul plus marqué des nouvelles affaires à l’exportation - à un rythme sans précédent depuis trois ans - fréquemment attribuée par les chefs d’entreprise interrogés à la poursuite des perturbations liées au mouvement des “Gilets jaunes”.

En dépit de cette contraction de l’activité dans les services dans un contexte d’affaiblissement de la demande, les entreprises françaises du secteur s’attendent toujours à voir leur activité s’accroître au cours des 12 prochains mois, leur confiance atteignant son niveau le plus élevé depuis novembre.

* GB - LES SERVICES PÂTISSENT DES PÉRIPÉTIES DU BREXIT

LONDRES - Le secteur des services a subi en mars sa première contraction depuis près de trois ans, conséquence des incertitudes et péripéties liées au Brexit.

L’indice PMI IHS Markit/CIPS des directeurs d’achats des services ressort à 48,9 contre 51,3 en février, en deçà de toutes les prévisions d’une enquête Reuters qui donnait un consensus de 50,9.

Il subit sa première contraction depuis juillet 2016, soit immédiatement après le référendum favorable à la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (UE).

L’indice composite est tombé lui aussi au plus bas depuis juillet 2016, à 50,0 contre 51,4 en février. Il n’a échappé à la contraction qu’en raison d’une augmentation des achats de matières premières par les entreprises britanniques dans l’éventualité d’un Brexit chaotique.

Ces indices renvoient à une stagnation de l’économie britannique au premier trimestre puis à une contraction le trimestre suivant, indique IHS Markit, “à moins d’une soudain redressement de la demande, ce qui semble fort improbable au vu de la récente amplification des incertitudes entourant le Brexit”.

* ITALIE - CROISSANCE DES SERVICES LA PLUS FORTE DEPUIS SEPTEMBRE

ROME - La croissance du secteur des services a été en mars la plus soutenue depuis septembre 2018 et celle des nouveaux contrats a été la plus vive depuis six mois.

L’indice PMI IHS Markit des directeurs d’achats des services est de 51,3 contre 50,4 en février et un consensus de 50,8.

Le sous-indice des nouveaux contrats a rebondi à 53,0 contre 49,8 en février, mois où il s’était retrouvé en deçà des 50 pour la première fois depuis quatre ans.

L’indice composite a progressé à 51,5 en mars contre 49,6 en février, au plus haut depuis six mois.

* ESPAGNE - PIC D’ACTIVITÉ DE 13 MOIS DANS LES SERVICES

MADRID - L’activité dans les services a atteint en mars son rythme le plus soutenu depuis plus d’un an grâce à une forte demande intérieure.

L’indice PMI Markit des directeurs d’achats des services est de 56,8 contre 54,5 en février, au plus haut depuis février 2018 et bien au-dessus du consensus le donnant à 55,0.

Le sous-indice des nouveaux contrats ressort à 55,9 contre 54,1 en février, au plus haut depuis mai 2018 en dépit d’un ralentissement de l’exportation.

“Les derniers indicateurs sont cohérents avec une légère accélération de la croissance trimestrielle du PIB au premier trimestre 2019”, note Paul Smith, économiste d’IHS Markit, qui observe que “l’économie des services réalise une solide performance par comparaison avec un secteur manufacturier plus éteint”.

* IRLANDE - LE BREXIT A PESÉ SUR LA CROISSANCE DES SERVICES

DUBLIN - La croissance du secteur des services a légèrement ralenti en mars, le Brexit ayant affecté l’exportation et entrainé la confiance des entreprises à un plus bas de plus de six ans et demi.

L’indice AIB des directeurs d’achats (PMI) des services est de 55,3 en mars contre 55,9 en février.

La composante des nouveaux contrats à l’export a davantage reculé, à 50,8, au plus bas depuis novembre 2016, la seule fois depuis 2011 où ce sous-indice s’est retrouvé en deçà de la barre des 50 qui délimite croissance et contraction de l’activité.

L’indice signale une croissance qui “a ralenti quelque peu par rapport au rythme très soutenu observé ces dernières années”, a dit Oliver Mangan, chef économiste d’AIB. (Bureaux européens de Reuters)

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