April 2, 2019 / 1:50 PM / in 3 months

Marseille inaugure un site français de production de biométhane

MARSEILLE, 2 avril (Reuters) - L’unité de production de biométhane inaugurée mardi à Marseille par la société Suez , spécialisée dans la gestion de l’eau et des déchets, devrait permettre de chauffer l’équivalent de 2.500 foyers et faire rouler 150 autobus dans la métropole, ont annoncé les dirigeants du groupe français.

Cette unité de production de biométhane, un “gaz naturel vert” issu du traitement des eaux usées par fermentation des boues, est nichée dans le Parc régional des Calanques, aux portes de Marseille, sur le site de Sormiou.

“On sort un gaz de méthane pur à 97%, un biogaz injecté dans sa totalité dans le réseau de distribution de gaz de ville”, a expliqué le directeur régional de Suez, Hervé Madiec.

Une extension du site est d’ores et déjà prévue qui devrait permettre de porter sa production, de 15 millions de kWh par an actuellement, à 22,8 millions de kWh, et en faire la plus importante de France.

Le numéro deux mondial de la gestion de l’eau et des déchets envisage à l’horizon 2020 une augmentation de 30 à 50% de sa production de biométhane en France.

Son directeur général, Jean-Louis Chaussade, dit vouloir “réduire de manière significative l’empreinte environnementale du groupe et de ses clients”.

La production produite sur le site doit permettre de chauffer 3.200 logements à terme, soit 8.000 habitants.

“Nous voulons une région neutre en carbone en 2050”, a déclaré Renaud Muselier, le président Les Républicains (LR) du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La région a participé au tour de table du financement du projet dont le budget total est de 9,2 millions d’euros.

Avec son projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), publié fin janvier, le gouvernement a réaffirmé sa priorité pour le développement du “gaz vert”, avec 7 à 9 milliards d’euros de soutiens publics. Il devrait représenter une part de 7 à 10% de la consommation française de gaz en 2030.

“Notre ADN est de considérer que nous sommes au coeur de l’économie circulaire qui est l’un des grands ‘drivers’ de la croissance du groupe”, a dit à Reuters Jean-Louis Chaussade.

“Nous allons entrer progressivement dans un monde circulaire où les déchets des uns vont devenir la matière première des autres”, a-t-il ajouté. (Jean-François Rosnoblet, édité par Danielle Rouquié)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below