January 17, 2019 / 9:59 AM / in 6 months

Gare au coût des politiques non-conventionnelles-Kuroda (BoJ)

TOKYO, 17 janvier (Reuters) - Les banques centrales doivent évaluer précisément l’impact des mesures non-conventionnelles de politique monétaire car leurs avantages et leurs effets secondaires peuvent différer de ceux des politiques conventionnelles, a déclaré jeudi le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ), Haruhiko Kuroda.

Il a ajouté que le vieillissement rapide des sociétés développées pourrait compliquer la tâche des banques centrales en favorisant le maintien de taux d’intérêt bas tout en incitant les institutions financières à augmenter les investissements à risque.

“Si un environnement de taux d’intérêt bas persiste et si la demande de crédit stagne dans un contexte de recul de la population, les banques pourraient accélérer leur quête de rendement, par exemple en augmentant leur exposition aux actifs étrangers et en augmentant les prêts et les investissements au profit d’entreprises affichant des risques de crédit plus élevés”, a-t-il ajouté.

“Si c’était le cas, le système financier dans son ensemble pourrait devenir moins stable”, a estimé Haruhiko Kuroda lors d’un colloque organisé dans le cadre de la présidence du G20 par le Japon.

Le vieillissement rapide de la population japonaise suscite des inquiétudes sur l’évolution à long terme de la croissance potentielle de l’archipel et la pression à la baisse qu’il pourrait exercer sur les taux d’intérêt.

“Nous savons aujourd’hui que nous disposons des outils permettant de stimuler l’économie même lorsque nous sommes confrontés au problème de la limite basse à zéro”, a dit Haruhiko Kuroda.

“Cependant, nous devons surveiller de près et évaluer les effets de ces mesures non-conventionnelles sur les évolutions économiques, les prix et les conditions financières car les mécanismes de transmission, les avantages et les effets secondaires de ces mesures pourraient être différents de ceux des mesures conventionnelles de politique monétaire”, a-t-il expliqué.

Le gouverneur de la BoJ a exclu de relever l’objectif d’inflation de la banque centrale, un virage évoqué par plusieurs économistes qui y voient un moyen de contrer une nouvelle crise économique.

“Aucune banque centrale ne s’est écartée de l’objectif d’inflation de 2%, qui est une référence mondiale”, a-t-il dit.

Leika Kihara; Marc Angrand pour le service français, édité par Blandine Hénault

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