January 11, 2019 / 6:02 AM / 7 months ago

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 06H00 GMT (11/01)

CARLOS GHOSN DE NOUVEAU INCULPÉ PAR LE PARQUET DE TOKYO-PRESSE

TOKYO - L’ancien président de Nissan, Carlos Ghosn, accusé de malversations financières, a été inculpé vendredi de deux chefs d’accusation supplémentaires par le parquet de Tokyo, rapportent les médias japonais.

D’après le journal Nikkei, Carlos Ghosn a été inculpé d’abus de confiance aggravé pour avoir fait passer dans les comptes de Nissan des pertes sur des investissements personnels, et pour ne pas avoir déclaré l’intégralité de sa rémunération versée par le constructeur japonais sur les trois derniers exercices fiscaux.

Arrêté le 19 novembre dernier au Japon, celui qui est toujours PDG de Renault et de l’alliance Renault-Nissan avait été inculpé une première fois, le 10 décembre, pour n’avoir déclaré que la moitié de sa rémunération de 2010 à 2015.

Carlos Ghosn nie ces accusations et a clamé son innocence lors d’une audience mardi devant le tribunal du district de Tokyo, sa première apparition publique depuis son arrestation.

Les avocats de Carlos Ghosn ont annoncé dans un communiqué avoir demandé la remise en liberté sous caution de leur client.

Par ailleurs, Nissan, qui cherche à rompre tous ses liens avec Ghosn, a confirmé un peu plus tôt avoir résilié l’appartement qu’il mettait à disposition de Ghosn à Tokyo.

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RÉFORMES-PHILIPPE PROMET DE “FRAPPER VITE, FRAPPER FORT”

COLOGNE, Allemagne - Edouard Philippe a promis jeudi de poursuivre les réformes en France et dit, après avoir évoqué l’assurance chômage et la réforme de l’Etat, sa volonté de “frapper vite, frapper fort”.

Lors d’un discours à Cologne (Allemagne), le Premier ministre français a présenté ce désir de réformes comme une réponse à la crise des “Gilets jaunes”, au même titre que les mesures de pouvoir d’achat actées en décembre et le grand débat national.

“Nous voulons frapper vite, frapper fort, agir de manière profonde, faire en sorte que nous restions dans une logique de mouvement et jamais que nous nous enterrions dans une logique d’immobilité”, a-t-il déclaré.

Les mesures prises face à la crise des “Gilets jaunes” accroîtront le déficit public français cette année mais ne remettent pas en cause la volonté de l’exécutif de contenir les dépenses publiques et de réaliser des économies, a-t-il ajouté.

GRAND DÉBAT - LES PARTENAIRES SOCIAUX REÇUS À MATIGNON

PARIS - Edouard Philippe reçoit vendredi les représentants des principales organisations syndicales et patronales, sauf la CGT et Solidaires, pour discuter des modalités d’organisation du grand débat national dont Emmanuel Macron donnera le coup d’envoi mardi.

Les représentants de la CFDT, Force ouvrière, la CFE-CGC, la CFTC, l’Unsa, la FSU, le Medef, la CPME, l’U2P, la FNSEA et l’Udes sont attendus à 09h00 à Matignon, ont précisé les services du Premier ministre dans un communiqué.

La CGT et Solidaires ont annoncé qu’elles ne souhaitaient pas rencontrer le chef du gouvernement.

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LE SÉNAT VEUT ENTENDRE LE DRIAN ET BENALLA

PARIS - La commission du Sénat consacrée à “l’affaire Benalla” a annoncé jeudi son intention d’auditionner une nouvelle fois l’ancien chargé de mission de l’Elysée ainsi que les ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères.

Christophe Castaner, Jean-Yves Le Drian et le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, seront entendus tour à tour mercredi prochain dans l’après-midi.

Le 21 janvier, ce sera au tour d’Alexandre Benalla d’être entendu par les sénateurs, qui l’avaient déjà interrogé en septembre sur ses activités à l’Elysée, dont il a été licencié le 20 juillet après sa mise en cause dans des violences en marge des manifestations du 1er-Mai.

L’affaire Benalla a connu de nouveaux rebondissements après des révélations sur l’utilisation par l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron de ses passeports diplomatiques après son licenciement de l’Elysée, dans au moins deux pays.

Le parquet de Paris, saisi par le Quai d’Orsay à ce sujet, a fait savoir mercredi qu’Alexandre Benalla avait rendu ces documents.

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VICTOIRE CONTESTÉE DE L’OPPOSANT FÉLIX TSHISEKEDI EN RDC

KINSHASA - L’opposant Félix Tshisekedi a remporté l’élection présidentielle du 30 décembre dernier en République démocratique du Congo (RDC) avec 38,57% des suffrages, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi la Commission électorale (Céni), un résultat aussitôt contesté par un autre candidat de l’opposition, Martin Fayulu.

L’élection doit ouvrir la voie à la première alternance pacifique du pouvoir dans l’histoire de la RDC dont le président sortant, Joseph Kabila, en place depuis 2001, auquel la Constitution interdit de briguer un troisième mandat consécutif.

La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), qui avait déployé 40.000 observateurs, a déclaré que le vainqueur annoncé par la Céni ne correspondait pas à celui issu de son propre décompte. La France et la Belgique ont par ailleurs exprimé des doutes sur les résultats proclamés.

Dans un entretien accordé à Radio France Internationale (RFI), Martin Fayulu a dénoncé un “putsch électoral”. “Les résultats n’ont rien à voir avec la vérité des urnes”, a dit celui qui est soutenu par les principaux rivaux de Kabila, appelant les observateurs du scrutin à en publier les “vrais” résultats.

PORTRAIT-Félix Tshisekedi sort de l’ombre de son père:

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TRUMP, AU TEXAS, EXIGE LES FONDS POUR UN MUR FRONTALIER

MCALLEN, Texas/WASHINGTON - Donald Trump a de nouveau menacé jeudi de décréter l’état d’urgence nationale pour s’affranchir de l’aval du Congrès et obtenir le déblocage des fonds nécessaires à la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique, l’une de ses principales promesses de campagne en 2016.

Le président des Etats-Unis s’est rendu à McAllen, localité frontalière du Texas, afin de démontrer le bien-fondé de ses exigences, au 20e jour de la paralysie partielle de l’administration fédérale (“shutdown”).

Selon NBC News et le Washington Post, citant des sources non identifiées, la Maison blanche travaille sur un plan de financement qui permettrait de construire plusieurs sections d’un mur le long de la frontière mexicaine. Elle envisagerait d’utiliser une partie des fonds du corps d’ingénieurs de l’armée américaine destinés à lutter contre les catastrophes naturelles.

Le “shutdown” deviendra vendredi le plus long de l’histoire des Etats-Unis à égalité avec celui de 1995, qui avait duré 21 jours lors du premier mandat de Bill Clinton.

Il affecte à des degrés divers 800.000 fonctionnaires - soit au chômage technique soit tenus de travailler sans être payés - et provoque notamment une inquiétude au sein du FBI, où la plupart des agents restent mobilisés mais dont les fonds pour mener différentes opérations sensibles s’amenuisent, a dit un représentant du personnel.

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COMMERCE- LE VICE-PM CHINOIS ATTENDU CE MOIS-CI À WASHINGTON

NEW YORK - Le vice-Premier ministre chinois, Liu He, devrait se rendre à Washington d’ici à la fin du mois, a déclaré jeudi le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, dans le cadre des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.

Cette annonce intervient au lendemain de la conclusion de trois jours de négociations entre représentants américains et chinois à Pékin, dont la teneur a été saluée par les deux parties.

Le président américain Donald Trump a évoqué jeudi devant la presse un énorme succès pour les Etats-Unis sur le commerce, et le gouvernement chinois a évoqué des progrès sur des dossiers structurels comme les transferts de technologies forcés et les droits de propriété intellectuelle.

Il s’agissait de la première session de négociations entre Washington et Pékin depuis que Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping ont décidé début décembre, en marge d’un sommet du G20, d’une trêve de 90 jours dans la guerre commerciale qui oppose les deux pays.

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MADURO PRÊTE SERMENT POUR UN SECOND MANDAT

CARACAS - Le président vénézuélien Nicolas Maduro a prêté serment jeudi pour un second mandat à la tête d’un pays diplomatiquement isolé et à l’économie défaillante.

Le successeur d’Hugo Chavez, arrivé au pouvoir après le décès de ce dernier en 2013, a été investi à 10h00 heure locale (14h00 GMT) par la Cour suprême, où il a reçu un accueil triomphal au son d’un orchestre symphonique et sous les acclamations de ses partisans.

Invoquant l’héritage de Chavez, il a juré de “remplir tous ses devoirs aux termes de la Constitution”.

Le numéro un de la Cour suprême, Maikel Moreno, a expliqué pendant vingt minutes pourquoi le président ne prêtait pas serment devant le Congrès, contrôlé depuis 2016 par l’opposition et que le pouvoir ignore depuis lors.

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