January 10, 2019 / 2:46 PM / 7 days ago

LEAD 4-L'enquête de Renault n'a pas trouvé de fraude sur 2017-2018

(Actualisé avec extraits communiqué Renault, précisions)

par Gilles Guillaume, Naomi Tajitsu et Mike Spector

PARIS/TOKYO, 10 janvier (Reuters) - L’enquête interne de Renault sur la rémunération des membres du comité exécutif n’a pas permis de découvrir de fraude sur les deux années passées et le travail va se poursuivre sur les exercices précédents, a déclaré jeudi soir le constructeur automobile à l’issue d’une réunion de ses administrateurs.

“La mission a examiné les éléments de rémunération des membres actuels du Comité exécutif du groupe Renault pour les exercices 2017 et 2018 et a conclu à leur conformité et à l’absence de fraude”, a dit le constructeur français.

La mission se poursuivra sur les exercices antérieurs, avec un compte-rendu prévu lors du prochain conseil d’administration, ajoute le groupe.

Ce point d’étape auprès de membres du conseil d’administration intervient à la veille d’une décision importante de la justice japonaise concernant Carlos Ghosn, incarcéré depuis le 19 novembre.

L’ancien président de Nissan, accusé de malversations financières mais qui nie avoir mal agi, devrait être inculpé de deux chefs d’accusation supplémentaires par le parquet de Tokyo vendredi, a-t-on appris de source proche du dossier.

Nissan a également réuni ses administrateurs jeudi. Après une discussion sur les derniers développements entourant son ancien président, le groupe japonais s’est redit attaché à son alliance avec Renault et Mitsubishi Motors.

Les administrateurs de Nissan ont aussi décidé de lancer un nouveau processus provisoire pour déterminer la rémunération des membres du conseil d’administration et des dirigeants, et d’élargir le champ des décisions du groupe dont le conseil devra être informé, à des fins de meilleure gouvernance.

En décembre, l’enquête interne de Renault sur les éléments de rémunération de Carlos Ghosn pour la période 2015-2018 avait “conclu, de manière préliminaire, à la conformité des éléments de rémunération (...) et des conditions de leur approbation au regard des dispositions légales et des recommandations de l’Afep-Medef.”

Le conseil d’administration avait alors décidé de maintenir le dispositif de gouvernance intérimaire instauré un mois plus tôt au lendemain de l’arrestation de Carlos Ghosn à Tokyo : une direction partagée entre Philippe Lagayette, président du conseil d’administration, et Thierry Bolloré, directeur général adjoint promu aux mêmes fonctions exécutives que Carlos Ghosn, celui-ci restant PDG de Renault.

L’épouse de Carlos Ghosn a publié par ailleurs jeudi un communiqué dans lequel elle demande aux autorités japonaises des informations sur la santé de son mari.

“J’ai récemment appris que mon mari souffrait d’une forte fièvre au centre de détention de Tokyo, mais mes informations se limitent aux informations de presse, aucune personne de sa famille n’ayant été autorisée à le contacter depuis le 19 novembre”, déclare Carole Ghosn. (Avec Laurence Frost, édité par Danielle Rouquié)

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