January 9, 2019 / 12:49 PM / 3 months ago

RPT LEAD 1-GB-Le débat sur le Brexit reprend à la Chambre des communes

(RPT mastic)

par Andrew MacAskill et William James

LONDRES, 9 janvier (Reuters) - Theresa May a promis mercredi d’insister auprès de ses interlocuteurs européens pour obtenir des garanties à même de dissiper les inquiétudes suscitées par l’accord de sortie de l’Union qu’elle a négocié avec Bruxelles.

La Chambre des communes doit se prononcer le 15 janvier sur l’accord que la Première ministre britannique a conclu avec Bruxelles. Faute de majorité, elle a été contrainte de reporter in extremis ce vote initialement prévu le 11 décembre mais rien ne dit qu’elle pourra cette fois disposer d’un soutien suffisant.

“J’ai pris contact avec les dirigeants européens (...) au sujet des préoccupations des députés. Ces discussions ont montré qu’il était possible de clarifier le backstop et elles se poursuivront dans les jours qui viennent”, a déclaré Theresa May, à la reprise des débats parlementaires sur le Brexit.

Le gouvernement, a-t-elle poursuivi, cherche des moyens d’impliquer davantage le Parlement dans la définition des futures relations avec l’UE, notamment en prolongeant la période de transition plutôt qu’en mettant en oeuvre ce backstop, conçu pour éviter le rétablissement d’une frontière entre la République d’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord, qui cristallise toutes les tensions.

David Lidington, bras droit de Theresa May, avait auparavant invité les Britanniques “à ne pas fantasmer sur des accords magiques, alternatifs qui pourraient on ne sait comment surgir du placard à Bruxelles”.

“L’accord sur la table a nécessité beaucoup de concessions de la part des deux parties”, a souligné le ministre d’Etat au bureau du Cabinet britannique.

“TERRITOIRE INCONNU”

Theresa May exclut de repousser la date du Brexit, qui reste fixé au 29 mars à 23h00 GMT, mais avertit les députés qu’en cas de rejet de son texte, le Royaume-Uni pourrait quitter l’Union européenne sans accord. “Nous entrerions en territoire inconnu”, a dit dimanche la dirigeante britannique.

Le gouvernement a essuyé un nouveau revers mardi aux Communes où une majorité de députés a voté un amendement contraignant l’exécutif à obtenir le soutien du Parlement pour quitter l’UE sans accord, faute de quoi il ne pourra invoquer certaines prérogatives en matière de législation fiscale.

David Lidington a constaté que ce vote signifiait qu’une majorité d’élus rejetait la perspective d’un “no deal” tout en jugeant que cela ne suffisait pas. Sans proposition alternative, a-t-il souligné, une sortie de l’UE sans accord sera inévitable.

“Le Parlement doit dire ce pour quoi il est prêt à voter”, a insisté le ministre. “C’est un accord que nous avons négocié avec 27 gouvernements souverains en Europe”, a-t-il dit.

L’hypothèse d’un Brexit sans accord fait craindre aux milieux d’affaires de lourdes conséquences sur l’économie britannique. Selon le site d’informations économiques Business Insider, des organisations patronales dont la fédération du transport de marchandises demandent au gouvernement de négocier des “mini-accords” d’urgence avec l’UE pour parer aux conséquences négatives d’un “no deal”.

Certains investisseurs et grandes banques sont toutefois persuadés que l’accord sur le Brexit, même s’il est rejeté mardi prochain par le Parlement, finira par être approuvé.

Jean-Stéphane Brosse et Jean-Philippe Lefief pour le service français

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