January 9, 2019 / 9:09 AM / 8 months ago

GB-Le débat sur le Brexit reprend à la Chambre des communes

LONDRES, 9 janvier (Reuters) - Le gouvernement de Theresa May a déconseillé aux députés britanniques de “fantasmer” sur la possibilité pour Londres de négocier un autre accord de Brexit avec l’Union européenne, mercredi à l’ouverture d’une nouvelle série de débats au Parlement sur son projet de traité avec Bruxelles.

La Chambre des communes doit se prononcer le 15 janvier sur l’accord de divorce négocié par Theresa May. Faute de majorité, la Première ministre britannique a été contrainte de reporter in extremis ce vote initialement prévu le 11 décembre mais rien ne dit qu’elle pourra cette fois disposer d’un soutien suffisant.

“Je ne crois pas qu’il soit dans l’intérêt des Britanniques de fantasmer sur des accords magiques, alternatifs qui pourraient on ne sait comment surgir du placard à Bruxelles”, a déclaré David Lidington, le bras droit de Theresa May, sur les ondes de la BBC.

“L’accord sur la table a nécessité beaucoup de concessions de la part des deux parties”, a souligné le ministre d’Etat au bureau du Cabinet britannique.

Theresa May exclut toute idée de repousser la date du Brexit, qui reste fixé au 29 mars à 23h00 GMT, mais avertit les députés qu’en cas de rejet de son texte, le Royaume-Uni pourrait quitter l’Union européenne sans accord. “Nous entrerions en territoire inconnu”, a dit dimanche la dirigeante britannique.

Le gouvernement a essuyé un nouveau revers mardi aux Communes où une majorité de députés a voté un amendement contraignant l’exécutif à obtenir le soutien du Parlement pour quitter l’UE sans accord, faute de quoi il ne pourra invoquer certaines prérogatives en matière de législation fiscale.

David Lidington a constaté que ce vote signifiait qu’une majorité d’élus rejetait la perspective d’un “no deal” tout en jugeant que cela ne suffisait pas. Sans proposition alternative, a-t-il souligné, une sortie de l’UE sans accord sera inévitable.

“Le Parlement doit dire ce pour quoi il est prêt à voter”, a insisté le ministre. “C’est un accord que nous avons négocié avec 27 gouvernements souverains en Europe”, a-t-il dit.

L’hypothèse d’un Brexit sans accord fait craindre aux milieux d’affaires de lourdes conséquences sur l’économie britannique. Selon le site d’informations économiques Business Insider, des organisations patronales dont la fédération du transport de marchandises demandent au gouvernement de négocier des “mini-accords” d’urgence avec l’UE pour parer aux conséquences négatives d’un “no deal”.

Certains investisseurs et grandes banques sont toutefois persuadés que l’accord sur le Brexit, même s’il est rejeté mardi prochain par le Parlement, finira par être approuvé.

Jean-Stéphane Brosse pour le service français

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